Selon une nouvelle étude publiée dans Radiology, la densité des muscles de la poitrine et du dos est associée à un risque de crise cardiaque diminué.
Des chercheurs de l’Université d’Édimbourg ont examiné les scanners cardiaques de routine de 1 722 adultes souffrant de douleurs thoraciques.
Les scanners ont utilisé un large champ de vision et ont capturé d’autres muscles et organes du haut du corps (muscles de la poitrine et du dos), les poumons et le foie. Ces informations sont généralement négligées lors des scanners cardiaques de routine, explique Michelle Williams, autrice principale de l’étude et professeure à l’Université d’Édimbourg. Des technologies d’IA ont permis d’analyser les scanners et d’observer le degré de densité ou de graisse du tissu musculaire.
Au cours d’une période de 10 ans, 133 des participants sont décédés et 106 ont eu une crise cardiaque. Ceux qui possédaient une meilleure qualité musculaire, observée sur les scanners, étaient moins susceptibles de mourir ou d’avoir une crise cardiaque. La qualité des muscles de la poitrine et du dos était importante pour la santé future, note Michelle Williams.
En quoi la qualité musculaire du torse est-elle liée à un risque de crise cardiaque diminué ?
L’étude n’a pas montré de manière concluante que des muscles de la poitrine ou du dos plus forts réduisaient directement le risque de crise cardiaque mais un lien entre les deux.
Les chercheurs ont une théorie pour expliquer ce lien : des muscles de bonne qualité ont été trouvés chez les patients les plus susceptibles d’avoir un mode de vie équilibré et de faire plus d’exercice. Cela signifiait qu’ils avaient également un cœur plus sain et une meilleure approche de prévention cardiaque.
Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer leur hypothèse. L’exercice aérobique peut aider le cœur à fonctionner plus efficacement et peut également améliorer la qualité musculaire. L’entraînement en force, qui peut renforcer les muscles de la poitrine et du dos, réduit également le risque de maladie cardiovasculaire de 17 % et améliore la tension artérielle et les profils de cholestérol.
De nombreuses autres habitudes favorables à la santé cardiaque peuvent également se refléter dans la qualité musculaire. Par exemple, le maintien d’un poids corporel sain et la gestion de la glycémie permettent de développer moins de graisse intramusculaire.
Quelles sont les prochaines étapes pour la recherche ?
Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour clarifier les directives pratiques sur la force et la qualité des muscles du haut du corps et le risque de crise cardiaque.
Il n’est pas encore possible de conseiller spécifiquement des exercices car des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer comment utiliser ces informations dans la pratique clinique, reconnaît Michelle Williams. Cependant, il est déjà bien établi que faire du sport aide à réduire le risque de crise cardiaque. Dans ce sens, tous les types d’exercices physiques sont bons.
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