Symptômes de la sclérose en plaques : à connaître
La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui attaque par erreur le système nerveux. Quels sont les signes et symptômes ?

Cette maladie cause des dommages au cerveau et à la moelle épinière. Les symptômes de la sclérose en plaques (SEP) apparaissent généralement entre 20 et 40 ans avec des changements sensoriels, moteurs, visuels et cognitifs. Ils évoluent différemment chez chaque personne. Certaines connaissent des poussées entrecoupées de longues périodes de rétablissement (rémissions). Les symptômes peuvent être imprévisibles, apparaître ou disparaître sans prévenir ou changer avec le temps.
D’autres verront leurs symptômes s’aggraver constamment. Des malades peuvent être légèrement atteints quand d’autres peuvent présenter des symptômes plus graves.
Quels sont les symptômes de la sclérose en plaques ?
La SEP peut provoquer de l’ataxie, une perte de contrôle des mouvements, affecter le fonctionnement de la vessie et des intestins et modifier la fonction sexuelle.
Ataxie
L’un des symptômes les plus courants de la SEP est une perte de contrôle des mouvements appelée ataxie. Jusqu’à 80 % des personnes atteintes présentent ce symptôme. La marche devient la difficile, la coordination diminue et tenir l’équilibre est compliqué.
D’autres changements dus à l’ataxie peuvent apparaître :
- changements de la parole : scandée (marquer une pause après chaque syllabe d’un mot et prononcer chaque syllabe lentement) ou pâteuse/mal articulée,
- mouvements oculaires anormaux,
- difficultés à effectuer des tâches quotidiennes qui exigent des mains stables : comme boutonner une chemise ou utiliser un stylo,
- difficultés à avaler.
Un premier symptôme courant de la SEP est le tressautement facial. Certaines personnes peuvent éprouver des tremblements ou des spasmes musculaires, et d’autres peuvent ressentir une raideur dans leur corps.
En général, le mouvement est rendu plus difficile. Des contractions musculaires involontaires et soudaines peuvent provoquer des mouvements répétitifs ou une interruption du mouvement.
Dysfonctionnement de la vessie et des intestins
La SEP peut également affecter le fonctionnement de la vessie et des intestins. Leur atteinte peut évoluer quotidiennement : par exemple, être constipé un jour et ne plus pouvoir contrôler ses intestins le lendemain. Certaines personnes auront du mal à vider complètement leur vessie et d’autres urineront plus fréquemment. L’urgence d’uriner peut varier d’un jour à l’autre.
Troubles de la fonction sexuelle
Des changements dans leur vie sexuelle peuvent être observés : difficulté à d’atteindre l’orgasme, et désir sexuel parfois diminué.
Symptômes visuels
Un premier signe courant de la sclérose en plaques est un changement de la vision. Les trois changements visuels les plus fréquents sont dus à la névrite optique, à la diplopie (vision double) et au nystagmus :
- la névrite optique : une inflammation du nerf optique affecte généralement un œil. Une douleur lancinante peut être ressentie quand l’œil bouge ou une perte /modification de la capacité à voir les couleurs se produire. La vision peut également devenir floue ou faible. Dans la plupart des cas, la vision revient à la normale,
- la vision double (diplopie) : les nerfs qui contrôlent le mouvement des yeux sont enflammés ou endommagés. Les lésions nerveuses peuvent affaiblir les muscles, compliquant la coordination des yeux. Avec la vision double, un objet peut être vu en double, superposé, ou côte à côte. L’effet peut être temporaire ou durable,
- le nystagmus : les yeux effectuent involontairement des mouvements incontrôlés. Rapides, ceux-ci sont verticaux, horizontaux ou circulaires. Parfois appelés “yeux dansants”, le nystagmus peut donner l’impression que tout bouge autour de soi. Ce symptôme peut être temporaire ou durable.
Symptômes cognitifs
Plus de la moitié des personnes atteintes de sclérose en plaques connaissent des changements cognitifs et dans le fonctionnement du cerveau. Ils surviennent généralement aux stades précoces de la maladie. La mémoire et l’apprentissage sont les plus fréquemment touchés.
Ils sont généralement légers, bien que chez certaines personnes ils puissent affectent la capacité à travailler. Les changements affectent généralement un ou deux domaines de la cognition plutôt que tous les domaines.
Quelques exemples de changements cognitifs :
- penser plus lentement,
- avoir du mal à trouver le mot juste,
- oublier les étapes des tâches effectuées tous les jours,
- avoir du mal à prendre des décisions simples et quotidiennes,
- expérimenter un déclin des performances au travail,
- difficulté à suivre une conversation.
Symptômes sensoriels
Certaines personnes atteintes de sclérose en plaques développent de nouvelles sensations corporelles ou des changements dans la façon dont les sens perçoivent leur environnement.
L’un des symptômes sensoriels les plus courants de la SEP est l’engourdissement. La perte de sensation est souvent ressentie dans un bras, une jambe ou le visage. L’incapacité de sentir quelque chose dans sa main peut se produire. L’engourdissement peut provoquer une sensation de picotement ou de fourmillement plutôt qu’une perte de sensation et peut être intermittent.
Une autre sensation courante dans la SEP est le signe de Lhermitte. Une sensation de choc électrique est envoyée le long de la colonne vertébrale et vers les extrémités au moment de fléchir le cou. Le signe de Lhermitte peut également provoquer des vertiges.
Certaines personnes peuvent avoir du mal à distinguer les températures chaudes et froides ou devenir plus sensible à la chaleur, ce qui entraînerait une surchauffe du corps exposé à des températures élevées. Le phénomène d’Uhthoff est une surchauffe qui peut provoquer une aggravation temporaire des symptômes neurologiques de la SEP.
Il est également possible de ressentir une douleur neuropathique (douleur nerveuse chronique).
Symptômes émotionnels
Certains troubles de santé mentale sont plus fréquents chez les personnes atteintes de SEP que dans la population générale.
La dépression et l’anxiété surviennent parallèlement à la sclérose en plaques. Les personnes atteintes de SEP et de dépression peuvent ressentir des changements dans leurs centres intérêts et leur humeur. Elles peuvent aussi être atteintes de fatigue. Ces symptômes peuvent empirer à certaines heures de la journée. Certains malades peuvent éprouver un sentiment de culpabilité d’avoir cette maladie.
Quels sont les symptômes de la sclérose en plaques chez les enfants ?
Jusqu’à 10 % des personnes atteintes de sclérose en plaques ressentent des symptômes avant l’âge de 16 ans qui peuvent être similaires à ceux des adultes.
Les enfants peuvent présenter des symptômes moteurs et sensoriels et des changements visuels. Cependant, ils développent parfois une forme de SEP plus agressive. Il est fréquent qu’ils souffrent d’une déficience cognitive significative. En comparaison avec les adultes, ils peuvent avoir des symptômes qui affectent immédiatement leur vie quotidienne et connaître plus de poussées.
Quand consulter un médecin pour des symptômes de sclérose en plaques ?
Lorsque des symptômes de ce type apparaissent : problèmes de vision, faiblesse musculaire, picotements, engourdissements, douleurs, vertiges, troubles du contrôle de la vessie, etc.
Une personne diagnostiquée est probablement suivie par un médecin pour gérer ses symptômes. En plus des rendez-vous réguliers de prescription de médicaments et de suivi des symptômes, contacter son médecin s’il y en a de nouveaux symptômes ou si les symptômes existants s’aggravent.
En particulier, il faut consulter dans les cas suivants :
- pensées suicidaires,
- état dépressif qui durent deux semaines ou plus,
- crises d’épilepsie,
- perte de vision,
- difficultés à respirer,
- effets secondaires de médicaments suspectés.
Durant des années, la sclérose en plaques était diagnostiquée à l’apparition des symptômes de la maladie mais des chercheurs ont mis en évidence des signes précoces, discrets, permettant de prendre en charge cette pathologie plus tôt, jusqu’à 15 ans avant le diagnostic.
Quelles questions poser au médecin ?
Le patient ne doit pas hésiter à poser des questions pour mieux comprendre et vivre dans sa maladie. Voici une amorce de réponses à creuser avec le médecin :
- quelles sont les causes de cette maladie : des chercheurs américains ont établi que la principale cause de la SEP serait le Epstein-Barr, très commun, appartenant aux virus de l’Herpès.
- quelles sont les différents types de SEP: il en existe 4 (SEP Récurrente-Rémittente, 85 % des cas, SEP secondairement progressive, SEP progressive primaire, SEP progressive récurrente),
- comment gérer les changements de la vie sexuelle: bien communiquer avec le partenaire, consulter un sexologue pour l’ajustement des pratiques sexuelles,
- comment aborder les changements cognitifs : stratégies comportementales d’organisation, réadaptation cognitive, hygiène de vie équilibrée,
- y aura-t-il des poussées futures: oui, la SEP est une maladie imprévisible et la probabilité des poussées futures dépend du type de SEP,
- comment éviter et gérer les poussées : respecter strictement le traitement, contrôler la fatigue pour optimiser son énergie et son stress pour développer des mécanismes de réponse, contacter immédiatement son neurologue dès l’apparition d’un nouveau symptôme,
- l’alimentation peut-elle provoquer des poussées : une carence en vitamine B12 et en vitamine D pourrait contribuer aux poussées de sclérose en plaques et manger sainement peut aider à ralentir la maladie,
- quelle est l’espérance de vie : les personnes atteintes de sclérose en plaques peuvent avoir une durée de vie standard.
Sources :
NHI : troubles des mouvements dans la SEP
NHI : gestion des problèmes de vessie dans la sclérose en plaques
National Multiple Sclerosis Society : troubles de la vision dans la SEP
National Multiple Sclerosis Society : troubles cognitifs dans la SEP
Wiley online libray : fonction sensorielle et douleurs chroniques dans la SEP
Nature : symptômes dépressifs, anxiété et troubles cognitifs dans la SEP
Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.
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