Santé

Se préparer à une coloscopie : 8 choses importantes à savoir

Une coloscopie est un examen intimidant mais c’est une procédure de routine pour les médecins. Pour s’y préparer, voici 8 choses à savoir.

La coloscopie, une procédure de routine au cours de laquelle un médecin utilise un long tube muni d’une minuscule caméra pour examiner le côlon et le rectum. Elle peut être pratiquée à tout âge pour diagnostiquer ou exclure diverses pathologies gastro-intestinales.

L’American Cancer Society recommande aux personnes présentant un risque moyen de cancer colorectal de commencer le dépistage à l’âge de 45 ans par coloscopie, en complément d’analyses de selles pour rechercher la présence de sang.

En France, les tests de dépistages des selles sont réalisés en premier, la coloscopie n’intervenant éventuellement que dans un 2ème temps, en fonction des résultats ou de situations spécifiques.

Peu de gens savent comment se passe cet examen avant de l’avoir fait et il bien utile de se préparer à une coloscopie la première fois. La coloscopie ne doit pas être un examen tabou ou mystérieux et les médecins militent pour que les patients sachent de quoi il s’agit avant d’en passer une.

Que faut-il faire pour se préparer à une coloscopie ?

Elle s’anticipe plusieurs jours à l’avance et il est très important de suivre les instructions de préparation méticuleusement. La qualité de la préparation est essentielle à la réussite de l’examen.

Instructions de préparation

Le côlon et le rectum doivent être complètement vides pour que le médecin puisse avoir la meilleure vision possible. Il faut donc suivre un régime liquide la veille de l’examen et prendre une solution de préparation colique, à l’effet laxatif puissant.

Ce n’est pas particulièrement agréable, reconnaît le Dr Sreeni Jonnalagadda, gastro-entérologue au Saint Luke’s Hospital à Kansas City, Missouri. Mais il est nécessaire de bien respecter les instructions données. Appeler le lieu d’intervention en cas de doutes ou de questions.

Tolérance à la solution de préparation colique

Le processus de préparation d’une coloscopie est très variable : certaines personnes apprécient de se sentir allégées, propres ; pour d’autres, c’est une épreuve que de se vider.

Le Dr Jonnalagadda conseille de mettre la solution de préparation au réfrigérateur (plus elle est froide, plus elle sera tolérable) et de la prendre à l’aide d’une paille pour réduire l’exposition aux papilles gustatives. Les gens n’anticipent souvent pas la quantité de liquide qu’ils devront boire de la solution ou de l’eau par la suite (venir à bout de ce volume peut être difficile à ingérer).

Les personnes qui souffrent de constipation devraient se renseigner auprès de leur médecin pour savoir si elles auraient besoin d’un stimulant intestinal additionnel, suggère le Dr Uri Ladabaum, Directeur du service clinique de gastro-entérologie et d’hépatologie à l’école de médecine de l’université de Stanford (également Directeur du programme de prévention du cancer gastro-intestinal).

Une fois que la solution fait effet, prévoir des réserves de lingettes humides pour éviter les irritations aux toilettes.

Préparation plusieurs jours à l’avance

Quelques jours avant l’examen, suivre à un régime dit sans résidus (sans aliments riches en fibres comme les céréales complètes, les fruits et les légumes crus) pour minimiser la quantité d’aliments non digérés restant dans le côlon. Éviter les noix et des graines, qui peuvent obstruer l’endoscope. Manger plus léger que d’habitude peut faciliter l’évacuation imminente. Il est également important de se prémunir contre une déshydratation potentielle, en buvant un litre d’eau supplémentaire chaque jour, dès trois jours avant l’examen.

Options de régime liquide

Une journée sans nourriture solide peut sembler difficile à supporter. Les jus de fruits transparents, les sodas clairs, le thé ou le café noir sont autorisés la veille de l’examen, ainsi que du bouillon pour les protéines.

En cas de besoin de manger quelque chose, mâcher des oursons en gélatine apporte un soulagement psychologique pour  la préparation au nettoyage du côlon, explique le Dr Jonnalagadda. Éviter les oursons rouges, bleus et violets, qui peuvent laisser un résidu ressemblant à du sang. (De même pour les glaces à l’eau, la gelée et les granités).

Un examen perçu comme embarrassant mais facile à supporter

Les patients sont souvent embarrassés par la nature de l’examen, explique le Dr Jonnalagadda. Mais pour les médecins, c’est un acte habituel. Tout le monde devrait faire des dépistages du cancer colorectal et une coloscopie est le petit prix à payer pour la tranquillité d’esprit.

La préparation est intense, l’attente avant et après l’examen parfois longue, mais la durée de la  coloscopie est en principe d’environ 30 minutes.

Le patient a le choix entre rester éveillé ou être sous sédation légère mais beaucoup veulent être totalement endormis. La plupart du temps, ils ressortent de l’examen en disant : “Oh, c’était juste ça ?” La récupération n’est pas un problème. Les gens disent s’être inquiétés plus que nécessaire.

Si vous avez retardé une coloscopie, faites-la, Ne pas culpabiliser, ne pas paniquer et comprendre que le dépistage est une très bonne chose.

Que peuvent les coloscopies contre le cancer colorectal ?

Une coloscopie permet de dépister le cancer colorectal et, dans de nombreux cas, de le prévenir.

Le cancer colorectal est le troisième cancer le plus fréquent dans les pays occidentaux. Chez les moins de 50 ans, c’est désormais la principale cause de décès lié au cancer, les cas augmentant d’environ 3 % par an depuis 2011.

Pendant l’examen, les médecins cherchent à retirer les polypes, des petits amas de cellules qui se forment sur la paroi du côlon ou du rectum. Ils sont fréquents, avec le vieillissement (environ 40 % des personnes de plus de 50 ans en ont). La plupart sont inoffensifs mais certains polypes peuvent se développer silencieusement en cancer avec le temps.

Après une coloscopie qui n’a rien révélé d’inquiétant, les personnes présentant un risque moyen attendent généralement 10 ans avant la suivante. Si des polypes sont retirés, l’intervalle de suivi varie en fonction du nombre, de la taille et du type de polypes.

 

Vous avez aimé cet article ?


Suivre Presse Santé sur Google News G
Suivre Presse Santé sur Google News

Cet article a été élaboré avec le soutien d'un outil d'intelligence artificielle. Il a ensuite fait l'objet d'une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux. PRESSE SANTÉ s'efforce de transmettre la connaissance santé dans un langage accessible à tous. En AUCUN CAS, les informations données ne peuvent remplacer l'avis d'un professionnel de santé.