Allergies alimentaires des enfants : 8 mythes et faits avérés
Les diagnostics d’allergie alimentaire d’un enfant sont stressantes à vivre. Les idées fausses et les mythes à ce sujet sont légion.

De plus en plus d’enfants sont diagnostiqués allergiques : leur nombre a augmenté de 50 % entre 2007 et 2021. Quand les allergies alimentaires des enfants se multiplient, les avis fantaisistes le font aussi. Tel médicament serait aussi efficace qu’un autre auto-injecteur pour stopper une allergie réactive, alors que ce n’est pas vrai. Comment savoir ? Pour prendre les bonnes décisions, il vaut mieux prendre connaissances des faits sur les allergies alimentaires et laisser de côté les mythes les plus courants ou du moment.
1er mythe sur les allergies alimentaires des enfants : elles ne sont pas si graves
Les allergies alimentaires peuvent être mortelles.
Elles sont plus qu’une réaction légère à certains aliments. Elles peuvent provoquer une réaction grave, potentiellement mortelle : l’anaphylaxie qui place le corps en état de choc. La pression artérielle chut, les voies respiratoires se rétrécissent, respirer devient difficile.
Certains enfants développent une éruption cutanée, de l’urticaire, alors que d’autres ont des nausées et vomissent. Si elle n’est pas traitée immédiatement avec une injection d’épinéphrine, une hormone, elle peut être fatale.
2ème mythe : la diphénhydramine suffit
Les antihistaminiques, à base de diphénhydramine, ne stoppent pas l’anaphylaxie.
La diphénhydramine et l’épinéphrine sont 2 molécules complémentaires :
- la diphénhydramine : vendue avec ou sans ordonnance, traite divers symptômes allergiques (rhume des foins, urticaire, etc.), et peut être utilisée en complément pour des symptômes légers comme un écoulement nasal ou des démangeaisons dans la bouche.
- l’épinéphrine : est le traitement sur ordonnance de première intention. En cas de réaction grave, un auto-injecteur permet de traiter rapidement les symptômes de l’anaphylaxie. Elle ouvre les voies respiratoires, facilite la respiration, et aide à réguler la pression artérielle et la fréquence cardiaque. Elle peut également réduire les démangeaisons et l’urticaire.
Erreur n°3 : manger une petite quantité de l’aliment seulement
Manger une petite quantité de l’aliment est nocif et ne peut atténuer l’allergie.
Une infime quantité d’un allergène alimentaire peut provoquer une anaphylaxie. Le corps peut toujours détecter l’allergène et réagir, même en petite quantité.
L’immunothérapie orale consiste à exposer lentement une personne à son allergène à petites doses pour entraîner son système immunitaire à ne pas réagir.
La seule fois où l’enfant devrait être intentionnellement exposé à l’allergène est sous la supervision d’un médecin. Ne le faites jamais sans une présence médicale.
Mythe 4 : intolérance et allergie alimentaires sont la même chose
Les allergies alimentaires et les intolérances alimentaires sont très différentes.
- L’intolérance alimentaire peut être désagréable mais ne met généralement pas la vie en danger. Elle peut, ou non, impliquer une réaction du système immunitaire et provoquer des symptômes plus légers (problèmes gastro-intestinaux, maux de tête ou réactions cutanées).
- Une allergie alimentaire est une réaction immunitaire à médiation par des anticorps à un aliment, qui risque d’entraîner des symptômes potentiellement mortels.
Mythe 5 : les tests d’allergies alimentaires sont toujours précis
Les tests cutanés et sanguins pour les allergies alimentaires peuvent donner des résultats faussement positifs.
Dans le diagnostic des allergies alimentaires, le test de référence est la provocation orale : il est réalisé pour voir ce qui se passe lorsque l’enfant met l’aliment en question dans sa bouche.
Sous la supervision du médecin, l’enfant mange l’aliment suspecté à doses mesurées et le médecin attend et observe la réaction. Dès les premiers symptômes de l’enfant, le test est arrêté et le praticien prescrit des médicaments pour stopper la réaction et soulager ses symptômes.
Mythe n° 6 : les allergies alimentaires débutent toujours pendant l’enfance
Les allergies alimentaires peuvent se développer à tout âge, n’importe quand.
Des personnes de 70 ou 80 ans peuvent être diagnostiquées. Les plus courantes chez les adultes sont les allergies au poisson, aux crustacés, aux arachides et aux fruits à coque.
7ème idée fausse : les allergies alimentaires des enfants ne disparaissent jamais
Il est possible que l’enfant guérisse de son allergie alimentaire en grandissant.
Les enfants sont plus susceptibles de surmonter certaines allergies : environ 80 % des enfants allergiques aux œufs et au lait finiront par ne plus l’être.
Pour les arachides et les fruits à coque, c’est le contraire : seulement 20 % des enfants s’en débarrassent en grandissant. Plus un enfant a été diagnostiqué jeune, plus son allergie alimentaire a de chances de disparaitre.
Dernier mythe (n° 8) : un plat au restaurant, sans ingrédients mentionnés, est sûr à manger
Tous les ingrédients ne sont pas indiqués dans la description des plats de la carte.
Il faut être prudent lors de repas pris à l’extérieur. Demandez la liste des ingrédients du plat choisi et la façon exacte dont il a été préparé. Méfiez-vous de la contamination croisée pendant la préparation en cuisine.
Informez les responsables des endroits où mange l’enfant de son allergie alimentaire. Si possible, consultez le menu à l’avance pour savoir ce qu’il pourrait manger en toute sécurité.
Sources :
Ameli : allergies alimentaires
VIDAL : allergie alimentaire chez l’enfant
Revue médicale suisse : allergie alimentaire de l’enfant, un défi diagnostique
Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.
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