Bien être

Mauvais sommeil : le carburant caché du grignotage et de la prise de poids

Une grande étude montre qu'un mauvais sommeil favorise le grignotage émotionnel et la malbouffe. Améliorer son sommeil pourrait devenir un levier clé pour prévenir la prise de poids et le diabète.

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On pense souvent au manque de sommeil comme à un problème de fatigue et de concentration. Une nouvelle étude montre qu’il s’agit aussi d’un puissant moteur de grignotage et de malbouffe. Des chercheurs britanniques ont mis en évidence un lien net entre nuits perturbées, fringales émotionnelles et surconsommation d’aliments gras et sucrés.

Une étude sur plus de 27 000 adultes

L’étude, publiée dans la revue scientifique Appetite et menée à l’Université de Loughborough, a analysé les habitudes de sommeil et d’alimentation de 27 000 adultes vivant au Royaume‑Uni. Les participants ont détaillé la durée et la qualité de leur sommeil, ainsi que leur façon de manger : prise de repas réguliers ou non, tendance à grignoter, types d’aliments consommés. Les chercheurs ont observé que les personnes qui dormaient moins de 7 heures par nuit, ou qui se réveillaient souvent, présentaient un risque beaucoup plus élevé de sauter le petit‑déjeuner, de manger sur le pouce et de céder aux envies de snacks sucrés ou salés dans la journée.

Du manque de sommeil au « grignotage émotionnel »

Selon les résultats, les mauvais dormeurs avaient jusqu’à 3,5 fois plus de risques de déclarer manger pour calmer leurs émotions, en particulier le stress, la tristesse ou l’ennui. Ce « grignotage émotionnel » les conduisait à consommer davantage de pâtisseries, de chocolats, de plats très gras et de boissons sucrées, tout en réduisant la part de fruits, légumes et aliments riches en fibres. Les chercheurs expliquent que la dette de sommeil dérègle les hormones de l’appétit, comme la leptine et la ghréline, mais aussi les circuits du plaisir dans le cerveau, ce qui rend les aliments très caloriques beaucoup plus attractifs. On mange alors moins par faim réelle que pour se réconforter, avec un impact direct sur le poids à long terme.

Quand le sommeil façonne le risque de surpoids et de diabète

Les auteurs soulignent que ce lien entre mauvais sommeil, grignotage et malbouffe pourrait être l’une des pièces manquantes dans la compréhension de l’épidémie d’obésité. Les participants qui dormaient mal accumulaient plus souvent plusieurs comportements à risque : repas sautés, consommation fréquente de fast‑food, snacks gras, boissons sucrées. Ce cocktail augmente la probabilité de prendre du poids, de développer un tour de taille élevé et, à terme, un diabète de type 2 ou une maladie cardio‑vasculaire. Pour les chercheurs, améliorer le sommeil ne sert pas seulement à se sentir reposé : c’est une stratégie de prévention à part entière, au même titre qu’une alimentation équilibrée ou l’activité physique.

Mieux dormir pour mieux manger au quotidien

L’étude ne donne pas de solution miracle, mais envoie un message clair : travailler sur son sommeil peut aider à reprendre le contrôle de son alimentation. Les chercheurs encouragent les soignants à poser systématiquement des questions sur la qualité des nuits lorsqu’ils abordent le poids, le cholestérol ou le diabète avec leurs patients. Pour le grand public, quelques gestes simples peuvent déjà changer la donne, comme des horaires de coucher réguliers, une réduction des écrans le soir ou l’évitement des repas lourds juste avant de dormir. En améliorant la qualité du sommeil, on diminue les pics de fatigue et de stress qui poussent à ouvrir les placards et à se jeter sur les produits sucrés.

En quelques mots

Cette étude sur plus de 27 000 adultes montre que les nuits courtes ou de mauvaise qualité sont fortement liées au grignotage émotionnel et à la consommation d’aliments gras et sucrés. Le manque de sommeil dérègle les hormones de l’appétit et les circuits de récompense, ce qui pousse à manger plus et moins bien. Mieux dormir devient un levier concret pour prévenir la prise de poids, le diabète et les maladies cardio‑vasculaires, en aidant chacun à retrouver une relation plus sereine avec la nourriture.

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Source

« Sleepless nights linked to comfort eating and overeating, new study reveals » – revue Appetite :

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Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.

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