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Faire la sieste : comment la rendre bénéfique ?

30 minutes de sieste aident à améliorer l'attention, la mémoire et l'humeur. Mais la faire tous les jours, par besoin, peut augurer des problèmes de santé.

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Une étude publiée en 2022 a établi un lien entre faire la sieste régulièrement par nécessité et l’augmentation du risque d’hypertension artérielle et d’accident vasculaire cérébral.

Une bonne ou une mauvaise sieste dépendent des habitudes de sommeil. Dans quels cas, celle-ci est-elle bénéfique pour la santé et comment en tirer le meilleur parti ?

Quels sont les bienfaits pour la santé de faire la sieste ?

Il faut distinguer les siestes par difficulté à rester éveillé(e) toute la journée et les courtes pauses réparatrices.

Une courte sieste de 20 ou 30 minutes peut aider à se sentir plus alerte et reposé(e). La recherche montre que les siestes de moins de 90 minutes améliorent la fonction cognitive des personnes plus âgées.

Les siestes courtes peuvent avoir plusieurs avantages :

  • coûtent moins cher que le café et les boissons énergisantes,
  • améliorent la mémoire,
  • aident à avoir plus d’attention et de concentration,
  • optimisent l’humeur,
  • réduisent le risque de mort cardiaque,
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  • soutiennent la créativité.

La sieste est également une pratique culturelle courante dans de nombreuses régions du monde (siesta en Espagne ou riposo en Italie). Les habitudes de sommeil varient considérablement d’une culture à l’autre et à travers l’histoire. Ces moments de repos traditionnels n’ont probablement pas d’effets négatifs sur la santé car elles ne sont pas révélatrices d’une privation de sommeil de toute la population. Elles sont plutôt un moyen d’organiser le sommeil en fonction des modes de vie.

Quels sont les risques potentiels des siestes fréquentes par nécessité ?

Les siestes courtes ne sont pas nocives, mais celles qui sont indispensables et plus longues peuvent indiquer un sommeil nocturne moins réparateur.

La qualité médiocre du sommeil peut être due à l’insomnie ou à un autre problème de santé. Ne pas dormir suffisamment la nuit augmente le risque de dépression, de maladie cardiaque, d’AVC et de diabète de type 2.

Les personnes au sommeil perturbé peuvent avoir des niveaux plus élevés de catécholamines, selon le Dr Virend Somers, directeur des installations cardiovasculaires et du sommeil au Centre de science clinique et translationnelle de la Mayo Clinic. Les catécholamines sont un groupe d’hormones qui affectent la réponse d’adrénaline du corps et qui peuvent augmenter la pression artérielle.

Une fonction endothéliale altérée accompagne souvent l’hypertension artérielle :

  • l’endothélium est une couche de cellules qui tapisse les vaisseaux sanguins, leur permet de se dilater ou de s’élargir. La dilatation empêche la formation de caillots à l’intérieur des vaisseaux sanguins et maintient la santé vasculaire,
  • un mauvais sommeil peut rendre difficile le maintien maintenir de vaisseaux sanguins ouverts et sans caillots.

Les auteurs de l’étude de 2022 ont rapporté que les personnes qui faisaient habituellement la sieste avaient, par rapport à celles qui ne le faisaient pas, un risque :

  • 12 % plus élevé d’hypertension artérielle,
  • 24 % plus élevé d’AVC.

Le risque d’hypertension artérielle a augmenté de 20 % chez les personnes qui faisaient habituellement la sieste et qui avaient moins de 60 ans.

L’étude présente certaines limites, notamment un manque d’informations sur la durée des siestes. Les participants à l’étude ont déclaré eux-mêmes leurs habitudes et il est possible que l’information n’ait pas été entièrement exacte. Les participants étaient principalement des hommes d’âge moyen et âgés d’ascendance européenne : les conclusions peuvent ne pas refléter fidèlement une population large et diversifiée.

Quels sont les conseils pour faire une bonne sieste ?

L’une des meilleures façons de retirer les bénéfices d’une sieste et de minimiser les risques est de l’organiser.

  • éviter de faire la sieste tard dans la journée : le début d’après-midi est le moment optimal mais éviter de faire la sieste après 15 heures. Il y a un risque d’avoir du mal à s’endormir la nuit si la sieste est trop près de l’heure du coucher,
  • boire du café : il peut être utile de siroter une tasse de café un peu avant la sieste. La caféine prendra effet au moment du réveil, ce qui aide à se sentir plein d’énergie,
  • rendre son environnement confortable : un endroit frais, sombre et calme si possible,
  • chronométrer les siestes : régler une alarme pour ne pas dormir plus de 20 à 30 minutes, sinon risque de se réveiller groggy et ne pas se sentir bien reposé avec une sieste trop longue.

Quand consulter un médecin ?

 Si faire fréquemment la sieste est la seule façon de se sentir reposé(e), il peut y avoir un problème de santé sous-jacent à traiter.

Une somnolence diurne excessive peut indiquer un trouble du sommeil, une dépression ou un dysfonctionnement de la thyroïde. Un médecin peut diagnostiquer et traiter le problème de santé sous-jacent. Ces signes de somnolence diurne excessive invite à consulter :

  • difficulté à se réveiller,
  • sensation d’agitation,
  • faire fréquemment la sieste au travail, pendant les repas ou en pleine conversation,
  • manque d’appétit,
  • faible énergie,
  • changements d’humeur (par exemple, anxiété, irritabilité),
  • ne pas se sentir bien reposé après une sieste,
  • dormir 14 à 18 heures par jour,
  • parler lentement,
  • problèmes de mémoire et de réflexion.

Les siestes ne sont pas toujours mauvaises pour la santé et peuvent améliorer l’attention, la mémoire et l’humeur. Si elles sont fréquentes par nécessité, elles pourraient être liées à une augmentation du risque de complications cardiovasculaires en cas de sommeil détérioré.

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Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.

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