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Durée d’une crise d’angoisse: comment retrouver un état stable plus rapidement

Voici ce qui doit vous alerter, et quoi faire pendant l’épisode de crise d'angoisse (respiration, recentrage, auto-paroles, compter) pour reprendre la main.

Une crise d’angoisse, ça peut sembler sans fin, surtout sur le moment. En réalité, la durée varie beaucoup, de quelques minutes à plusieurs heures, parfois plus, selon la personne et le contexte.

On confond souvent ce terme avec la crise de panique. La crise de panique est mieux définie, elle monte vite, atteint un pic en quelques minutes, et dure le plus souvent entre 5 et 20 minutes. La “crise d’angoisse”, elle, sert aussi à décrire des épisodes plus diffus, parfois étalés sur une journée.

Ici, on va poser des repères simples, sans dramatiser. Voici ce qui doit vous alerter, et quoi faire pendant l’épisode de crise d’angoisse (respiration, recentrage, auto-paroles, compter) pour reprendre la main.

Crise d’angoisse ou crise de panique, ce n’est pas toujours la même chose

Dans le langage courant, on mélange souvent les deux. Pourtant, la crise de panique décrit un épisode très précis. La “crise d’angoisse” sert, elle, de mot fourre-tout. Bien faire la différence aide à mieux comprendre la durée, et à choisir le bon réflexe.

Pourquoi le terme “crise d’angoisse” est flou

Le terme “crise d’angoisse” n’a pas de cadre clair. Il n’est pas un diagnostic officiel. Beaucoup de personnes l’emploient pour parler de plusieurs vécus, parfois très différents.

Par exemple, vous pouvez dire “crise d’angoisse” pour un gros stress juste avant un examen. Le corps s’emballe, puis redescend quand l’épreuve démarre. Vous pouvez aussi utiliser ce mot pour une peur en public, comme dans un magasin, un métro, ou une file d’attente, avec l’envie de fuir.

Autre cas fréquent, une inquiétude qui s’installe et qui dure. Elle peut prendre des heures, parfois plusieurs jours, avec des pics. Ce n’est pas forcément “d’un coup”, et la sensation peut être plus diffuse.

Mieux nommer, ce n’est pas jouer sur les mots. C’est reprendre du contrôle. Si vous repérez une panique brève, vous pouvez vous concentrer sur le pic. Si l’angoisse dure, vous cherchez aussi ce qui l’alimente (stress, fatigue, café, soucis).

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Ce qui caractérise une crise de panique

Une crise de panique, c’est une montée rapide de peur, très intense. Les signes sont souvent physiques, et ils font peur. Vous pouvez sentir le cœur battre fort, une gêne dans la poitrine, ou une impression d’étouffer. Le souffle peut devenir court, avec une hyperventilation.

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Il peut aussi y avoir des tremblements, des sueurs, des nausées, ou des vertiges. Certaines personnes décrivent une sensation de “décrocher”, comme si tout devenait étrange. D’autres ont la peur de perdre le contrôle, de mourir, ou de faire une crise cardiaque.

Le point clé, c’est le rythme. La crise de panique atteint souvent un pic en quelques minutes. Elle est brève, même si elle paraît interminable sur le moment. Le plus souvent, elle dure environ 5 à 20 minutes, puis l’intensité retombe, avec une fatigue après-coup.

Ce ressenti violent trompe le cerveau. Il crie “danger” très fort, très vite. Mais ce n’est pas un signe que vous allez mourir. C’est une alarme, pas une prédiction.

Combien de temps dure une crise, les durées typiques selon les cas

La durée dépend surtout de ce que vous vivez vraiment. Une crise de panique suit un schéma bref et net. Une crise d’angoisse peut rester en fond, puis remonter par vagues. Sur le moment, le corps brouille les repères. Vous avez l’impression que ça ne finira jamais.

Durée d’une crise de panique, le plus souvent 5 à 20 minutes

Une crise de panique atteint son maximum très vite. Pour beaucoup, la phase la plus forte dure 5 à 20 minutes. Elle dépasse rarement 30 minutes, même si la peur semble interminable. Le point clé, c’est la vitesse.

Pensez à une vague. Elle monte d’un coup, elle frappe, puis elle redescend. Le corps passe en alerte, le cœur accélère, la respiration se dérègle. Le pic arrive en quelques minutes, puis les signes baissent.

Après le pic, vous n’êtes pas “comme avant” tout de suite. Une fatigue peut s’installer, parfois une tension dans la poitrine. Vous pouvez aussi rester sur vos gardes, avec une peur que ça revienne. Cet après-coup donne l’impression que la crise dure plus longtemps. En réalité, l’intensité maximale est déjà passée.

Durée d’une crise d’angoisse, parfois des heures, parfois plusieurs jours

La crise d’angoisse est un terme plus large. Elle décrit souvent une anxiété qui reste haute, sans pic aussi net. Elle peut durer des heures, parfois plusieurs jours, avec des montées et des creux. Ce n’est pas une seule vague, c’est un clapot qui revient.

Ce format long est fréquent quand les pensées tournent en boucle. Un conflit qui traîne, des soucis d’argent, un deuil, une maladie, une forte pression au travail. Une rupture ou un déménagement peuvent aussi alimenter l’angoisse. Le corps reste tendu, le sommeil se dégrade, et l’esprit cherche une sortie.

Il faut être clair sur un point. Une crise de panique ne dure pas plusieurs jours. Ce qui peut durer, c’est un état anxieuxprolongé, avec parfois de petits pics. Distinguer les deux aide à se rassurer, et à choisir la bonne aide.

Pourquoi certaines crises durent plus longtemps, et comment réduire la durée sur le moment

La durée ne dépend pas seulement de l’intensité. Elle dépend aussi de ce que vous faites pendant l’épisode. Quand le corps sent un danger, il active une alarme. Si vous luttez contre l’alarme, elle peut rester allumée plus longtemps. L’objectif, sur le moment, n’est pas de “gagner”. C’est de laisser le pic retomber, sans l’alimenter.

Les facteurs qui prolongent l’épisode, stress, caféine, évitement

Plus vous essayez de chasser la sensation, plus elle s’accroche. C’est un cercle simple. Vous sentez le cœur accélérer, vous pensez “ça ne doit pas arriver”. Cette résistance augmente la tension, et le corps reste en mode alerte. La crise devient une lutte, pas une vague.

Le stress de fond joue aussi. Un conflit, une charge au travail, un deuil, un souci d’argent. Le système nerveux reste déjà sur le fil. La moindre étincelle peut rallumer l’angoisse. L’épisode dure alors par vagues, avec des reprises.

La caféine peut prolonger ou renforcer les signes chez certaines personnes. Elle stimule, accélère le cœur, rend le sommeil plus léger. Chez les personnes sensibles, elle peut aussi augmenter l’anxiété et favoriser des montées de panique. Réduire le café, les boissons “énergie”, ou certains thés, peut donc aider. Le but n’est pas la règle dure, mais un test simple. Vous baissez la dose, puis vous observez sur une semaine.

L’évitement calme vite, mais il coûte cher après. Sortir du magasin, fuir le métro, annuler un rendez-vous. Sur le coup, l’alarme baisse, et le cerveau retient une leçon. “J’ai survécu car j’ai fui.” La peur prend de la place, et les épisodes reviennent plus souvent. À l’inverse, une exposition en petites doses apprend au cerveau que la montée redescend. Vous restez un peu, puis vous sortez quand ça va mieux, pas au pic.

Des gestes simples pour reprendre le contrôle pendant une crise

Sur le moment, visez une chose. Faire baisser l’alarme du corps. Vous ne forcez pas le calme, vous l’invitez. Pensez à un détecteur de fumée trop sensible. Il ne sert à rien de lui crier dessus. Il faut réduire la “fumée” et attendre qu’il se taise.

Commencez par la respiration calme. Ralentissez sans chercher l’air à tout prix. Expirez plus longtemps que vous n’inspirez. Cette seule action envoie un signal de frein. Le cœur suit souvent, avec quelques minutes de retard.

Parlez-vous comme vous parleriez à quelqu’un que vous aimez. Une phrase courte suffit. “C’est désagréable, mais ça passe.” Ou “Mon corps s’emballe, puis il redescend.” Le but n’est pas de se convaincre par magie. C’est de réduire la peur de la peur, qui entretient la crise.

Occupez aussi votre attention, sans la bloquer. Comptez lentement, dans votre tête, jusqu’à un nombre élevé. Ce geste simple coupe la rumination. Il donne un rythme, quand tout semble partir dans tous les sens.

Un mouvement doux aide souvent. Marchez, étirez les épaules, bougez les mains. Le corps évacue l’énergie d’alerte. Vous n’avez pas besoin de sport. Vous avez besoin de relancer une sensation de contrôle.

Si vous le pouvez, mettez une musique apaisante. Le cerveau suit le tempo. Une mélodie stable aide à “re-caler” le souffle et les pensées. C’est discret, et souvent très efficace en public.

Vous pouvez aussi utiliser l’exercice 3-3-3. Regardez autour de vous, et nommez trois choses que vous voyez. Puis trois sons que vous entendez. Puis trois sensations que vous touchez (le tissu, le sol, l’air). Ce recentrage remet du présent, là où l’angoisse vous projette. Il ne supprime pas tout, mais il fait baisser le volume.

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