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Protéinurie : ce que révèle la présence de protéines dans vos urines, causes cachées

La présence anormale de protéines dans l'urine, appelée protéinurie, peut être le signe d'une maladie rénale chronique

Indispensables à la croissance et au maintien des tissus, les protéines remplissent de nombreuses fonctions dans notre organisme, mais leur présence dans les urines est un véritable signal d’alerte. On parle alors de protéinurie, un symptôme qui ne doit pas être pris à la légère, notamment parce qu’il peut annoncer une maladie rénale chronique et d’autres complications graves. Comprendre d’où vient ce phénomène, savoir comment le diagnostiquer et quels gestes adopter pour préserver ses reins sont des clés pour anticiper et agir si besoin. Pour explorer le rapport entre alimentation, protéines végétales et reins, consulter cette étude sur les bienfaits des protéines végétales.

Protéinurie : comprendre les causes et le mécanisme

Chez une personne en bonne santé, les reins, véritables filtres naturels, retiennent les protéines indispensables et éliminent l’excès de déchets et de liquides. Si le filtre (le glomérule) est altéré ou endommagé, des protéines s’échappent dans les urines : c’est la protéinurie. Plusieurs situations favorisent cette fuite :

  • Maladies rénales chroniques : Le diabète (néphropathie diabétique) ou l’hypertension artérielle figurent parmi les premières causes de dommages aux reins.
  • Infections urinaires : Elles entraînent une inflammation, fragilisant la barrière rénale et favorisant la fuite des protéines.
  • Maladies auto-immunes : Certaines pathologies comme le lupus touchent directement les structures du rein.
  • Médicaments et toxines : Certains traitements ou substances toxiques ont pour effet secondaire une altération du fonctionnement du rein, facilitant la protéinurie.

Plus rarement, un exercice physique intense ou un épisode aigu de stress peut, de façon transitoire, entraîner une légère augmentation de protéines dans les urines. En cas de doute, s’informer sur la réduction du volume urinaire peut révéler un signe précoce d’atteinte rénale.

 

Quelles conséquences pour la santé ?

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L’apparition et la persistance de protéines dans les urines augurent d’un risque accru de maladie rénale chronique (MRC), car elles témoignent d’une pression accrue au sein des glomérules (hypertension intraglomérulaire). Cette surcharge accélère la dégradation progressive du tissu rénal et peut conduire à l’insuffisance rénale terminale si rien n’est fait. À moyen et long terme, la protéinurie augmente la probabilité d’hypertension, de rétention d’eau (œdèmes), de fatigue durable, d’aggravation de la maladie chronique sous-jacente et d’altération globale de la fonction des reins. Bonne nouvelle, la prise en charge rapide et adaptée ralentit considérablement la progression des complications.

Les traitements incluent souvent des médicaments comme les IEC (inhibiteurs de l’enzyme de conversion) ou ARA2 (antagonistes des récepteurs de l’angiotensine), qui protègent spécifiquement le rein, mais aussi un ajustement du mode de vie. L’objectif : diminuer la charge de travail du rein tout en contrôlant les facteurs de risque associés.

Comment la diagnostiquer et la prendre en charge ?

La protéinurie peut rester silencieuse longtemps. Un dépistage est généralement proposé lors de symptômes évocateurs (œdème, hypertension, fatigue) ou dans le suivi d’une maladie chronique. L’analyse consiste à rechercher la présence et la quantité de protéines dans les urines à l’aide d’une bandelette urinaire ou d’un examen de laboratoire plus détaillé. Parallèlement, le médecin évalue la fonction rénale par différents dosages sanguins (créatinine, DFG…) et peut rechercher la cause sous-jacente grâce à des examens complémentaires. Si la protéinurie est confirmée, le suivi s’engage sur la durée, incluant parfois un régime alimentaire adapté, un contrôle strict de la glycémie, de la pression artérielle et la limitation des substances toxiques pour le rein.

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Prévention et conseils pour épargner ses reins au quotidien

  • Maintenir une pression artérielle dans les normes en privilégiant une alimentation protectrice pour les reins et une réduction de l’apport en sel
  • Pratiquer une activité physique régulière et adaptée
  • Limiter la consommation d’alcool, de tabac, d’anti-inflammatoires ou de médicaments toxiques pour le rein
  • Contrôler rigoureusement les pathologies chroniques (diabète, hypertension, maladies cardiaques…)
  • Éviter l’automédication, notamment avec des compléments ou médicaments non prescrits
  • Privilégier les protéines végétales qui, selon les études, semblent limiter la progression des maladies rénales chroniques
  • Effectuer un bilan rénal régulier si l’on a des antécédents familiaux ou personnels à risque

À retenir

  • La protéinurie est un signal d’alerte à ne jamais négliger : elle évoque le plus souvent une altération du filtre rénal, parfois réversible si la cause est rapidement prise en charge.
  • Le diagnostic repose sur une analyse d’urine et se complète d’un suivi médical ciblé pour identifier la cause et ralentir l’évolution.
  • Adopter une hygiène de vie protectrice, contrôler les maladies chroniques et opter pour une alimentation adaptée sont les meilleures armes pour préserver ses reins à long terme.
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