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Faible taux de testostérone chez la femme : quelles conséquences ?

La testostérone est la principale hormone sexuelle masculine, également présente chez les femmes. Quel est l’impact d’un faible niveau chez elles ?

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La testostérone est responsable du développement des organes et tissus reproducteurs masculins (prostate, testicules) et contribue à la masse musculaire et osseuse des hommes. Elle est aussi présente chez leurs homologues féminins et peut fluctuer tout au long de la vie. Un faible taux de testostérone chez la femme a des effets sensibles sur leur santé mais les scientifiques n’ont pas encore établi de « norme souhaitable » pour cette hormone.

Quel niveau pourrait-il être considéré comme faible taux de testostérone chez la femme ?

Il n’existe pas de consensus sur le taux de testostérone chez la femme : le médecin l’estime à partir du contexte médical et personnel de chacune.

Plages de référence de testostérone pour les femmes

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âgetestostérone : nanogramme/décilitre de sang
2 à 5 ans0 à 10
5 à 10 ans0 à 10
10 à 18 ans5 à 38
18 ans à la ménopause10 à 55
Post-ménopause7 à 40

Signes d’un faible taux testostérone chez une femme

Le corps a besoin de testostérone pour produire de nouveaux globules rouges, réguler les niveaux hormonaux et équilibrer l’humeur. Un excès ou un manque de testostérone provoque plusieurs symptômes possibles :

  • fatigue, léthargie,
  • faiblesse
  • dépression, anxiété, stress chronique,
  • troubles du sommeil,
  • baisse du désir et de satisfaction sexuels,
  • prise de poids,
  • cycle menstruel irrégulier,
  • problèmes de fertilité,
  • sécheresse vaginale,
  • perte de densité osseuse.

Certaines femmes ne ressentent aucun symptôme lié à un faible taux de testostérone.

Quelles sont les causes principales d’un faible de taux  de testostérone féminine ?

Une femme peut présenter un faible taux de testostérone en raison du vieillissement naturel ou d’une maladie chronique.

La testostérone diminue naturellement chez les femmes avec le temps. D’autres hormones, comme les hormones féminines œstrogènes, le font également. De faibles niveaux de testostérone peuvent indiquer un problème aux ovaires, glandes surrénales ou à l’hypophyse :

  • ménopause : les ovaires produisent de la testostérone et leur niveau régresse pendant la ménopause,
  • ovariectomie : antécédents d’ablation chirurgicale des ovaires,
  • thérapie œstrogénique,
  • insuffisance surrénale (maladie d’Addison) : les glandes surrénales ne produisent pas les hormones cortisol et aldostérone,
  • hypopituitarisme : une maladie rare dans laquelle les glandes hypophysaires ne produisent pas suffisamment d’hormones.

Comment ce trouble de la testostérone est-il diagnostiqué ?

Un test sanguin peut mesurer les niveaux de testostérone.

Si vous observez de possibles symptômes de faible niveau de testostérone, consultez un médecin. Les symptômes sont considérés comme vagues et souvent causés par d’autres affections (stress chronique ou dépression).

Les niveaux de testostérone fluctuent naturellement jusqu’à la ménopause. Le médecin recommande à un moment précis du cycle menstruel de tester le taux de cette hormone. Il prend en compte les résultats du test sanguin et les symptômes pour établir un diagnostic. Il peut aussi effectuer des examens plus approfondis au besoin.

Quels sont les traitements possibles d’un faible taux de testostérone ?

L’objectif du traitement est d’améliorer les symptômes et d’augmenter les niveaux d’énergie et la libido :

  • médicaments œstrogéniques : certains contiennent également de la testostérone synthétique, une option possible après la ménopause,
  • médicaments à base de testostérone : sous forme d’injections, de gel, de patchs cutanés et d’implants sous-cutanés,
  • suppléments de DHEA : La déhydroépiandrostérone (DHEA) est une hormone stéroïde produite par les glandes surrénales et un précurseur de la testostérone. La prise d’un supplément de DHEA pourrait augmenter le taux de testostérone mais les recherches sont encore insuffisantes.

Quels sont les effets secondaires possibles des traitements de testostérone chez les femmes ?

Les effets secondaires possibles des traitements de testostérone sont pour beaucoup « virilisants » avec des risques de :

  • pilosité faciale,
  • acné,
  • voix plus grave,
  • perte de cheveux,
  • hypertrophie du clitoris,
  • rétention d’eau, prise de poids,
  • agressivité, irritabilité.

Une thérapie à la testostérone chez une femme nécessite une indication médicale claire (comme un faible taux de testostérone symptomatique confirmé) et une surveillance étroite. Les besoins des femmes sont bien plus faibles que ceux des hommes, le dosage doit être précisément ajusté.

La testostérone peut apporter des bénéfices de bien-être, énergie, libido aux femmes souffrant d’un déficit. Mais la prudence est nécessaire car certains effets secondaires pourraient être irréversibles. La patiente doit discuter les bénéfices /risques avec son médecin.

Quelles sont les thérapies alternatives et les méthodes d’auto-soin ?

Des traitements alternatifs et des changements de mode de vie sont également conseillés pour agir contre les symptômes d’un faible niveau de testostérone :

  • gestion du stress : le stress chronique peut diminuer la testostérone,
  • hygiène du sommeil : un sommeil de mauvaise qualité contribue à une faiblesse de certaines hormones,
  • alimentation nutritive : une alimentation équilibrée et riches en vitamines, minéraux, protéines, fibres et graisses saines favorise la production et l’équilibre des hormones,
  • suppléments de DHEA : elle peut inciter le corps à produire plus de testostérone mais les recherches sont insuffisantes pour savoir si cette option de traitement est sûre et efficace,
  • sexothérapie : cette thérapie aide à traiter les dysfonctions sexuelles (faible libido ou moindre satisfaction sexuelle).
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Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.

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