
Certains chercheurs étudient comment des changements subtils dans les modes d’élocution pourraient être des symptômes de l’Alzheimer permettant une meilleure prise en charge du déclin cognitif.
Comment repérer des symptômes de l’Alzheimer dans un changement subtil de la parole ?
Lorsque les problèmes d’élocution et de mémoire deviennent plus fréquents ou commencent à interférer avec la vie quotidienne, cela pourrait être un signe de déclin cognitif.
Aux stades précoces de la maladie d’Alzheimer, les personnes peuvent avoir du mal à suivre des conversations, se répéter ou peiner à trouver les mots justes. Deux études récentes suggèrent que des changements subtils dans la parole pourraient offrir des indices précoces :
- vitesse et pauses : une étude de 2024 a révélé qu’un débit de parole ralenti et de longues pauses entre les mots lors d’un effort de mémorisation pourraient indiquer un développement précoce d’Alzheimer,
- temps de réaction : une autre étude montre que même chez des adultes en bonne santé, mettre plus de temps à s’exprimer (et pas seulement avoir du mal à trouver un mot précis) pourrait être un signe avant-coureur.
La neuropsychologue Emma Weizenbaum souligne que, même si ces recherches sont prometteuses pour de futurs outils de diagnostic, elles doivent être interprétées avec prudence. Elle souligne que des recherches supplémentaires sont nécessaires car celles-ci ne permettent pas de traduction clinique directe pour le moment.
Comment aider les personnes confrontées à des changements d’élocution ?
L’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) pourrait aider à surveiller la progression de la maladie. Des stratégies de communication peuvent aussi être appliquées.
Le recours à l’intelligence artificielle
Les chercheurs ont commencé à étudier des moyens d’utiliser des outils d’intelligence artificielle (IA) pour surveiller les 7 étapes de la progression de la maladie d’Alzheimer.
Une étude récente a utilisé un outil d’IA pour détecter les changements d’élocution chez des participants présentant un trouble cognitif léger (TCL). L’outil s’est révélé précis à plus de 78 % pour prédire quels participants allaient recevoir un diagnostic d’Alzheimer sur une période de six ans.
Les outils d’analyse de la parole doivent être utilisés avec une approche globale car un diagnostic n’est pas utile sans savoir quoi faire de ces résultats diagnostiques », a déclaré Jeanne Gallée, orthophoniste et chercheuse postdoctorale au Centre de recherche sur la maladie d’Alzheimer de la faculté de médecine de l’Université de Washington (UW).
La mise en place de stratégies de communication
La communication peut devenir difficile aux premiers stades de la maladie d’Alzheimer.
Avec un proche souffrant de déclin cognitif ou de démence, apprendre des stratégies de communication peut être d’une grande aide. Il faut veiller à :
- inclure la personne dans la conversation,
- lui donner plus de temps pour répondre aux questions,
- de lui demander quelle méthode de communication elle préfère.
Toute intervention visant à maintenir la communication ou à trouver des stratégies de compensation aura un impact substantiel sur la qualité de vie, l’autonomie et le fonctionnement quotidien.
Si un proche présente des pertes de mémoire fréquentes ou des changements dans sa façon de parler, il peut être utile d’en discuter avec un médecin.
Sources :
Alzheimer’s Association : communication et Alzheimer
National Institute on Aging : communiquer avec une personne atteinte d’Alzheimer
Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.
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