La chicorée : la plante qui aide à digérer et à éliminer

On la surnomme la laideron dans les campagnes ! Elle n’est pas bien aimée la chicorée sauvage, qui envahit les pelouses et les terrains de golf. Cette plante herbacée vivace à capitules et à fleurs bleues pousse à peu près partout en Asie, Europe et Afrique du Nord. Scientifiquement, il s’agit du Cichorium intybus de la famille des  Asteracées. Un peu amères, ses feuilles font penser au pissenlit et se consomment en salade. La racine torréfiée fait office de succédané de café au petit déjeuner. Mais toute la plante est utilisée en phytothérapie. Voici pourquoi et comment.

Quels sont ses composants ?

La chicorée contient :

  • de l‘inuline : un polysaccharide, entre la fibre alimentaire solide et le probiotique,
  • des lactones sesquiterpéniques : appelés aussi principes amers, ils sont dépuratifs, anti-inflammatoires,
  • des tannins : anti-inflammatoires, antibactériens, astringents,
  • des flavonoïdes : antioxydants,
  • de l’huile essentielle,
  • des sels minéraux.

Quels sont ses usages en médecine naturelle ?

Elle joue un rôle dans la digestion et l’élimination des toxines.

Sous quelles formes l’utiliser ?

  • décoction : porter à ébullition 40 g de racine séchée dans un litre d’eau froide, pendant 30 minutes. Filtrer et boire 1 cuillerée à soupe dans un verre d’eau matin et soir.
  • teinture-mère : 25 gouttes diluées dans un peu d’eau, 3 fois par jour.
  • gélule : prendre 2 gélules aux 2 principaux repas.

Y a-t-il des précautions à prendre ?

La chicorée est contre-indiquée aux femmes enceintes, allaitantes et aux jeunes enfants.
Un surdosage peut être toxique pour le foie et entraîner des troubles digestifs, des brûlures d’estomac et de l’œsophage.
Toujours prendre l’avis d’un professionnel de santé car l’automédication peut entraîner des risques.
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Aline Legrand