
Des facteurs de risque, comme le vieillissement et la génétique, ne peuvent pas être modifiés alors que le diabète, la pollution atmosphérique et l’alcool sont les trois principaux facteurs modifiables pour diminuer les risques de démence, selon une étude récente.
Une recherche publiée dans la revue Nature Communications, a examiné 15 facteurs de risque modifiables et ont découvert que trois d’entre eux étaient les plus nocifs. Faire de l’exercice, avoir une alimentation saine, rester à l’intérieur les jours de forte pollution et limiter la consommation d’alcool font partie d’une hygiène de vie protectrice.
Quels facteurs alimentant la dégénérescence prendre en compte pour diminuer les risques de démence ?
Dans des recherches antérieures, les scientifiques avaient identifié un « point faible » dans le cerveau.
Il s’agit d’un réseau spécifique de régions cérébrales qui, non seulement se développent plus tard pendant l’adolescence, mais montrent aussi une dégénérescence plus précoce après dans la vie. Ce réseau cérébral est particulièrement vulnérable à la schizophrénie et à la maladie d’Alzheimer.
Pour cette nouvelle étude, les chercheurs ont examiné les scanners cérébraux de 40 000 adultes au Royaume-Uni, âgés de 44 à 82 ans, pour déterminer comment les régions cérébrales fragiles étaient affectées par des facteurs génétiques ou modifiables. Ils ont classé les 15 influences modifiables en grande catégories :
- pression artérielle,
- cholestérol,
- poids,
- tabagisme,
- dépression,
- inflammation,
- audition,
- sommeil,
- socialisation,
- alimentation,
- activité physique,
- éducation,
- pollution (quantité d’oxyde d’azote dans l’air),
- diabète,
- fréquence de consommation d’alcool.
Après le trio de tête (pollution, diabète, alcool), les facteurs de risque les plus significatifs se sont le sommeil, le poids, le tabagisme et la pression artérielle.
Ces dernières découvertes sont alignées avec les recherches antérieures sur les habitudes et les situations qui peuvent augmenter la probabilité de déclin cognitif. Plus de recherches sont nécessaires sur des populations représentatives pour confirmer ces résultats.
Que sait-on des 3 facteurs modifiables (pollution, alcool, diabète) ?
La démence (perte de mémoire, de langage, de résolution de problèmes et d’autres capacités de réflexion), touche des millions de personnes et est plus fréquente avec l’âge.
Environ un tiers des personnes âgées de 85 ans ou plus pourraient en être atteintes. Elle n’est cependant pas inévitable et jusqu’à 40 % des cas de pourraient être prévenus ou retardés. Certains facteurs augmentent le risque de démence et suggère des moyens de les réduire.
Pollution atmosphérique
Les gaz d’échappement sont dangereux car la combustion des combustibles fossiles produit du dioxyde d’azote. Ce polluant peut nuire au cerveau indirectement en augmentant le risque de maladies cardiovasculaires (facteur de risque connu de démence). Il peut également entrer directement dans le cerveau et provoquer de l’inflammation.
Il est souhaitable de surveiller les niveaux de pollution atmosphérique dans sa région et de rester à l’intérieur, autant que possible, les jours où elle est particulièrement élevée. Limiter l’exposition aux gaz d’échappement des voitures, en fermant les bouches d’aération et les fenêtres, est conseillé en cas de fort trafic.
Alcool
La recherche en imagerie cérébrale a montré que les personnes qui boivent plus de 14 verres d’alcool par semaine présentent une perte de volume cérébral significativement plus importante que celles qui boivent moins de sept verres par semaine.
Diabète
Selon des études, les malades du diabète augmentent de 73 % leur risque de démence et doublent celui de démence vasculaire par rapport aux non-diabétiques.
Quelles autres mesures peuvent diminuer le risque de démence ?
Garder une bonne audition, des liens sociaux et continuer d’apprendre peut aussi prévenir le déclin cognitif
Moins hauts sur la liste des facteurs de risque, la perte auditive et l‘apprentissage ont également été identifiés comme influençant la possibilité de développer une démence.
Une moindre audition peut avoir un impact négatif sur la fonction cérébrale et contribuer à l’isolement social et à la dépression, deux des facteurs de risque de démence.
Des recherches ont montré que la correction avec une aide auditive et des conseils pour faciliter l’utilisation et l’ajustement corrects des appareils, ont entraîné un ralentissement de 48 % du déclin cognitif global de personnes âgées souffrant de perte auditive non traitée.
Concernant l’apprentissage, tout au long de la vie, apprendre est associé à une meilleure santé cognitive et à des niveaux plus élevés d’activité cérébrale à un âge moyen ou avancé.
Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.
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