Les méthodes pour arrêter de fumer

Selon de récentes données, le tabac est la première cause de décès évitable en Belgique. Chaque année, il entraine directement la mort d’environ 18 000 personnes. Ces chiffres prouvent la dangerosité de la cigarette et la nécessité pour les fumeurs de renoncer à sa consommation. On trouve aujourd’hui différentes solutions qui permettent à ceux qui le souhaitent de stopper le tabagisme sans trop de difficultés.

Optez pour le sevrage au laser doux

Pour stopper leur addition au tabac, beaucoup de fumeurs se tournent vers la lasérothérapie ou thérapie par le laser. C’est une technique inspirée des principes de l’acupuncture d’oreille. La méthode au laser agit sur certains points de pression du pavillon de l’oreille au moyen d’un faisceau laser de puissance calibrée.

Sous l’action de celui-ci, les synapses à l’origine de votre addiction sont inhibées et déconnectées du système nerveux central. En réponse, le cerveau sécrète certains types d’hormones comme la dopamine et l’endorphine. Celles-ci ont la propriété de réduire le besoin de nicotine (la substance responsable de la dépendance).

Le laser est particulièrement efficace lorsqu’on souhaite arrêter de fumer, car l’addiction à la cigarette relève d’une dépendance physique. En débranchant les points liés à celle-ci, la méthode permet de se libérer du manque physique de nicotine sans ressentir les effets secondaires. En fait, le sevrage au laser doux permet au fumeur de retrouver une vie saine sans avoir à subir la frustration, le stress ou d’autres effets. C’est un traitement non invasif qui ne génère pas de douleur pendant l’application.

Cependant, l’utilisation du laser n’est pas une méthode miracle. Votre motivation sera un facteur déterminant pour réussir le sevrage à tous les niveaux. Le laser permet de désactiver votre dépendance physique. Il vous revient de lutter contre vos envies pour ne pas rechuter.

Essayez les substituts nicotiniques

Pour arrêter de fumer, plusieurs personnes utilisent un ou plusieurs substituts nicotiniques. Disponibles en plusieurs formats, ils facilitent la réussite du sevrage en atténuant les symptômes de manque. Le principe de ces méthodes est simple : apporter à l’organisme la dose suffisante de nicotine sans avoir à inhaler la fumée du tabac. Celle-ci représente le principal danger de la consommation du tabac, car elle transporte des substances cancérogènes. Le substitut permet à la personne dépendante de satisfaire les besoins en nicotine de son corps sans toucher à la cigarette. La dose journalière est réduite progressivement pour aboutir à un arrêt total en douceur.

Parmi les substituts les plus connus, nous pouvons citer :

  • les patchs,
  • les pastilles,
  • les gommes à mâcher,
  • les inhalateurs.

Le patch et la pastille

Le patch est un substitut transdermique qui mise sur une diffusion progressive de la dose de nicotine proportionnelle au degré de dépendance de l’utilisateur. La diffusion se déroule tout au long de la journée et la dose de départ s’amenuise au cours du traitement.

La pastille de nicotine est une méthode de traitement orodispersible. Le consommateur l’introduit dans la bouche et la laisse fondre dans un délai de 20 à 30 minutes. En se désintégrant, la pastille libère de manière progressive la nicotine. Celle-ci est ensuite absorbée par la muqueuse buccale et intègre la circulation sanguine pour calmer les envies pressantes de fumer. La pastille permet de surmonter la dépendance physique ou comportementale.

Les gommes à mâcher et les inhalateurs

Les gommes à mâcher sont des solutions recommandées aux fumeurs à dépendance faible ou moyenne. Pouvant être combinées avec une autre méthode comme le patch, elles agissent plus rapidement. L’intérêt des gommes à mâcher est qu’elles offrent une diffusion rapide de la nicotine dans la bouche de celui qui en consomme. Sous l’effet de la mastication, la substance qu’elles contiennent est libérée immédiatement pour soulager le besoin de fumer.

Quant à l’inhalateur de nicotine, il s’agit d’un dispositif qui permet d’absorber la nicotine par voie buccale. Il mise sur une diffusion progressive de la substance dans le sang. Sa forme et son mode d’utilisation permettent de mimer l’acte de fumer, tout en inhalant à petite quantité la nicotine pour calmer l’organisme.

Procédez par réduction progressive du nombre de cigarettes

Arrêter de fumer relève d’un processus qui peut être accéléré grâce à l’utilisation de différents produits, comme ceux évoqués plus haut. Néanmoins, il est nécessaire de s’accorder du temps pour parvenir à un sevrage définitif. Vous gagnerez à ne pas vous mettre la pression. Le facteur temps est déterminant dans la réussite de votre sevrage.

Votre organisme est habitué à la nicotine. Il a appris à en dépendre. Un arrêt brusque entrainera des réactions insupportables comme la frustration, le stress, les irritations, des envies auxquelles vous pouvez difficilement résister. Ces effets conduisent à une rechute aussi rapide que l’a été le sevrage.

Pour éviter cette situation, vous pouvez définir un programme qui vous permet de réduire progressivement le nombre de cigarettes que vous fumez par jour. Fixez-vous des objectifs à court terme et ne manquez pas de célébrer vos victoires. Cette méthode douce vous permet de limiter au maximum les symptômes de manque liés à l’absence de la nicotine. Vous profitez d’un sevrage avec moins de risque de rechute immédiate.

Dans votre programme, prévoyez des activités que vous aimez pour vous occuper. Vous pouvez vous (re)mettre à pratiquer une activité physique régulière. Cela vous permet de détourner vos pensées de la cigarette, de réfléchir à d’autres choses, de booster la concentration et d’accélérer l’élimination des toxines. En ignorant au maximum l’acte de fumer, vous maximisez vos chances d’aboutir à un arrêt définitif, sans souffrance.

Consultez un professionnel de santé

La dépendance à la nicotine n’est pas que physique. Elle intègre la dimension psychologique qu’il vous faut travailler pour parvenir à une libération totale. Arrêter de fumer exige de vous de gros efforts. Il convient de se faire aider par des personnes averties. Se faire assister par un professionnel de santé augmente vos chances de réussite.

Votre entourage, vos fréquentations, vos réflexions peuvent augmenter le risque d’une rechute peu de temps après l’arrêt. Le comportement des uns et des autres joue sur votre motivation. Un tabacologue, un psychiatre ou un médecin généraliste peut vous aider à construire ou renforcer la décision d’arrêt. Il dispose des compétences nécessaires pour vous offrir une prise en charge adaptée à votre situation.

Il peut potentiellement vous orienter vers la solution thérapeutique qui vous convient. Grâce à ses conseils avisés, il saura vous aider à garder ou renforcer votre motivation, à vous débarrasser de vos craintes et à sortir progressivement de votre dépendance.

Les méthodes pour arrêter de fumer sont nombreuses. Il vous revient de choisir celle qui convient à votre degré de dépendance et à votre mode de vie.

* Presse Santé s' efforce de transmettre la connaissance santé dans un langage accessible à tous. En AUCUN CAS, les informations données ne peuvent remplacer l' avis d'un proffesionel de santé.

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