Le saviez vous ?

Risque de cancers liés à l’alcool : la vérité qui dégrise

Janvier sans alcool et les boissons non alcoolisées sont populaires. Serait-ce parce que l’alcool, quelle que soit la quantité, est suspecté de provoquer le cancer ?

WhatsApp Abonnez-vous à notre canal WhatsApp

Certains signes feraient croire que les gens commencent à repenser leur relation à l’alcool. Les raisons ? Tous ses effets néfastes sur la santé physique et mentale. Mais parmi ceux-ci, le risque de cancers liés à l’alcool est encore assez peu partagé, selon le spécialiste du cancer Suneel Kamath. Alors qu’il est sérieux et justifie d’être évoqué. Cet autre motif de réduire ou d’éliminer l’alcool va-t-il s’imposer ?

Quel est le risque de cancers liés à l’alcool ?

En France, 15 à 16000 décès de cancers sont attribuables à l’alcool sur les 50 000 décès annuels liés à l’alcoolisme (soit 30 %).

L’alcool (bière, vin, spiritueux) est cancérogène selon le Centre international de recherche américain sur le cancer. Malgré cette proportion alarmante, les gens ne sont pas assez conscients du lien entre l’alcool et le cancer. Certains croient même que le vin (et les actifs des raisins) réduirait le risque !

Aux USA plus libéraux, le problème commence à être pris en considération. En 2025, le médecin-chef des États-Unis a recommandé d’ajouter une étiquette d’avertissement sanitaire sur les boissons alcoolisées pour sensibiliser au risque de cancer. Les médias et la publicité en font une promotion intense, à la différence de l’hexagone (très réglementée et parfois interdite en France).

Dans quelle mesure l’alcool augmente-t-il le risque de cancer ?

Toute quantité met en risque avec des différentes selon la consommation et le type de cancer.

Par exemple,  une consommation légère d’alcool augmente le risque de carcinome épidermoïde de l’œsophage (un type courant de cancer de l’œsophage) de 30 % et une consommation excessive de 400 %.

Quels sont les types de cancer liés à la consommation d’alcool ?

Sept types de cancer les plus courants sont associés à l’alcool :

Comment l’alcool propage-t-il le cancer dans l’organisme ?

L’alcool affecte tout votre corps mais les chercheurs ne savent pas encore exactement la manière dont il provoque le cancer. Ils font plusieurs hypothèses.

  • L’alcool augmenterait la production de radicaux libres : l’acétaldéhyde est le plus connu et il y en a probablement beaucoup d’autres. Cet excès provoque un stress oxydatif qui endommage l’ADN des cellules. L’organisme peut réparer les dommages, mais une exposition constante risque de perturber ce processus.
  • Il serait lié à l’alimentation : les buveurs d’alcool peuvent avoir une alimentation déséquilibrée et un surpoids, 2 autres facteurs d’augmentation du risque de cancer.
  • La combinaison d’alcool et de tabac élèverait également le risque de cancer, par rapport à celui de l’un ou l’autre isolément. L’alcool se mélangerait aux substances chimiques de la fumée de tabac, ce qui faciliterait leur diffusion dans les cellules.

Consommer de l’alcool aggrave-t-il le cancer diagnostiqué ?

La consommation d’alcool après un diagnostic de cancer peut diminuer l’efficacité de certains traitements et provoquer des effets secondaires nocifs.

Avec un cancer du foie, éviter l’alcool est particulièrement important. Le foie élimine l’alcool du sang et le décompose. En continuant à boire avec un cancer du foie, les cellules hépatiques saines peuvent être endommagées et les options de traitement devenir limitées.

En rémission d’un cancer, il est prouvé que la consommation régulière d’alcool peut augmenter le risque de récidive et de développer un nouveau type de cancer. Près de 80 % des survivants du cancer continuent de boire de l’alcool, selon une vaste étude.

Grâce à des diagnostics plus précoces et à de meilleurs traitements, davantage de malades survivent au cancer. Mais il faut aussi avoir une hygiène de vie saine après un traitement contre le cancer. Cela veut dire limiter la consommation d’alcool autant que possible.

Quels sont les effets d’arrêter l’alcool ?

Ne plus boire l’alcool a de nombreux avantages mais le risque ne diminue pas du jour au lendemain, surtout après de nombreuses années de consommation d’alcool.

Arrêter empêche le risque d’augmenter et la recherche montre qu’un arrêt durable est associé à des taux de cancer plus faibles.

Il est difficile de prédire dans quelle mesure ou à quelle vitesse le risque de cancer diminue après l’arrêt de l’alcool. Cela peut prendre des années pour que le risque soit identique à celui de personnes qui n’ont jamais consommé d’alcool.

Quelle quantité d’alcool peut-on boire pour contrôler le risque de cancer ?

Boire moins, c’est mieux.

Les directives recommandent de limiter la consommation de boissons alcoolisées à :

  • pas plus d’une boisson par jour pour les femmes,
  • pas plus de deux boissons par jour pour les hommes

Aucune quantité n’est sûre pour éviter le cancer. Boire le moins possible, de préférence un ou deux verres par semaine au maximum.

Remplacer une boisson alcoolisée par l’une des nombreuses options non alcoolisées aide à y parvenir.

Quand demander de l’aide ?

Certaines personnes sont fatalistes face au cancer, convaincues qu’elles ne peuvent rien faire pour réduire leur risque. C’est une erreur.

Jusqu’à la moitié de tous les cancers sont évitables. Cela peut donner aux gens un sentiment de contrôle et de responsabilité pour leur santé.

Avoir une alimentation saine, maintenir un poids de forme, ne pas fumer sont les trois étapes les plus importantes pour limiter les risques de développer un cancer. Réduire l’alcool est également important.

Si vous souffrez d’une dépendance à l’alcool, parlez-en à  votre médecin.

5/5 - (2 votes) Avez-vous trouvé cet article utile?

Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.

PRESSE SANTÉ s'efforce de transmettre la connaissance santé dans un langage accessible à tous. En AUCUN CAS, les informations données ne peuvent remplacer l'avis d'un professionnel de santé.