Bien être

Perdu tout espoir : 6 conseils pour le retrouver

Les experts rappellent que l'antidote au désespoir est de garder l'espoir. Une évidence en apparence ? C’est surtout l’idée d’en faire un processus actif.

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Les glaciers fondent, des enfants sont massacrés, la haine se déchaîne. Parfois, on a l’impression que le monde va s’effondrer. Et que nous perdons espoir. On a besoin d’espérer. Mais ce n’est pas attendre passivement des jours meilleurs. C’est une façon de penser qui peut s’enseigner et être cultivée. Voici 6 conseils pour se relever quand on a perdu tout espoir.

L’espoir est l’un des états d’esprit humains les plus puissants et les plus essentiels. Il est possible de le retrouver même quand on le croit inatteignable, explique Chan Hellman, psychologue et directeur fondateur du Hope Research Center de l’Université de l’Oklahoma.

Beaucoup de gens ne comprennent pas ce qu’est et n’est pas l’espoir. Être plein d’espoir n’est ni un vœu pieux ni un optimisme aveugle. C’est la croyance ou l’attente que l’avenir peut être meilleur, et, surtout que des possibilités de poursuivre cet avenir existent,  explique Chan Hellman.

L’opposé de l’espoir n’est pas le pessimisme, mais l’apathie et la perte de motivation. Alors que souhaiter est passif, espérer est un passage à l’action.

L’espoir est associé à beaucoup de bienfaits pour la santé et la vie : la capacité d’espérer prédit le bien-être.

Les recherches suggèrent, par exemple, que les personnes, qui ont plus d’espoir au cours de leur vie, ont moins de problèmes de santé chroniques, sont moins susceptibles d’être déprimées ou anxieuses, bénéficient d’un meilleur soutien social et ont tendance à vivre plus longtemps.

L’espoir engendre l’espoir, un facteur de protection tellement important.

Comment se relever quand on a perdu tout espoir, même s’il semble inaccessible ?

S’autoriser à espérer

Des adultes bien intentionnés peuvent mettre en garde les enfants de ne pas nourrir trop d’espoir.

Et cette mentalité peut persister, note David Feldman, professeur de psychologie du conseil à l’Université de Santa Clara en Californie. Que l’on s’autorise ou pas à espérer, on sera déçu à un moment donné. La solution n’est ni de ne jamais se permettre d’espérer ni d’abandonner l’espoir complètement.

David Feldman a conçu un « Atelier de l’espoir » en une seule séance. Il considère l’espoir comme le moteur psychologique qui fait avancer dans la vie. Il s’inquiète que le renoncement généralisé ne crée une prophétie auto-réalisatrice.

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Se fixer au moins un objectif significatif

Au milieu des années 1980, le psychologue Charles Snyder a cherché à déterminer les qualités partagées par les personnes pleines d’espoir.

Il a identifié trois facteurs clés qui forment la base de la Théorie de l’espoir, un modèle sur lequel les chercheurs s’appuient encore aujourd’hui :

  • orienter sa pensée vers un but, suivre un objectif intrinsèquement qualitatif, important,
  • trouver les moyens d’y parvenir, même si les premiers échouent,
  • entretenir la volonté et l’énergie d’agir.

Pour illustrer le premier facteur, Charles Feldman rapporte le cas d’une amie. Mise au chômage technique et effrayée par la pandémie de Covid-19, elle se sentait totalement désespérée. Elle s’est fixé un objectif lui permettant d’utiliser ses talents. Comme elle aimait coudre, elle a décidé de transformer des chutes de tissu en masques faciaux et en a offert 200 à des organisations à but non lucratif et à des associations caritatives. Quelques temps après, cette démarche l’a complètement transformée, elle avait retrouvé l’espoir.

Réfléchir à des solutions

Les chemins représentent les moyens de parvenir à l’objectif.

Ce terme psychologique étrange signifie la perception qu’il existe des plans ou des moyens d’atteindre des objectifs. Se fixer un but significatif sans trouver un moyen de l’atteindre risque de produire encore plus de désespoir.

En revanche, les personnes porteuse d’un grand espoir ont tendance à générer beaucoup de chemins : si l’un ne fonctionne pas, une alternative est prête.

Peiner à élaborer un plan, être constamment bloqué par quelqu’un, un système injuste ou la malchance n’attend qu’une action : s’asseoir avec un stylo et du papier et se donner une heure pour réfléchir à des solutions.

Puiser des ressources et du soutien

Selon les recherches, les personnes pleines d’espoir ont tendance à avoir beaucoup d’agentivité, c’est-à- dire la motivation de réellement atteindre leurs objectifs.

Une bonne nuit de sommeil, un régime alimentaire sain et la méditation peuvent favoriser l’agentivité. Puiser dans ses croyances positives sur ses propres capacités à réussir également.

Parfois, la source d’agentivité la plus forte provient des autres. Avoir quelqu’un de cher qui dit combien il croit en soi peut donner une précieuse impulsion.

Faire une liste de ses plus grands soutiens pour savoir qui appeler dans un moment de démotivation pour se remonter le moral.

À quoi sert de rechercher des histoires de réussite ?

Mary Beth Medvide se demande depuis longtemps comment l’espoir se manifeste chez des personnes marginalisées, comme les immigrants de première génération.

Elle a donc entrepris d’explorer comment des étudiants de couleur à faible revenu en font l’expérience dans leur vie quotidienne. Elle a découvert qu’ils cultivent en partie l’espoir en cherchant du soutien auprès de leurs parents et de certains enseignants. Mais ils profitent aussi de rencontrer ou de connaître d’autres personnes qui ont bien réussi.

En voyant d’autres personnes obtenir des résultats (par exemple, côtoyer un élève de terminale alors qu’ils sont en seconde) leur permet de se sentir capables de réussir, explique cette professeure adjointe de psychologie à l’Université de Suffolk à Boston. La recherche suggère que des niveaux élevés d’espoir sont associés à la réussite scolaire et au parcours professionnel.

Il est possible d’appliquer cette approche à sa propre vie :  lire des biographies (ou des romans) sur des personnes qui ont surmonté l’adversité pour atteindre leurs objectifs, des témoignages, se lier d’amitié avec elles si possible. L’optimisme pour propre avenir peut grandir.

Pourquoi faire appel à l’imagination quand on a perdu tout espoir ?

Chan Hellman considère l’imagination comme « l’instrument de l’espoir ».

Imaginez que vous postuliez à cinq emplois, que vous voulez aidez votre enfant à s’adapter à la maternelle ou faire deux heures de bénévolat. Prenez quelques minutes pour réfléchir ou parler de ce qui se passerait si vous atteigniez votre but. Que ressentez-vous, comment les autres peuvent-ils en profiter, qui sont ces personnes ?

La capacité de se faire des films dans la tête est grande. Quand on peut se voir réussir ou se sentir mieux dans l’avenir, on touche l’essence même de l’espoir.

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