Binge drinking: boire beaucoup d’alcool vite est pire que peu au quotiden pour le foie selon cette étude

Des études récentes ont révélé que le binge drinking peut être plus néfaste pour le foie que la consommation quotidienne d'alcool.

Le binge drinking, également connu sous le nom de « biture express » ou « beuverie express », est une pratique de consommation excessive d’alcool sur une courte période de temps. Cette habitude de boire de grandes quantités d’alcool peut avoir des conséquences néfastes sur la santé, en particulier sur la santé du foie. Des études récentes ont révélé que le binge drinking peut être plus néfaste pour le foie que la consommation quotidienne d’alcool. Nous explorons ici les dangers du binge drinking et ses conséquences sur la santé du foie.

Qu’est-ce que le binge drinking ?

Le binge drinking est défini comme la consommation de quantités excessives d’alcool en une seule séance, généralement en quelques heures. Le binge drinking est caractérisé par une concentration d’alcool dans le sang de 0,08% ou plus. Pour les hommes, cela équivaut généralement à la consommation de cinq boissons ou plus en deux heures. Pour les femmes, le même taux est généralement atteint en consommant quatre boissons ou plus dans la même période de temps.

Le binge drinking et les risques de cirrhose alcoolique

Des chercheurs ont récemment découvert que le binge drinking combiné à un risque génétique peut considérablement augmenter le risque de développer une cirrhose alcoolique. La cirrhose alcoolique est une maladie du foie souvent associée à une consommation chronique d’alcool. Cependant, cette étude suggère que le binge drinking peut également déclencher cette maladie mortelle.

Selon les chercheurs de l’University College de Londres, de l’hôpital Royal Free, de l’Université d’Oxford et de l’Université de Cambridge, les personnes qui pratiquent le binge drinking et qui ont également une prédisposition génétique à la cirrhose alcoolique ont un risque six fois plus élevé de développer la maladie par rapport aux participants à l’étude qui boivent dans les limites quotidiennes recommandées et qui ont une faible prédisposition génétique à la cirrhose alcoolique. Ce risque est encore plus élevé chez les personnes qui pratiquent le binge drinking et qui sont également atteintes de diabète de type 2.

L’importance de la façon de boire

Une des découvertes clés de cette étude est que la façon de boire est un indicateur plus précis du risque de maladie du foie que la quantité totale d’alcool consommée. Les chercheurs ont constaté que les personnes qui pratiquent le binge drinking présentent un risque plus élevé de développer une cirrhose alcoolique, même si elles boivent dans les limites recommandées les autres jours de la semaine.

Beaucoup d’études sur la relation entre la maladie du foie et l’alcool se concentrent sur la quantité d’alcool consommée. Les chercheurs ont adopté une approche différente en nous concentrant sur le schéma de consommation et ils ont constaté que cela était un meilleur indicateur du risque de maladie du foie que la quantité seule. L’autre découverte importante est que plus il y a de facteurs de risque impliqués, plus le risque supplémentaire dû à l’interaction de ces facteurs est élevé.

Les risques du binge drinking en isolation

Même en l’absence de facteurs de risque génétiques ou de diabète de type 2, le binge drinking présente des dangers pour la santé du foie. Selon les chercheurs, les personnes qui pratiquent le binge drinking de manière régulière, en consommant 12 unités d’alcool ou plus en une journée au cours d’une semaine donnée, ont trois fois plus de chances de développer une cirrhose alcoolique.

Il a également été constaté que les personnes ayant une prédisposition génétique élevée avaient quatre fois plus de risques de développer la maladie, tandis que celles atteintes de diabète de type 2 avaient deux fois plus de risques.

Le choc du binge drinking sur le foie

Des experts ont suggéré que le choc causé par le binge drinking sur le foie pourrait être responsable des dommages observés. Le binge drinking pourrait surcharger le foie et perturber sa capacité à métaboliser l’alcool. Le choc d’une consommation excessive d’alcool en peu de temps pourrait endommager les cellules hépatiques, en particulier chez les personnes génétiquement prédisposées.

Le binge drinking met une pression énorme sur le foie, qui est responsable de la métabolisation de l’alcool. Lorsque l’alcool est consommé en quantités excessives, le foie ne peut pas suivre le processus de détoxification, ce qui entraîne l’accumulation de toxines et le développement de la cirrhose alcoolique au fil du temps. »

Prévenir les maladies du foie liées au binge drinking

La maladie du foie est l’une des principales causes de décès prématurés dans le monde. Selon les estimations, 2% à 3% de la population mondiale souffre de cirrhose ou d’une autre maladie du foie. Il est donc essentiel pour les personnes ayant des antécédents familiaux de maladies du foie ou une prédisposition génétique à l’alcoolisme de prendre conscience des risques accrus auxquels elles sont exposées.

La connaissance de ces risques peut aider les individus à prendre des décisions éclairées concernant leur consommation d’alcool et à rechercher de l’aide avant que des dommages irréversibles au foie ne se produisent. Il est important de souligner que la consommation d’alcool modérée et responsable est la clé pour préserver la santé du foie.

Le binge drinking peut avoir des conséquences graves sur la santé du foie. Des études ont révélé que cette pratique de consommation excessive d’alcool en peu de temps peut augmenter considérablement le risque de développer une cirrhose alcoolique. Les personnes qui pratiquent le binge drinking et qui ont également une prédisposition génétique à la maladie du foie sont particulièrement vulnérables. Même en l’absence de facteurs de risque génétiques, le binge drinking présente des dangers pour la santé du foie. Il est donc crucial de prendre conscience des risques liés à cette pratique et de privilégier une consommation d’alcool modérée et responsable pour préserver la santé du foie.

 

 

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Francois Lehn