Nocivité des graisses saturées : un cœur endommagé
Les graisses saturées peuvent augmenter le taux de cholestérol et vraiment endommager le cœur.

La recherche montre que, en raison de la nocivité des graisses saturées, leur remplacement par des graisses insaturées peut réduire le risque de maladie cardiaque, notamment chez les personnes présentant un risque cardiovasculaire élevé.
Malgré cela, aux USA, les dernières recommandations nutritionnelles mentionnent des aliments comme le beurre ou même la graisse de bœuf, alors que pendant des années, elles devaient être évitées pour protéger le cœur. Que faut-il en penser ?
Qui a vraiment intérêt à se méfier de la nocivité des graisses saturées ?
Les personnes présentant un risque cardiaque élevé. Celles qui choisissent les graisses polyinsaturées ont moins de crises cardiaques et de troubles cardiovasculaires.
Ce sont des résultats d’une étude récente publiée dans Annals of Internal Medicine. Les conclusions renforcent les preuves de longue date liant une consommation plus élevée de graisses saturées à un risque accru de maladie cardiovasculaire.
Les graisses saturées peuvent augmenter le taux de cholestérol à lipoprotéines de basse densité (LDL), le “mauvais” cholestérol, qui contribue à l’accumulation de plaque dans les artères. Pour cette raison, l’American Heart Association (AHA) recommande de limiter l’apport en graisses saturées.
Pour les personnes à faible risque, l’effet est plus modeste, mais cela ne signifie pas que les graisses saturées sont inoffensives, selon Debbie Petitpain, unr diététicienne nutritionniste, porte-parole de l’Academy of Nutrition and Dietetics.
Pourquoi choisir de réduire les graisses saturées ?
Même si un faible risque cardiovasculaire ne bénéfice pas des changements alimentaires sur une période de cinq ans, selon l’étude, cela ne veut pas dire qu’on est protégé des effets des graisses saturées.
La période de suivi globale dans l’étude n’est que de cinq ans et il est très peu probable qu’une personne présentant un faible risque de maladie cardiovasculaire subisse un événement de ce type sur une période de cinq ans, explique Sean Heffron, cardiologue préventif et directeur de la forme cardiovasculaire et de la nutrition au Center for the Prevention of Cardiovascular Disease du NYU Langone Heart.
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Il précise qu’avoir une alimentation riche en graisses saturées peut augmenter le risque dans 10 ou 15 ans, contrairement à des habitudes alimentaires protectrices du cœur, selon une étude.
Quelles sont les recommandations de consommation des graisses saturées ?
L’Association Américaine du Cœur fixe la limite de leur consommation à 6 % du total des calories quotidiennes et recommande de minimiser la graisse de bœuf, le beurre, le saindoux, les produits laitiers entiers et la viande grasse.
Les institutions officielles aux USA fixent le niveau des graisses saturées à 10 % du total des calories quotidiennes, ces chiffre sont proches de ceux en vigueur en Europe et en France.
Au-delà de ces pourcentages difficiles à appliquer concrètement, il vaut mieux minimiser les graisses saturées dans son alimentation : pour une personne, cela peut signifier aucune de ces graisses et, pour une autre, passer à un burger quotidien à un tous les deux jours.
Comment la nocivité des graisses saturées est-elle évaluée ?
La quantité ingérée est le premier facteur de nocivité mais les graisses saturées ne sont qu’une facette des problèmes cardiaques.
Se concentrer sur des nutriments isolés détourne de la vision d’ensemble, explique Debbie Petitpain. Les maladies cardiovasculaires touchent hommes et femmes différemment mais sont l’une des principales causes de décès.
Les habitudes alimentaires (manger plus de fruits, de légumes, de céréales complètes et de graisses plus saines, limiter les aliments ultra-transformés) ont un impact bien plus important sur la santé que n’importe quel nutriment pris isolément.