
La démence est une maladie progressive qui atteint les fonctions cognitives comme la mémoire, le raisonnement, les capacités d’initiative, la communication. Comprendre comment la perte de mémoire liée à la démence se développe est important car c’est l’un des signes les plus précoces de cette maladie, qui prend beaucoup trop de temps à être diagnostiquée.
Avec la perte de mémoire liée à la démence, quels 7 autres signaux sont liés à cette pathologie ?
Perte de mémoire qui perturbe la vie quotidienne
C’est l’un des signes les plus courants. Une personne peut oublier fréquemment des informations récemment apprises, des dates ou événements importants et demander la même chose de façon répétitive.
Elle peut devenir de plus en plus dépendante d’aide-mémoire ou de ses proches pour faire des choses qu’elle gérait seule auparavant.
Difficultés à planifier ou à résoudre des problèmes
Certaines personnes éprouvent des difficultés nouvelles pour élaborer et suivre un plan ou manier des chiffres. Elles peuvent avoir du mal à suivre une recette familière ou à gérer leurs factures mensuelles. La concentration diminue souvent, et il leur faut beaucoup plus de temps qu’auparavant pour réaliser certaines tâches.
Difficulté à effectuer des tâches familières
Il devient souvent difficile pour les personnes atteintes de démence d’accomplir des tâches quotidiennes. Elles peuvent avoir du mal à se rendre dans un endroit familier, organiser une liste de courses ou se souvenir des règles d’un jeu qu’elles aiment.
Confusion avec le temps ou le lieu
Les personnes souffrant de démence peuvent perdre la notion des dates, des saisons et du temps qui passe. Elles peuvent avoir du mal à comprendre si un événement n’est pas immédiat. Elles peuvent parfois oublier où elles se trouvent ou comment elles sont arrivées là.
Nouveaux problèmes de communication (oral ou écrit)
Elles peuvent avoir du mal à suivre une conversation. Il arrive qu’elles s’arrêtent au milieu d’une phrase sans savoir comment continuer ou qu’elles se répètent. Elles peuvent achopper sur le vocabulaire, avoir du mal à nommer un objet familier ou utiliser un mot inapproprié.
Perte d’objets et incapacité de les retrouver
Une personne peut égarer des objets et être incapable de les retrouver. Elle peut placer des objets dans des endroits inhabituels (des clés dans le réfrigérateur). Au fur et à mesure de la progression de la maladie, elle peut accuser les autres de la voler.
Jugement diminué ou altéré
Des changements dans le jugement ou la prise de décision peuvent se manifester. Par exemple, se laisser facilement berner ou accorder moins d’attention à son apparence ou à son hygiène.
Retrait du travail ou des activités sociales
Une personne peut devenir passive et perdre tout intérêt pour ses passe-temps, son travail ou ses activités sociales. Elle peut éviter d’être en compagnie d’autres personnes en raison des changements qu’elle subit.
Changements d’humeur et de personnalité
Une personne atteinte de démence, auparavant extravertie, peut se replier sur elle-même. D’autres peuvent devenir suspicieux et développer de la paranoïa. Dans certains cas, la personne peut manifester des sautes d’humeur soudaines ou des changements de caractère.
Les changements de personnalité et de comportement sont :
- anxiété et dépression,
- suspicions envers les autres sans raison,
- cacher des objets ou croire que d’autres personnes les cachent,
- agression physique,
- hallucinations,
- irritabilité.
- sautes d’humeur,
- rythme accéléré ou errance,
- troubles du de sommeil.
Comment les symptômes de perte de mémoire liée à la démence progressent-ils ?
La perte de mémoire liée à la démence passe par 3 stades, léger, modéré et sévère :
- stade léger : oublis, légère confusion, difficulté avec les tâches complexes,
- stade modéré : perte de mémoire plus visible, difficulté à reconnaître les personnes familières et désorientation accrue,
- stade sévère : incapacité à communiquer efficacement, perte de reconnaissance des membres proches de la famille, dépendance totale aux soignants.
Le rythme de progression varie en fonction du type de démence et des pathologies sous-jacentes. La maladie d’Alzheimer (due à une accumulation de plaques amyloïdes et d’enchevêtrements de tau ainsi que de changements structurels anormaux dans le cerveau) provoque la démence graduellement sur plusieurs années. La démence vasculaire (causée par une mauvaise circulation sanguine vers le cerveau) peut progresser par étapes soudaines.
Quels sont le diagnostic et l’évaluation d’une perte de mémoire liée à la démence ?
Des analyses de sang, de l’imagerie cérébrale, des bilans cognitifs ou génétiques, un examen physique, des antécédents médicaux et de la santé mentale peuvent être réalisés par le médecin :
- analyses de sang : exclure les causes réversibles de perte de mémoire,
- imagerie cérébrale : détecter les changements structurels dans le cerveau,
- tests cognitifs : évaluer la mémoire, l’attention et la résolution de problèmes,
- bilan génétique : dans certains cas, pour la démence à début précoce ou familiale,
- examen des antécédents médicaux : comprendre les symptômes et les facteurs de risque,
- évaluation de la santé mentale : dépister la dépression ou l’anxiété, qui peuvent également affecter la mémoire,
- examen physique : exclure d’autres pathologies.
Comment est gérée et traitée la perte de mémoire ?
Des médicaments, une thérapie cognitive et des changements de mode de vie sont fréquemment indiqués.
Médicaments
Certains médicaments peuvent aider à améliorer temporairement les symptômes ou à ralentir le déclin de la mémoire et de la pensée :
- inhibiteurs de la cholinestérase : aident à augmenter les niveaux d’acétylcholine, une substance chimique importante pour la mémoire et l’apprentissage. Ceux-ci sont principalement utilisés pour la maladie d’Alzheimer,
- régulateurs de glutamate : aident à améliorer la mémoire, l’attention et le raisonnement en régulant l’excès de glutamate, un neurotransmetteur qui peut contribuer aux dommages des cellules nerveuses.
Ces médicaments peuvent être utilisés ensemble pour la maladie d’Alzheimer modérée à sévère.
Thérapie cognitive et changements de mode de vie
Des changements de mode de vie peuvent aider à gérer la perte de mémoire due à la démence :
- thérapie cognitive : ateliers de remobilisation cognitive, apprentissage d’outils mnémotechniques,
- activité physique : pratiquée régulièrement, stimule l’oxygénation du cerveau et la circulation sanguine ainsi que le développement neuronal. Le renforcement musculaire peut ralentir la dégradation cognitive. Faire de l’exercice peut également apporter des bénéfices psycho-sociaux, favorables à la santé cérébrale,
- modifications de la sécurité à domicile : dégager les sols pour prévenir les chutes, minimiser le bruit de fond pour réduire la confusion,
- aide-mémoire : utilisation de calendriers et d’applications de rappel et marquage des objets ménagers.
Comment se passe la perte de mémoire dans la démence ?
La démence impacte de multiples fonctions cérébrales, la perte de mémoire du court terme est un signal précoce.
La perte de mémoire du long terme se produit souvent plus tard et se manifeste par :
- l’oubli de sa propre histoire,
- perte de conscience de son environnement,
- l’incapacité à reconnaître les membres de sa famille.
Si les problèmes de mémoire perturbent la vie quotidienne, il est important de consulter un médecin. Demander aussi un avis médical pour un proche qui :
- devient désorienté ou confus,
- présente des changements soudains d’humeur ou de comportements,
- répète fréquemment des questions,
- a des difficultés avec des tâches familières.
Il n’y a pas de remède à la perte de mémoire liée à la démence mais sa reconnaissance précoce, l’intervention médicale et les ajustements du mode de vie peuvent aider à ralentir la progression et à améliorer le bien-être.
Sources :
Alzheimer’s association : les 10 signes précoces et symptômes de la maladie d’Alzheimer
JAMA internal medicine : inquiet d’une perte de mémoire, que faire ?
Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.
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