Prévenir une crise cardiaque : ce qu’il faut savoir et faire
Les choix de mode de vie aident réellement à réduire les risques cardiaques : alimentation, exercice physique, sommeil, stress... voilà ce que vous pouvez faire.

L’infarctus du myocarde touche environ 80 000 personnes par an en France. Le flux sanguin vers leur cœur s’arrête ou est fortement réduit. La mort ou des dommages cardiaques permanents sont possibles.
La prévention est efficace : les choix d’hygiène de vie individuels peuvent réduire considérablement le risque ou la gravité. Voilà à présent des conseils de cardiologue pour prévenir une crise cardiaque.
Comment prévenir une crise cardiaque ?
Le cœur est une pompe au centre d’un système de vaisseaux sanguins long de près de 100 000 km dans le corps.
C’est énorme, non ?
Ce vaste réseau d’artères, de veines et de capillaires s’étend de la tête aux pieds dans une boucle fermée qui commence et se termine au cœur.
Entretenir ces vaisseaux sanguins est essentiel pour la circulation du sang. Un blocage de quelque nature que ce soit peut arrêter ou ralentir le flux sanguin et provoquer une crise cardiaque. Pour cela, il est important de procéder à un contrôle de la tension artérielle régulier, car une hypertension non détectée peut être un facteur de risque majeur.
Il est également crucial de savoir agir rapidement en cas d’urgence si vous ou un proche présentez des symptômes évocateurs, car chaque minute compte pour limiter les séquelles.
Prenez ces 9 décisions pour aider le sang à irriguer et oxygéner votre corps le mieux possible.
Surveillez votre poids
Le surpoids est un fardeau pour le cœur et le système cardiovasculaire.
Il peut endommager les vaisseaux sanguins, faire monter la tension artérielle et élever le cholestérol : ce sont des facteurs liés à un risque accru de crise cardiaque.
L’IMC est un outil de dépistage de la masse corporelle pour estimer un surpoids ou une obésité. La formule utilise la taille et le poids :
- un IMC supérieur à 30 est la référence habituelle pour l’obésité,
- de 25 à 29,9, c’est un surpoids.
Tomber dans l’une ou l’autre de ces catégories augmente le risque d’une crise cardiaque. La graisse du ventre peut provoquer une accumulation accrue de plaque dans les parois des artères, augmentant le risque d’infarctus.
Perdre même quelques kilos peut améliorer considérablement la santé du cœur et réduire les risques.
Mangez sainement
Cela protège du risque du surpoids et d’obésité.
Imaginez que vous jetez des déchets gras dans un évier, le risque de tuyaux bouchés à un moment donné vous pend au nez. Cette analogie est parlante pour la nourriture et le risque de crise cardiaque.
Les aliments riches en gras saturés, en sucre et en sel peuvent bloquer la circulation sanguine. Au fil du temps, ce type d’aliments peut causer une accumulation de plaque et obstruer les artères.
La prévention consiste à limiter la viande rouge, les aliments frits et transformés. Que manger ?
Le régime méditerranéen est l’étalon-or d’une alimentation saine pour le cœur. Il s’inspire des habitudes alimentaires traditionnelles des pays riverains de la mer Méditerranée qui privilégie les fruits, légumes, céréales complètes, huile d’olive, un corps gras sain.
Une étude publiée en 2018 dans le New England Journal of Medicine a montré que cette alimentation fait bien plus qu’améliorer le taux de cholestérol et la tension artérielle ; elle réduit également le risque d’AVC et de crise cardiaque.
D’autres régimes, à base de plantes, peuvent aussi réduire ces risques. Mais les preuves sont moins nettes sur l’AVC et l’infarctus.
Adopter définitivement le régime méditerranéen est un investissement à long terme pour votre santé. Il est facile de s’y tenir, il n’est pas très restrictif. C’est inutile de suivre des régimes restreints puis de revenir à la malbouffe à cause des frustrations endurées.
Faites de l’activité physique
Le muscle cœur se renforce avec l’exercice.
Le muscler permet de pomper plus de sang, de garder les artères plus ouvertes et flexibles et d’optimiser la circulation sanguine.
Travailler en aérobie, utiliser l’oxygène à la source de l’énergie et augmenter la fréquence cardiaque, entretient la fonction de pompage du cœur et réduit le risque d’infarctus.
L’activité physique régulière peut aussi abaisser la tension artérielle, améliorer le taux de cholestérol et maintenir le poids : au moins 150 minutes d’exercice d’intensité modérée par semaine (intensité modérée signifie pouvoir tenir une conversation durant l’exercice, soit une marche rapide ou un jogging léger). Avec une intensité plus élevée, 75 minutes ou plus seront efficaces. Il est conseillé de faire 2 à 5 séances d’activité physique par semaine.
Prévoyez des examens de santé réguliers
Deux mesures clés pour la santé du cœur : la tension artérielle et le cholestérol.
Ces facteurs de santé « cachés » sont invisibles en observant le corps. Les résultats de leurs mesures permettent au médecin d’évaluer le risque cardiaque. Avec l’âge, cela devient prioritaire car les infarctus sont plus fréquents, notamment en présence d’antécédents familiaux.
Suivez ces 4 facteurs de risque :
- la tension artérielle : une mesure annuelle permet de surveiller les changements, même si la pression sanguine est régulièrement bonne (inférieure à 120/80). Si elle augmente ou dépasse ce chiffre, votre médecin pourra vous conseiller un suivi plus fréquent. Vous pouvez aussi faire une auto surveillance chez vous.
- le cholestérol : au minimum, un adulte en bonne santé devrait faire vérifier son taux de cholestérol tous les quatre à six ans avec un examen sanguin appelé panel lipidique. En cas de risque élevé de maladie cardiaque et d’accident vasculaire cérébral, le bilan devrait être plus fréquent.
- l’IMC (rapport entre la taille et le poids) : à effectuer régulièrement.
- la glycémie : le diabète double le risque de maladie cardiaque. Une mesure de glycémie évalue le glucose dans le sang pour le dépister. À faire régulièrement à partir de 35 ans et plus tôt avec des facteurs de risque élevés.
Les renseignements obtenus dans ces bilans peuvent aider prendre les bonnes mesures pour protéger le cœur.
Repensez votre hygiène de vie
Près d’un adulte sur trois dans le monde souffre d’hypertension. L’hypercholestérolémie est encore plus fréquente, avec 39 % de la population mondiale. Le diabète atteint environ 10 % des gens.
Pourquoi donner ces statistiques ? C’est pour accentuer que beaucoup de gens ont des facteurs de risque de crise cardiaque. Vous aussi, peut-être ?
Prendre des mesures de prévention est possible et efficace. Les médicaments peuvent aussi être prescrits mais, avant tout, une bonne hygiène de vie est indispensable.
Arrêtez de fumer
Une cigarette libère plus de 7 000 produits chimiques toxiques pour le cœur. Le tabac peut causer l’athérosclérose, un durcissement et un rétrécissement des artères.
L’accumulation de plaque peut réduire le flux sanguin vers le cœur et déclencher une crise cardiaque (en plus de tous les autres problèmes de santé causés par le tabac).
Arrêter de fumer réduit le risque de crise cardiaque dans les 24 heures suivant la dernière cigarette. En un an, le risque de maladie cardiaque diminue de moitié par rapport à celui d’un(e) fumeur(se).
Diminuez l’alcool
Quelques bières ou cocktails de trop peuvent avoir un impact important sur le cœur. Boire une quantité excessive en une seule nuit garantit l’élévation de la de la tension artérielle.
Si vous buvez régulièrement avec une tension artérielle élevée, le risque de crise cardiaque augmente. Une consommation excessive d’alcool peut même modifier la forme du cœur, un trouble nommé cardiomyopathie induite par l’alcool.
Buvez avec modération ! Le moins vous buvez, le mieux vous vous porterez (les recommandations institutionnelles indiquent 2 boissons alcoolisées maximum pour les hommes et 1 pour les femmes, par jour). Ne pas du tout boire d’alcool est la meilleure de toutes.
Luttez contre le stress
Le stress chronique déclenche une réaction en chaîne négative dans tout le corps. Le cœur et le système cardiovasculaire sont parmi les zones les plus
Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.
PRESSE SANTÉ s'efforce de transmettre la connaissance santé dans un langage accessible à tous. En AUCUN CAS, les informations données ne peuvent remplacer l'avis d'un professionnel de santé.