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Quelles sont les propriétés médicinales du lapacho ?

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Le lapacho ou Tabebuia Impetiginosa ou Pau d’Arco ou encore « arbre sacré » pour les Incas, est une plante majeure de la pharmacopée traditionnelle d’Amérique du Sud. Cet arbre à floraison rose vif appartient à la famille des Bignognacées, tout comme le catalpa. Sur une grande partie du continent sud-américain, c’est toujours un arbre consacré et l’un des emblèmes du Paraguay. Quelles sont les raisons de son succès comme plante médicinale ? Pour en savoir plus sur les bienfaits du pau d’arco, il est intéressant de se pencher sur ses principes actifs et ses usages traditionnels.

Quels sont ses actifs ?

Deux molécules sont mentionnées pour expliquer ses bienfaits : le lapachol et le bêta-lapachone. De la famille des quinones, elles ont plusieurs propriétés très intéressantes : antibactériennes, antivirales, antifongiques, cytotoxiques (donc potentiellement anti-cancéreuses) et également immunostimulantes.

Le lapacho contient également des flavonoïdes (antioxydants, anti-inflammatoires), des coumarines (connues pour leurs effets souvent antioxydants, anti-inflammatoires, veino-lymphatiques) et des saponides (qui stimulent la sécrétion du mucus).

L’alchimie de ces actifs assure les vertus de la plante : principalement antibactériennes, anti-inflammatoires, antioxydantes, stimulantes pour le système immunitaire et antitumorales.

Cette dernière propriété a gonflé la notoriété du lapacho, dans les années 60, quand il a été prescrit comme soutien au traitement du cancer dans un hôpital de Sao Paulo. D’autres plantes, comme la gaulthérie, sont également reconnues pour leurs effets thérapeutiques spécifiques ; découvrez par exemple comment utiliser la gaulthérie pour profiter de ses bienfaits au quotidien.

Quels sont ses usages en phytothérapie ?

Lutter contre le cancer

Les chercheurs en oncologie l’étudient et lui voient un avenir prometteur dans le traitement de certains cancers. In vitro, il provoque la mort des cellules cancéreuses du foie, du côlon et de l’estomac. Mais les recherches manquent encore de validations cliniques assez solides.

Combattre les infections

Bactériennes, virales, parasitaires, fongiques : le lapacho est très prescrit dans ce sens en Amérique du Sud. Il améliore les troubles viraux ORL, les ulcères gastriques (bactérie helicobacter pylori), les furoncles, l’impétigo, les abcès (bactérie staphylocoque doré), les candidoses (champignon candida albicans), l’herpès récurrent (virus HSV). D’autres plantes comme la bergamote sont également utilisées en phytothérapie ; pour en savoir plus, consultez ces bergamote : conseils pour son utilisation et ses indications thérapeutiques.

Apaiser les inflammations

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Il peut aider à apaiser les inflammations du système uro-génital (vessie, col utérin, prostate) et de l’appareil digestif (intestin et estomac).

Donner un coup de fouet

Le lapacho soutient le bon fonctionnement du système immunitaire et aide à soulager la fatigue virale ou chronique.

Comment administrer le lapacho ?

En phytothérapie, il s’utilise

  • par voie interne : tisane, poudre, gélule et teinture-mère,
  • par voie externe : décoction (avec une compresse sur les lésions cutanées).

Quelles précautions prendre ?

Le lapacho n’est pas recommandé aux femmes enceintes, allaitantes et aux enfants, d’autant plus qu’il n’existe pas de données valides sur cette plante.
Les personnes sous traitement anticoagulant ou souffrant d’hémophilie doivent aussi s’abstenir (les coumarines peuvent fluidifier le sang).
Un dosage excessif peut entraîner nausées et vomissements.
Toujours prendre l’avis d’un professionnel de santé car l’automédication peut entraîner des risques.
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