Symptômes de la polyarthrite rhumatoïde : 14 maladies qui lui ressemblent
Des maladies imitent les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde une forme auto-immune d'arthrite. Voici 14 pathologies qui lui ressemblent.

Des infections articulaires bactériennes, des maladies inflammatoires, d’autres maladies auto-immunes ou formes d’arthrite font penser aux symptômes de la polyarthrite rhumatoïde (PR). Écarter les pathologies proches est nécessaire pour fixer le diagnostic.
Le médecin ne se contente pas de prescrire des examens et bilans qui correspondent à la PR mais d’autres aussi pour exclure certaines maladies comme la maladie de Lyme, le lupus ou la fibromyalgie.
Après un diagnostic de PR, le médecin pourrait investiguer d’autres causes possibles si la réponse au traitement ne fonctionne pas ou s’il y a un risque qu’une autre maladie soit présente en même temps (appelée comorbidité).
Cet article décrit 14 pathologies qui imitent la polyarthrite rhumatoïde et les comorbidités qui se manifestent souvent en même temps.
Quelles sont les 14 pathologies qui présentent des symptômes de la polyarthrite rhumatoïde ?
Arthrose
L’arthrose est une maladie articulaire dégénérative assez similaire à la PR. C’est la forme la plus courante de la maladie, parfois appelée « arthrite d’usure ».
Il existe des différences entre l’arthrose et la PR. L’arthrose :
- ne provoque pas d’inflammation systémique (dans tout le corps), contrairement à la PR,
- a tendance à débuter à un âge plus avancé (55 ans et plus) que la PR (30 ans et plus),
- affecte des articulations différentes de la PR comme celles des doigts,
- touche les articulations sans schéma spécifique, tandis que la PR les affecte de manière symétrique (sur les mêmes côtés du corps en même temps),
- présente une douleur aggravée généralement par l’activité physique, tandis que celle de la PR s’améliore.
Les bilans sanguins peuvent aider à fixer un diagnostic précis :
- facteur rhumatoïde (FR) : détecte et mesure un type d’anticorps associé à la PR et à d’autres maladies auto-immunes,
- les anticorps anti-peptides citrullinés (anti-CCP) : détecte des anticorps plus spécifiques à la PR,
- taux de sédimentation des érythrocytes (ESR) et la protéine C-réactive (CRP) : détectent une inflammation généralisée (que l’on verrait avec la PR, mais pas avec l’arthrose).
La PR et l’arthrose présentent également des schémas très différents sur les radiographies, ce qui aide à déterminer le type d’arthrite.
Lupus et sclérodermie
Le lupus érythémateux disséminé (lupus) et la sclérodermie sont deux maladies auto-immunes qui peuvent imiter la polyarthrite rhumatoïde.
Dans les maladies auto-immunes, le système immunitaire attaque ses propres cellules et tissus. Avec le lupus, l’attaque est systémique (plusieurs systèmes d’organes sont affectés), tandis que la sclérodermie affecte principalement la peau et les articulations.
Le lupus et la sclérodermie se différencient de la PR du fait que les tendons et les ligaments autour des articulations sont les principales cibles de l’assaut. Avec la PR, l’inflammation se produit dans le liquide lubrifiant à l’intérieur des espaces articulaires (appelé liquide synovial), provoquant la destruction progressive du cartilage articulaire.
Parce que les tests FR et anti-CCP sont également généralement élevés en cas de PR, de lupus et de sclérodermie, un troisième bilan, appelé bilan d’anticorps antinucléaires (ANA), peut aider à différencier les maladies. Avec le lupus et la sclérodermie, les résultats ANA seront presque toujours élevés, tandis que les résultats avec la PR peuvent varier. D’autres signes de lupus et de sclérodermie, rares avec la PR, sont :
- le phénomène de Raynaud : un symptôme caractérisé par des doigts et des orteils douloureusement froids,
- des symptômes digestifs : dysmotilité (mouvement réduit du tractus gastro-intestinal) et ascite (distension abdominale),
- raidissement et durcissement de la peau : le symptôme le plus marquant de la sclérodermie.
Maladie de Sjögren
La maladie de Sjögren, anciennement connue sous le nom de syndrome de Sjögren, est une autre maladie auto-immune qui affecte principalement les glandes salivaires et lacrymales.
Le syndrome de Sjögren peut également toucher d’autres systèmes d’organes, notamment les articulations.
La douleur articulaire est l’un des symptômes les plus courants. Plusieurs articulations sont généralement atteintes, provoquant des épisodes soudains et sévères de douleur, de gonflement et de sensibilité. Comme pour la PR, les articulations des deux côtés du corps sont concernées en même temps.
Avec le syndrome de Sjögren, les articulations des genoux, des poignets et des doigts sont les plus souvent affectées.
Dans la PR, les articulations des mains, des poignets et des pieds sont principalement atteintes, ainsi que celles des épaules, coudes, genoux et chevilles.
La maladie de Sjögren peut être difficile à distinguer de la PR, car de nombreux bilans standards donnent des résultats identiques. De plus, beaucoup des personnes atteintes du syndrome de Sjögren souffrent également de PR, ce qui complique encore le diagnostic.
Le bilan anti-SSA/Ro (connu sous le nom de test des anticorps de Sjögren) peut aider à les distinguer. Bien qu’il montre des anticorps anti-SSA élevés chez environ 50 % des personnes atteintes du syndrome de Sjögren, ils peuvent être élevés dans d’autres maladies auto-immunes, comme le lupus et même la PR.
La différenciation entre la maladie de Sjögren et la PR nécessite un examen expert des différents bilans et symptômes. Par exemple, la maladie de Sjögren est caractérisée par la sicca, un symptôme perturbateur provoquant une sécheresse extrême et persistante de la bouche et des yeux. La sicca n’est pas une caractéristique de la PR.
Arthrite psoriasique
L’arthrite psoriasique est un type d’arthrite liée à une maladie auto-immune de la peau, le psoriasis.
Elle peut ressembler à la PR mais peut souvent être différenciée par des analyses sanguines. Puisque des niveaux élevés de FR et d’anti-CCP sont généralement présents dans la PR, ces résultats sont considérés comme séropositifs.
L’arthrite psoriasique peut avoir de faibles niveaux de FR, mais pas d’anticorps anti-CCP, ce qui rend ces indicateurs séronégatifs. La PR et l’arthrite psoriasique peuvent toutes deux commencer dans les doigts et les orteils. Cependant, l’arthrite psoriasique et d’autres spondyloarthropathies sont plus susceptibles d’affecter la colonne vertébrale et les articulations sacro-iliaques que la PR. D’autres caractéristiques de l’arthrite psoriasique aident à la différencier de la PR :
- une atteinte articulaire asymétrique,
- l’absence de maladie des petites articulations,
- une inflammation à l’endroit où les articulations s’insèrent dans les os (enthésite),
- une éruption psoriasique, présente ou pas,
- l’apparence de doigts ou d’orteils en « saucisse » (dactylite).
Arthrite virale
Les infections virales comme la rubéole, le parvovirus B19, le VIH et les hépatites B et C peuvent causer des douleurs et des gonflements dans plusieurs articulations (polyarthrite) et se présenter cliniquement comme la polyarthrite rhumatoïde.
L’arthrite virale peut souvent être distinguée de la PR par une éruption cutanée et des antécédents d’exposition à des virus spécifiques. Par exemple, un voyage récent en Italie, en Inde, dans les îles de l’océan Indien ou dans les Caraïbes pourrait entraîner une exposition au virus alphavirus chikungunya transmis par les moustiques, qui se manifeste par des douleurs articulaires, de la fièvre et une éruption cutanée.
Un médecin peut prescrire des analyses de sang pour écarter différentes causes virales et bactériennes de douleurs articulaires. Le traitement de l’arthrite virale est normalement axé sur la gestion de la douleur. Et l’arthrite déclenchée par le VIH peut être soulagée par une thérapie antirétrovirale combinée. La plupart des cas d’arthrite virale se résorbent d’eux-mêmes après plusieurs semaines.
Maladie de Lyme
La maladie de Lyme est transmise par les tiques et causée par la bactérie Borrelia burgdorferi ou Borrelia mayonii.
Elle se manifeste par des douleurs et des gonflements articulaires, mais peut être confondue avec la PR. Le premier signe de la maladie de Lyme est une éruption cutanée en forme de cible (dans 70 % des cas) qui apparaît 3 à 30 jours après la morsure d’une tique infectée.
Non traitée, la maladie de Lyme entraîne une arthrite chronique avec des douleurs et des gonflements articulaires sévères, en particulier dans les genoux et d’autres grandes articulations. D’autres signes de la maladie de Lyme, qui ne sont pas présents dans la PR, sont :
- des maux de tête sévères et une raideur de la nuque,
- une perte de tonus musculaire ou un affaissement d’un ou des deux côtés du visage,
- une douleur intermittente dans les tendons, les muscles, les articulations et les os,
- des palpitations cardiaques ou un rythme irrégulier,
- des vertiges ou un essoufflement,
- des douleurs fulgurantes, un engourdissement ou des picotements dans les mains ou les pieds.
Le diagnostic de la maladie de Lyme est basé sur les anticorps, qui peuvent être identifiés avec un échantillon de sang. Le système immunitaire met plusieurs semaines à développer suffisamment d’anticorps pour être détectables, de sorte qu’une infection récente pourrait ne pas donner de résultat positif. Le bilan est généralement répété environ six semaines plus tard.
Un traitement précoce de la maladie de Lyme avec des antibiotiques aboutit généralement à une guérison complète, même si les symptômes peuvent persister jusqu’à six mois. Un retard dans le traitement antibiotique peut rendre la maladie plus difficile à traiter et provoquer des symptômes et des douleurs chroniques, il est donc important de consulter sans tarder.
Fibromyalgie
La fibromyalgie cause de la douleur chronique et peut être diagnostiquée par erreur comme une PR ou une autre maladie rhumatismale. La PR et la fibromyalgie peuvent toutes deux provoquer des douleurs et une raideur articulaires symétriques, mais dans la fibromyalgie, la douleur se produit au repos et n’est pas exacerbée par l’utilisation des articulations. Les examens d’imagerie sont utiles pour distinguer les pathologies, car la synovite (inflammation de la membrane articulaire) est présente dans la PR et absente dans la fibromyalgie.
Les marqueurs d’inflammation et les tests d’auto-anticorps (comme le FR et l’anti-CCP) sont négatifs dans la fibromyalgie, les symptômes n’étant pas causés par une réponse auto-immune. La fibromyalgie diffère également de la PR parce qu’elle peut causer :
- de la fatigue et de la lassitude,
- un brouillard cérébral,
- de l’anxiété et de la dépression,
- des maux de tête,
- le syndrome du côlon irritable,
- un engourdissement ou des picotements dans les mains et les pieds,
- des douleurs à la mâchoire et des troubles de l’articulation temporo-mandibulaire,
- des troubles du sommeil.
La fibromyalgie peut être difficile à diagnostiquer. Il n’y a pas de bilans spécifiques pour confirmer un diagnostic et, comme pour la PR, il est nécessaire d’exclure d’autres pathologies possibles.
Goutte
Les maladies à dépôt de cristaux telles que la goutte et la fausse goutte sont souvent confondues avec la PR. Des cristaux d’acide urique se déposent autour des articulations, provoquant une inflammation et des dommages aux tissus.
La goutte se manifeste par des articulations douloureuses et enflées associées à une inflammation asymétrique dans un ou plusieurs doigts ou orteils. Une crise de goutte touche couramment le gros orteil et dure de 3 à 10 jours.
Avec le temps, les crises de goutte peuvent devenir fréquentes, durer plus longtemps et ne pas se résoudre. Elles peuvent conduire à une arthropathie goutteuse chronique, qui peut causer des érosions et une destruction des articulations.
La maladie à dépôt de pyrophosphate de calcium, ou fausse goutte, est un type d’arthrite se présentant de manière similaire à la goutte ou à la PR, mais qui peut être distinguée des crises de goutte aiguës.
Les bilans effectués par le médecin pour différencier la goutte, la maladie à dépôt de pyrophosphate de calcium et la PR comprennent des analyses de présence d’acide urique dans le sang, des examens d’imagerie et une analyse du liquide synovial.
Arthrite réactionnelle
L’arthrite réactionnelle, une forme douloureuse d’arthrite inflammatoire, est causée par une infection bactérienne des organes génitaux ou des intestins. Elle affecte couramment les talons, les orteils, les doigts, le bas du dos, les genoux ou les chevilles.
Auparavant nommée syndrome de Reiter, l’arthrite réactionnelle fait partie de la famille des spondyloarthropathies séronégatives. Les symptômes apparaissent généralement dans le mois qui suit une diarrhée ou une infection génitale. Un test sanguin peut identifier les infections bactériennes, telles que Chlamydia trachomatis, Campylobacter, Salmonella, Shigella ou Yersinia.
Bursite
La bursite est une inflammation de la petite poche remplie de liquide (bourse séreuse) qui agit comme un coussin entre un os et d’autres parties mobiles.
Causée par une sur-utilisation ou une blessure, cette affection provoque des douleurs et une inflammation articulaires pouvant être confondues avec la PR.
La bursite n’affecte généralement qu’une seule articulation, le genou, le coude ou l’épaule, et n’a pas les symptômes systémiques de la PR.
Le diagnostic est basé sur un examen physique et d’imagerie (radiographies ou IRM). Un échantillon de liquide peut être prélevé dans la zone enflée pour écarter une infection.
Sarcoïdose
La sarcoïdose, une maladie inflammatoire qui affecte généralement les poumons, la peau ou les ganglions lymphatiques, peut imiter la PR.
Caractérisée par de petites masses en forme de grains (granulomes), la sarcoïdose peut se manifester par une synovite dans plusieurs articulations. Le FR peut être positif. Comme la PR, la sarcoïdose apparaît généralement entre 30 et 50 ans. D’autres caractéristiques de la sarcoïdose qui aident à la distinguer de la PR sont :
- la toux,
- un essoufflement,
- une perte de poids,
- des sueurs nocturnes,
- de la fatigue.
La sarcoïdose est officiellement diagnostiquée par une biopsie.
Pseudopolyarthrite rhizomélique et artérite à cellules géantes
La pseudopolyarthrite rhizomélique (PPR) et l’artérite à cellules géantes (ACG) sont des maladies inflammatoires étroitement liées qui surviennent presque toujours chez les personnes de plus de 50 ans.
Ces pathologies affectent les articulations et peuvent imiter la PR :
- la PPR : cause des douleurs et une raideur musculaires dans les épaules, le haut des bras, la région de la hanche et parfois le cou.
- l’ACG : est un type de vascularite qui peut provoquer des douleurs et une sensibilité symétriques dans plusieurs articulations. Les personnes atteintes de vascularite sont souvent positives au facteur rhumatoïde.
L’ACG se manifeste couramment par des maux de tête. Un historique médical détaillé peut aider à distinguer la PPR ou l’ACG de la PR. Dans certains cas, le diagnostic de vascularite peut dépendre de l’observation de la maladie au fil du temps, en particulier si des complications se développent.
Hémochromatose
L’hémochromatose est une maladie dans laquelle trop de fer s’accumule dans l’organisme, en particulier la peau, le foie, le cœur, le pancréas et les articulations.
Elle est le plus souvent causée par une mutation du gène HFE. Environ 1 personne sur 225 d’ascendance nord-européenne a deux copies de ce gène et risque de développer une hémochromatose. La maladie est rare chez les personnes d’ascendance asiatique ou africaine. D’autres causes peuvent être une maladie grave du foie et la réception de plusieurs transfusions sanguines.
L’hémochromatose peut entraîner de l’arthrite. La douleur articulaire atteint notamment les articulations des phalanges de l’index et du majeur. Les articulations peuvent être enflées et avoir une amplitude de mouvement réduite, mais ne sont pas enflammées.
Les grandes articulations comme les genoux, les hanches, les chevilles, les coudes et les épaules peuvent également être douloureuses. La présence de douleurs dans les chevilles et les poignets peut permettre de distinguer l’hémochromatose d’autres causes d’arthrite.
Les personnes atteintes d’hémochromatose présentent également d’autres symptômes, comme :
- de la fatigue et une faiblesse,
- une perte de poids,
- une couleur de peau bronzée, grise ou foncée,
- des douleurs abdominales,
- une baisse de libido ou une dysfonction érectile.
La maladie peut entraîner de nombreuses complications en raison des dommages causés par le fer aux organes : maladies du foie ou cancer, insuffisance cardiaque, diabète et hypothyroïdie.
Quelles sont les comorbidités de la polyarthrite rhumatoïde ?
Lorsqu’on souffre de polyarthrite rhumatoïde, on a souvent le réflexe d’attribuer tous les nouveaux symptômes ou l’aggravation de ceux existants à cette seule maladie.
Si les symptômes de la PR ne s’améliorent pas, s’aggravent de façon anormale, ou si de nouveaux apparaissent (comme une douleur dans une articulation qui n’était pas touchée auparavant), il ne faut pas l’ignorer et consulter un médecin.
Des examens supplémentaires peuvent être envisagés et le traitement de la PR modifié.
Parmi les comorbidités de la polyarthrite rhumatoïde, il peut y avoir l’une des affections qui imitent la PR mais aussi d’autres pathologies courantes :
- des troubles cardiovasculaires,
- des maladies gastro-intestinales,
- des maladies rénales,
- des maladies pulmonaires,
- des infections,
- de l’ostéoporose,
- des tumeurs,
- de la dépression.
La douleur articulaire, un symptôme courant de maladies ressemblant à la polyarthrite rhumatoïde, peut compliquer le diagnostic.
Si le traitement n’est pas concluant, des investigations additionnelles peuvent être nécessaires. Faire un diagnostic précis est essentiel pour trouver le traitement qui va fonctionner.
Sources :
INSERM : maladies auto-immunes
ScienceDirect : mise à jour du diagnostic et du traitement de la polyarthrite rhumatoïde précoce
Deutsches Arzteblatt : diagnostic et traitement du syndrome de Sjögren
MSD manuel : lupus érythémateux systémique
MSD manuel : goutte, troubles osseux, articulaires et musculaires
Ameli : définition et causes de la fibromyalgie
HAS : guide de l’artérite à cellules géantes
ScienceDirect : comorbidités chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde
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