Carence sévère en vitamine D: une hausse significative des hospitalisations pour infections respiratoires
Cette grande étude britannique relie une carence sévère en vitamine D à plus d’hospitalisations pour infections respiratoires

Chaque hiver, la même question revient. Pourquoi une simple toux peut-elle finir en bronchite ou en pneumonie, puis en service hospitalier, chez certaines personnes et pas chez d’autres ?
Les infections des voies respiratoires sont courantes, mais elles ne se valent pas. Quand l’infection descend dans les bronches ou les poumons, l’état peut se dégrader vite, surtout après 50 ans. Et en janvier 2026, avec des journées courtes et peu de soleil, un sujet prend plus de poids, le lien entre vitamine D et santé respiratoire.
Une grande étude au Royaume-Uni a observé qu’un taux très bas de vitamine D allait de pair avec plus d’hospitalisations pour infections respiratoires. Pas de promesse miracle ici, mais des repères clairs, et des gestes simples à discuter avec un pro de santé.
Ce que l’étude a vraiment trouvé sur la vitamine D et les infections respiratoires
Cette recherche ne dit pas que la vitamine D “empêche” à elle seule une pneumonie. Elle montre une association mesurable entre le statut en vitamine D et le risque d’hospitalisation pour infection respiratoire. C’est une nuance utile. Une association signale un lien statistique, sans prouver une cause directe.
Les chercheurs ont exploité des données de santé liées au NHS via la UK Biobank. L’équipe venait de l’University of Surrey, avec l’University of Reading et l’University of Oxford. L’étude a été publiée en 2025 dans The American Journal of Clinical Nutrition. Elle a analysé 36 258 participants, surtout d’âge moyen et plus âgés, un groupe plus exposé aux infections respiratoires graves.
Le signal principal est facile à retenir. Les personnes avec une carence sévère en vitamine D avaient un taux d’hospitalisation plus élevé pour infection des voies respiratoires, par rapport à celles avec un taux jugé suffisant. L’écart observé était d’environ 33 pour cent. Autre point parlant, chaque hausse de 10 nmol/L du taux de vitamine D était liée à une baisse d’environ 4 pour cent du taux d’hospitalisation.
Ces chiffres ne remplacent pas les vaccins, l’aération, ni les soins rapides en cas de gêne respiratoire. Ils suggèrent un axe de prévention à prendre au sérieux, surtout quand le soleil manque.
À partir de quel taux on parle de carence sévère
Le dosage utilisé en routine mesure le plus souvent la 25-hydroxyvitamine D, aussi appelée 25(OH)D. C’est la forme qui reflète le mieux les réserves du corps.
L’étude a classé la carence sévère sous 15 nmol/L. À l’autre bout, un statut “suffisant” se situait autour de 75 nmol/L ou plus. Les unités, en nmol/L, décrivent une concentration dans le sang. Ce n’est pas intuitif, mais le labo et le médecin savent l’interpréter.
Un point compte, les seuils varient selon les pays, les sociétés savantes, et le profil de la personne. Une même valeur peut mener à un conseil différent selon l’âge, les antécédents, ou la grossesse.
Pourquoi ces résultats comptent pour les hôpitaux et pour vous
Une hospitalisation pour infection respiratoire n’est pas un simple “rhume qui tourne mal”. C’est souvent un épisode qui demande oxygène, imagerie, parfois antibiotiques, et une surveillance serrée. Quand les admissions augmentent en hiver, les lits se remplissent vite.
Dans l’étude, les infections concernées incluaient des problèmes comme la bronchite et la pneumonie, des causes majeures de gravité chez les adultes plus âgés. Le message pratique est simple. Si une part des admissions est liée à des taux très bas de vitamine D, corriger ces taux pourrait réduire une partie des cas sévères, ou au moins le risque dans certains groupes.
Pour une personne, c’est aussi une question de marge de sécurité. Quand le corps fait face à un virus respiratoire, tout ce qui soutient une réponse normale peut compter, même si aucun facteur n’agit seul.
Qui risque le plus d’avoir une vitamine D trop basse
La vitamine D vient de deux sources, la peau (sous l’effet du soleil) et l’alimentation, avec un apport souvent modeste. Beaucoup de gens passent pourtant l’hiver avec des réserves faibles, sans le savoir. Et la baisse peut être marquée chez certains profils.
L’étude s’intéressait à des adultes d’âge moyen et plus âgés, un groupe déjà plus exposé aux infections respiratoires nécessitant l’hôpital. Au Royaume-Uni, les auteurs rappellent aussi que certaines minorités ethniques ont un risque plus élevé de manque de vitamine D. Le point n’est pas d’étiqueter, mais d’identifier des personnes qui gagneraient à surveiller leur taux.
Le facteur saisonnier est central. Quand le soleil se fait rare, la production cutanée baisse. Et quand la vie quotidienne se passe surtout en intérieur, la pente est plus raide.
L’hiver, le manque de soleil et la vie en intérieur
On peut voir la vitamine D comme un “stock” que l’on remplit au fil du temps. En été, ce stock peut monter plus facilement. En hiver, il se vide si rien ne compense.
La peau produit moins de vitamine D quand l’ensoleillement baisse. Beaucoup de situations accentuent ce phénomène, journées de travail en intérieur, météo grise, sorties courtes, vêtements couvrants. Même la crème solaire, utile pour protéger la peau, réduit la production de vitamine D quand elle est appliquée correctement.
Résultat, on peut passer des mois avec peu de synthèse cutanée. Et si l’alimentation n’apporte pas assez, le taux sanguin finit par chuter.
Âge, peau plus foncée, et autres facteurs qui comptent
Avec l’âge, la peau produit moins efficacement la vitamine D. C’est un changement lent, mais réel, qui s’ajoute aux autres risques. Une peau plus foncée, riche en mélanine, produit aussi la vitamine D plus lentement pour une même exposition au soleil. Cela explique une part du risque plus élevé observé dans certains groupes au Royaume-Uni.
D’autres éléments peuvent jouer, une alimentation pauvre en sources de vitamine D, un surpoids, ou certaines maladies et traitements. Ces cas demandent un avis médical, car les besoins peuvent changer, et l’auto-traitement n’est pas une bonne idée.
Ce que vous pouvez faire dès maintenant pour améliorer votre vitamine D en toute sécurité
L’objectif n’est pas de “booster” un chiffre pour le principe. L’objectif est d’éviter les niveaux très bas, ceux qui, dans l’étude, allaient avec plus d’hospitalisations.
Au Royaume-Uni, la recommandation souvent citée pour l’apport est de 10 microgrammes de vitamine D par jour. Cela sert de repère simple, surtout en hiver. Pour beaucoup de personnes, trois axes se complètent, alimentation, soleil prudent, et compléments si besoin. Le choix dépend du risque individuel et du mode de vie.
Si vous pensez être à risque, une discussion avec un pro de santé peut guider un dosage sanguin. Un résultat clair évite les suppositions.
Aliments et produits enrichis, un coup de pouce simple
L’alimentation aide, même si elle ne suffit pas toujours en hiver. Les poissons gras apportent de la vitamine D, comme certains œufs. Des aliments enrichis peuvent aussi contribuer, selon les pays et les marques, par exemple certains laits ou boissons enrichies, ou des céréales enrichies.
Le point clé est la régularité. Une portion isolée ne change pas grand-chose. Des apports modestes, répétés, comptent plus. Et si l’on ne consomme pas ces aliments, un autre moyen peut être utile, à choisir avec prudence.
Suppléments, dépistage, et erreurs à éviter
Un complément peut être envisagé en hiver, en cas de faible exposition au soleil, ou si l’on appartient à un groupe plus exposé au manque. C’est aussi une option quand l’alimentation ne couvre pas les besoins. Le plus sûr reste de demander conseil, surtout en cas de maladie chronique, de grossesse, ou de prise de certains médicaments.
Une erreur courante est de chercher des “mégadoses”. Trop de vitamine D peut aussi poser problème. Les doses élevées au long cours ne se décident pas au hasard, car le calcium sanguin peut augmenter, avec des effets indésirables.
Enfin, cette étude ouvre une piste, mais elle ne remplace pas les gestes de base contre les infections respiratoires, vaccination quand elle est recommandée, lavage des mains, aération, et consultation rapide si l’essoufflement ou la fièvre persiste.
A retenir
Cette grande étude britannique relie une carence sévère en vitamine D à plus d’hospitalisations pour infections respiratoires, avec un écart d’environ 33 pour cent. Elle rappelle aussi que l’hiver, l’âge, et certains profils (dont la peau plus foncée) augmentent le risque de taux bas. Améliorer son statut en vitamine D peut donc être une étape utile, surtout quand le soleil manque.
Si vous vous reconnaissez dans ces situations, parlez-en à votre médecin, demandez un dosage si besoin, et visez des choix simples et sûrs sur la durée. Votre hiver n’en sera peut-être que plus calme.
Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.
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