Perte de cheveux : la faute au stress ?
Plusieurs facteurs de stress peuvent provoquer des plaques dégarnies, affiner ou raréfier les cheveux. Ce qu’il faut savoir.

Le stress peut se manifester de multiples façons, comme par une chevelure moins épaisse et abondante qu’avant. Les tensions émotionnelles ou physiques peuvent entraîner une perte de cheveux notable, allant de plaques dégarnies à un éclaircissement sensible de la chevelure. Comment cela arrive-t-il et que peut-on faire ? La dermatologue Melissa Piliang apporte un éclairage.
Comment le stress provoque-t-il la perte de cheveux ?
En période de stress, le corps augmente naturellement son taux de cortisol. Cette hormone stéroïdienne affecte l’organisme, y compris la croissance des cheveux.
Lorsque le taux de cortisol reste élevé, les follicules pileux peuvent passer du mode de croissance à une phase de repos, explique la Dr Piliang. Cela peut entraîner une chute importante des cheveux visible des jours, des semaines, voire des mois plus tard.
La pousse des cheveux consomme également beaucoup d’énergie et de nutriments. Lorsque l’organisme est stressé, il peut détourner certaines ressources destinées aux cheveux pour protéger les organes vitaux (le cerveau, le cœur et les poumons). C’est une question de priorités, précise la Dr Piliang. Les cheveux ne sont pas aussi essentiels à la survie que les organes.
Quels facteurs de stress peuvent-ils déclencher la chute ?
Le stress n’est pas seulement associé à des conditions émotionnelles. Le corps peut être stressé par une perte de poids rapide, des carences nutritionnelles, une maladie ou chirurgie, le manque de sommeil, le tabac, l’alcool.
N’importe lequel de ces facteurs peut déclencher une perte de cheveux, souligne la Dr Piliang.
Signes d’une perte de cheveux liée au stress
Elle ne se présente pas de la même manière pour tout le monde et ne signifie pas se réveiller chauve un matin. On peut observer :
- plus de cheveux perdus que d’habitude dans la douche ou sur la brosse,
- un affinement de la chevelure sur l’ensemble du cuir chevelu,
- une raie qui s’élargit ou une queue-de-cheval plus fine,
- une perte de cheveux soudaine par plaques.
D’autres signes de stress non liés aux cheveux, troubles du sommeil, anxiété, ou modification de l’appétit peuvent aussi apparaître.
Types de chute de cheveux liée au stress
Le stress peut agir de différentes manières sur la chute de cheveux. Les plus courantes sont
- effluvium télogène : le type le plus fréquent. Un grand nombre de follicules passent simultanément en phase de repos et tombent en même temps. Cela peut devenir visible deux à trois mois après un événement particulièrement stressant,
- aopécie areata (pelade) : cette maladie auto-immune, où le système immunitaire attaque les follicules pileux, provoque une perte par plaques soudaines. Le stress peut favoriser une poussée en cas de prédisposition,
- trichotillomania (arrachage des cheveux) : le stress peut pousser à s’arracher les cheveux par mécanisme d’adaptation, un peu comme se ronger les ongles. La légère douleur provoquée libère une endorphine qui distrait temporairement l’esprit du stress.
Comment favoriser la repousse des cheveux ?
La première étape est de consulter un médecin car des problèmes de santé, autres que le stress, peuvent provoquer la chute de cheveux.
Des problèmes de thyroïdes, des carences peuvent en être à l’origine. Si la cause est bien le stress, voici des solutions :
- la patience : si le stress a causé une chute massive, la repousse apparaît généralement en quelques mois, de même pour les cheveux arrachés,
- médicaments : des corticostéroïdes ou du minoxidil peuvent être suggérés, notamment pour l’alopécie areata,
- gestion de la cause profonde : canaliser le stress lui-même par du yoga, de la méditation, de l’exercice physique, un meilleur sommeil ou une thérapie.
Beaucoup de gens vivent avec un niveau de tensions permanent très élevé, ce qui affecte la santé de multiples façons et leurs cheveux. C’est pourquoi apprendre faire face au stress est si important, résume la Dr Piliang.
Sources :
NIH : le stress et les follicules pileux
Revue médicale suisse : l’alopécie, un défi de diagnostic pour le praticien
Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.
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