Comment la goutte pourrait-elle se manifester et quelles sont les options de traitement ?

La goutte est une affection douloureuse et potentiellement débilitante causée par des taux élevés d’acide urique dans le sang. Bien qu’il existe des médicaments qui peuvent aider à gérer la goutte, éviter les déclencheurs est également une partie importante du traitement. Malheureusement, un grand nombre des éléments susceptibles de déclencher une crise de goutte sont des activités courantes et quotidiennes. Pour vous aider à éviter les poussées, nous avons dressé une liste des déclencheurs de goutte les plus courants – et de ce que vous pouvez faire pour les éviter.

La goutte : de quoi s’agit-il ?

La goutte est une forme d’arthrite qui provoque des crises soudaines et graves de douleur, de gonflement, de rougeur et de chaleur dans les articulations. L’articulation la plus fréquemment touchée par la goutte est le gros orteil. La goutte survient lorsque l’acide urique s’accumule dans le sang et forme des cristaux dans les articulations.

L’acide urique est un déchet qui est produit lorsque l’organisme décompose les purines, que l’on trouve dans certains aliments et boissons. Il s’agit notamment des abats, des fruits de mer, de la bière et du sirop de maïs à haute teneur en fructose. Les personnes atteintes de goutte ont souvent des antécédents familiaux, sont en surpoids ou présentent d’autres problèmes de santé qui augmentent leur risque. La goutte peut être traitée par des médicaments qui soulagent la douleur et l’inflammation et préviennent les crises futures. Dans les cas graves, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour retirer les cristaux des articulations.

Les facteurs de risque : 

Les experts ne parviennent pas à déterminer entièrement les raisons qui font que la goutte affecte certaines personnes alors que d’autres n’en souffrent pas. Certes, un grand nombre de causes et de facteurs de risque de la goutte sont clairement définis.

Sexe :

Les experts considèrent que la goutte est 4 à 10 fois plus susceptible de toucher les hommes que les femmes. Le risque de développer la goutte augmente chez les femmes pendant la ménopause (les œstrogènes semblent avoir des effets protecteurs).

Âge :

La plupart des personnes ressentent un premier épisode de goutte vers l’âge de 30 à 50 ans, tandis que le taux de risque ne cesse de croître à mesure que l’âge augmente. On estime que moins de 3 % des hommes de moins de 50 ans et près de 12 % des hommes âgés de 70 à 79 ans ont connu au moins un épisode de goutte.

Antécédents familiaux :

Les recherches suggèrent que certains gènes qui influencent la fonction rénale et la fonction intestinale augmentent le risque de développer la goutte. Ces gènes peuvent rendre le corps plus susceptible de stocker de l’acide urique et de générer des cristaux d’acide urique responsables de la goutte.

Excès de poids :

Les individus en surpoids ont un risque plus important de développer la goutte. Elles sont également plus susceptibles de développer la goutte à un plus jeune âge.

Régime alimentaire :

Le risque de poussée de goutte est aggravé lorsque l’on consomme de l’alcool, des boissons et des aliments sucrés, de la viande et des fruits de mer, dont la teneur en purines est élevée. Les haricots, les fruits et les légumes ne semblent pas augmenter le risque, même s’ils sont riches en purines.

Les options de traitement :

Les traitements de la goutte peuvent être très efficaces. Le traitement de la goutte comporte deux volets principaux, à savoir :

  • Le traitement de la crise aiguë.
  • Les traitements visant à prévenir les crises futures.

Traiter une crise de goutte :

Le traitement d’une crise de goutte ne permet pas de réduire le taux d’urate ni d’empêcher les crises futures. Le traitement contribue à la prise en charge des symptômes au moment de la crise.   Voici les traitements les plus répandus en cas de crise de goutte :

  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
  • Stéroïdes.
  • Colchicine.

Lorsqu’un médicament ne donne pas satisfaction seul, il est possible que votre médecin vous suggère un traitement associant les AINS à la colchicine ou aux stéroïdes.

Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) :

Si des médicaments AINS vous ont été ordonnés afin de soulager une crise, il faut commencer à en prendre aussitôt que les signes se manifestent. Votre médecin peut autoriser une réserve de médicaments de façon à ce que vous puissiez les prendre au moindre signe de crise.

Les AINS ne sont pas adaptés à tout le monde. Parlez-en d’abord à votre médecin si vous présentez d’autres problèmes de santé. Ces médicaments sont susceptibles d’interagir avec certains autres médicaments.

Colchicine :

La colchicine ne sert pas à soulager la douleur. Mais elle peut se révéler particulièrement efficace pour atténuer les inflammations engendrées par les cristaux d’urate.

Tout comme les AINS, il faut prendre les comprimés de colchicine aussitôt que vous remarquez l’apparition des symptômes, sans quoi ils pourraient ne pas être aussi utiles. Votre médecin vous demandera vraisemblablement de conserver une provision chez vous.

La colchicine est susceptible de provoquer une interaction avec divers autres médicaments, dont les statines prescrites en cas d’hypercholestérolémie.

Stéroïdes :

Les stéroïdes se révèlent particulièrement bien adaptés aux crises aiguës de goutte.  En revanche, il est possible de les administrer sous forme d’injection au niveau d’un muscle ou articulation affectés par la goutte. Cette méthode peut se révéler très efficace lorsque la goutte ne frappe qu’une seule articulation.

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