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Dormir moins de huit heures par nuit double le risque d’infarctus et d’AVC selon cette étude

Des heures de coucher irrégulières associées à moins de huit heures de sommeil sont liées à un risque presque doublé d'infarctus, d'AVC

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Se coucher tard un soir, tôt le lendemain, puis dormir trop peu, ça paraît banal. Pourtant, un suivi à long terme suggère que ce mélange pourrait peser lourd sur le risque cardiovasculaire.

Chez des adultes d’âge moyen, des heures de coucher irrégulières associées à moins de huit heures de sommeil ont été liées à un risque presque doublé d’infarctus, d’AVC ou d’autres accidents cardiaques majeurs. Le message est simple : pour le cœur, la durée compte, mais la régularité du sommeil compte aussi.

Ce que montre l’étude sur le risque de crise cardiaque et d’AVC

Selon une étude finlandaise relayée en avril 2026, les chercheurs ont suivi 3 231 adultes issus de la Northern Finland Birth Cohort 1966. Le sommeil n’a pas été estimé au hasard. Les participants ont porté un bracelet d’activité au poignet, et les scientifiques ont analysé sept nuits consécutives. Ensuite, ils ont croisé ces données avec dix années de dossiers de santé.

Le travail allait au-delà du simple temps de sommeil. Les chercheurs ont aussi regardé l’heure du coucher, l’heure du lever et le milieu du sommeil, c’est-à-dire le point situé entre l’endormissement et le réveil. En parallèle, ils ont pris en compte le tabac, l’alcool, la tension artérielle, l’IMC, le cholestérol et la glycémie. Le signal le plus net concernait les personnes qui cumulaient heures de coucher irrégulières et moins de huit heures par nuit. Chez elles, le risque d’événement cardiovasculaire majeur sur dix ans était presque multiplié par deux, par rapport aux dormeurs plus réguliers.

Les horaires de coucher semblent plus importants que les horaires de réveil

Un point ressort nettement. L’irrégularité du coucher semblait plus liée au risque que l’irrégularité du réveil prise seule. Autrement dit, se lever un peu plus tard certains jours n’apparaît pas comme le facteur principal. Ce qui pèse davantage, c’est le fait de décaler sans cesse l’entrée dans la nuit.

Cette observation colle à ce que décrivent des spécialistes du sommeil. Un coucher instable reflète souvent une horloge biologique brouillée, mais aussi des habitudes de vie qui changent trop d’un jour à l’autre. Pour le corps, c’est un peu comme vivre avec une montre qui avance et recule sans cesse.

Pourquoi le milieu du sommeil compte aussi

Le milieu du sommeil est moins connu, pourtant il parle bien de votre rythme interne. Si vous vous endormez à minuit et vous réveillez à 8 heures, ce point se situe vers 4 heures. Quand ce repère varie beaucoup d’une nuit à l’autre, cela suggère un rythme veille-sommeil peu stable.

Dans l’étude, des milieux de sommeil très irréguliers allaient dans le même sens que les couchers décalés. Là encore, le problème n’est pas un soir isolé, mais une cadence instable qui se répète.

Comment le manque de régularité peut dérégler le corps

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Les chercheurs parlent d’une association, pas d’une preuve absolue de cause à effet. Mais les mécanismes possibles sont solides. Le sommeil agit comme une plage de maintenance pour le cœur, les vaisseaux et les hormones. Si cette plage bouge sans cesse, la réparation se fait moins bien.

Des médecins interrogés par la presse santé ont rappelé qu’un rythme circadien perturbé peut dérégler le cortisol et l’adrénaline, deux hormones liées au stress. Or ces variations peuvent favoriser une tension plus élevée, une prise de poids et un métabolisme moins stable. D’autres travaux vont dans la même direction, avec des liens entre sommeil irrégulier, inflammation légère mais chronique, résistance à l’insuline, puis progression de l’athérosclérose et de la thrombose.

 

Quand on dort mal, la tension et le rythme cardiaque récupèrent moins bien

Pendant une nuit normale, la pression artérielle baisse et le système cardiovasculaire ralentit. C’est une forme de repos actif. Si le sommeil est trop court ou trop décalé, cette baisse nocturne peut être moins nette. La tension reste alors plus haute plus longtemps, ce qui n’est pas bon sur la durée.

Le rythme cardiaque, lui aussi, profite d’un sommeil stable. Quand les nuits sont hachées ou déplacées, la récupération devient moins complète. Le cœur travaille davantage, là où il devrait lever le pied.

Le stress hormonal et l’inflammation peuvent faire monter le risque

Un sommeil irrégulier n’agit pas sur un seul bouton. Il touche plusieurs réglages à la fois. Le stress hormonal peut augmenter, la gestion du sucre devenir moins bonne, et l’inflammation de bas grade s’installer. Pris séparément, ces effets semblent modestes. Ensemble, ils finissent par peser.

C’est ce qui rend ces résultats cliniquement parlants. Plusieurs experts ont souligné qu’un risque proche de deux n’est pas un détail, surtout chez les personnes qui cumulent déjà d’autres facteurs de risque cardiaque.

Qui devrait être le plus attentif à ses horaires de sommeil

Tout le monde est concerné, mais certains profils ont plus à perdre. Si vous fumez, si vous avez du diabète, de l’hypertension, un cholestérol élevé, un surpoids ou une consommation d’alcool importante, un sommeil irrégulier peut s’ajouter à une charge déjà lourde. Le sujet n’a rien d’abstrait. Des données de santé publique montrent qu’environ un adulte sur trois dort moins de sept heures par nuit.

Les semaines chargées et le week-end brouillent souvent l’horloge interne

Dans la vie réelle, le dérèglement s’installe vite. Une semaine tendue, des écrans tard le soir, un travail posté, puis une grasse matinée le week-end pour “rattraper”, et l’horloge interne perd ses repères. Ces écarts semblent anodins. Répétés, ils cassent la continuité du sommeil.

Ce point compte aussi pour ceux qui pensent dormir “assez” sur la semaine. Si l’horaire change trop, la quantité ne compense pas tout.

Les gestes simples qui peuvent aider à protéger son cœur pendant la nuit

La meilleure piste n’est pas une routine parfaite. C’est une routine tenable. Viser un coucher plus stable, avec un objectif de sept à huit heures de sommeil, peut déjà faire une différence. Une soirée plus calme aide aussi, avec moins d’écrans avant le lit et moins d’alcool tardif. Garder une heure de lever assez proche d’un jour à l’autre renforce le rythme.

Si les troubles durent, mieux vaut demander un avis médical. Des ronflements forts, une fatigue dans la journée, une insomnie qui s’installe ou une tension élevée ne doivent pas être banalisés.

 

Mieux vaut une routine simple que de grands changements impossibles

Le plus utile, c’est souvent un petit ajustement progressif. Avancer le coucher par paliers, plutôt que tout changer d’un coup, marche mieux dans le temps. Le sommeil n’aime pas les révolutions. Il répond mieux à la constance.

En quelques mots

Dormir assez reste important, mais dormir à des heures proches chaque soir semble aussi compter pour le cœur. Le suivi finlandais rappelle qu’un coucher irrégulier, surtout avec moins de huit heures de sommeil, n’est pas un détail.

Une heure de coucher plus stable est une habitude simple, peu coûteuse et crédible en prévention. Si vous voulez agir, commencez par regarder vos deux prochaines semaines de sommeil. Parfois, la protection du cœur commence bien avant le petit matin.

 

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Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.

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