Journée Européenne contre l’obésité: les enfants doublement touchés

Auteur: Hélène Leroy

relu par Dr Muriel Dodin

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Journée Européenne contre l’obésité: les enfants doublement touchés
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Outre les risques pour leur santé, les préjugés et la stigmatisation de l’obésité chez les enfants constituent un risque majoré d’échec scolaire, d’exclusion et de dépression. C’est la double peine pour eux.

La journée européenne de lutte contre l’obésité existe depuis 2010. L’obésité a atteint des proportions épidémiques dans le monde. Au moins 2,8 millions de personnes meurent chaque année en raison du surpoids ou de l’obésité.Le surpoids et l’obésité constituent d’importants facteurs de risque de plusieurs maladies chroniques, dont le diabète, les maladies cardiovasculaires et le cancer. Ils peuvent également donner lieu à des préjugés et à la stigmatisation,

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Obésité des enfants: la double peine

En France, un enfant sur six est en surpoids. Outre les risques pour leur santé et leur bon développement, les enfants sont particulièrement touchés par la stigmatisation de l’obésité.

Les effets des préjugés liés au poids et de la stigmatisation de l’obésité peuvent être particulièrement graves chez l’enfant. Des études indiquent que les enfants d’âge scolaire atteints d’obésité ont 63 % plus de risque de se faire harceler. Les intimidations ou les brimades infligées aux enfants et aux jeunes par leurs pairs, leur famille et leurs amis en raison de leur poids peuvent être à l’origine d’un sentiment de honte, de dépression, d’un manque d’estime de soi et d’une mauvaise image corporelle, voire même pousser au suicide.

Obésité de l’enfant: plus de risques d’échec scolaire

Les préjugés liés au poids portés par les enseignants peuvent se traduire par une réduction des attentes à l’égard des élèves et des étudiants obèses, ce qui peut nuire à leurs résultats scolaires. Les chances et les possibilités d’épanouissement des enfants peuvent, à leur tour, être affectées, une situation qui peut finalement conduire à des inégalités sur le plan social et sanitaire.

Des politiques sont par conséquent nécessaires afin de prévenir la victimisation liée au poids dans les écoles, et les parents peuvent défendre les intérêts de leurs enfants auprès des enseignants et des directeurs d’école en leur faisant part de leurs préoccupations à ce sujet, et en les sensibilisant au problème des préjugés en milieu scolaire.

Créer un environnement familial “anti-obésité”

Les problèmes liés au surpoids se manifestent souvent bien avant d’atteindre l’âge adulte: plusieurs études ont en effet montré que les enfants et les adolescents qui présentent un excès de poids souffrent d’hypertension, d’un excès de triglycérides dans le sang et le foie, et d’hyperglycémie, un ensemble d’anomalies qui fait grimper en flèche le risque de maladies cardiovasculaires et de diabète. Au-delà de l’espérance de vie réduite, c’est surtout la qualité de vie qui est affectée de façon draconienne par ces problèmes de poids.

La création d’un environnement familial «anti-obésité», où les aliments industriels riches en calories (boissons gazeuses, collations, grignotage) sont remplacés par des aliments sains comme les fruits, les légumes et les noix, et où le temps consacré aux divers écrans (télévision, jeux vidéo, tablette et téléphone) est remplacé par l’activité physique, devrait être une priorité pour toute personne soucieuse de la santé de son enfant.

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