Quand on souffre d’hypertension artérielle, suivre un régime alimentaire équilibré, faire de l’exercice régulièrement et prendre les médicaments prescrits est souvent conseillé. Mais de nouvelles preuves suggèrent également que l’ajout de la méditation peut aider à faire rapidement baisser la tension artérielle en activant le système nerveux parasympathique et en relâchant les vaisseaux sanguins. La plupart des études s’accordent qu’un minimum de 10 à 15 minutes de méditation par jour peut favoriser une baisse la tension artérielle. Mais si cette durée semble déjà longue, quelques minutes quotidiennes seulement sont un bon début en allongeant progressivement pour des bienfaits cardiovasculaires significatifs.
Pourquoi la méditation aide-t-elle à faire rapidement baisser la tension
La méditation, ou le fait de rester présent en se concentrant sur sa respiration, aide à contrer la réaction de lutte ou de fuite déclenchée par le système nerveux sympathique lors de situations stressantes.
La réaction de lutte ou de fuite entraîne un rétrécissement des vaisseaux sanguins, obligeant le cœur à pomper le sang plus rapidement à travers des vaisseaux plus petits. Par conséquent, la pression artérielle, la fréquence cardiaque et la respiration augmentent.
La respiration profonde induit une réaction de relaxation, qui met l’organisme en sécurité. Le système nerveux parasympathique, la zone du cerveau qui permet à l’organisme de retourner au repos, élargit les vaisseaux sanguins et diminue la pression du sang pompé dans les artères. Sur le moment, méditer aide à calmer les tensions du corps et de l’esprit. Mais au fil du temps, une pratique régulière a un effet cumulatif sur la baisse du taux de cortisol, l’amélioration de la qualité du sommeil et la réduction de la fréquence cardiaque au repos, autant d’éléments qui peuvent aider à se sentir plus calme et à protéger la tension artérielle des pics lors de futures situations stressantes.
Pourquoi la régularité de la méditation importe-t-elle plus que la durée ?
Les experts affirment qu’être régulier en méditation est beaucoup plus bénéfique que des séances plus longues et occasionnelles. L’organisme se régule par la répétition.
La méditation ne peut être pratiquée une seule fois pour permettre à l’organisme de s’équilibrer, explique Berenice Marsh, psychothérapeute basée en Californie.
Les recherches sur le temps exact à consacrer à la méditation chaque jour ont toujours cours. Jusqu’à présent, le consensus général est qu’un minimum de 10 à 15 minutes peut réduire la tension progressivement. Il n’y a pas de limite maximale à la méditation mais les programmes de méditation et de pleine conscience plus intensifs durent en général au maximum 60 minutes. Une étude récente suggère également que 30 minutes par jour pourraient être la durée idéale pour réduire la tension artérielle.
Beaucoup de gens entendent parler de méditation et pensent devoir rester assis immobiles pendant 30 minutes, se vider l’esprit et devenir soudainement calmes. Commencer tout de suite une longue pratique de méditation n’est pas toujours facile et peut rebuter, reconnait B. Marsh. Débuter lentement est la meilleure approche
Comment commencer à méditer ?
S’il existe plusieurs techniques de méditation, pleine conscience, méditation transcendantale, répétition de mantras, créer sa propre pratique, selon ses besoins et souhaits, aide à pratiquer.
Lorsque l’on commence à méditer la première fois, il est tout à fait acceptable d’y aller pas à pas. B. Marsh a expliqué que relâcher ses épaules, desserrer sa mâchoire et bien respirer, même avant d’ouvrir un e-mail ou après une conversation stressante, peut apporter beaucoup de bienfaits.
Le but est de se donner des occasions répétées de ralentir, de remarquer ce qui se passe autour de soi et de se concentrer sur la respiration, explique B. Marsh. La méditation ne doit pas nécessairement signifier rester assis parfaitement immobile l’esprit vide, cela peut être marcher et remarquer ses pieds sur le sol, respirer les yeux ouverts, écouter une méditation guidée, ou observer la chaise sous soi et ce que l’on ressent.
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