Manger du poisson: bon pour les hommes, mauvais pour les océans?

Lentement, mais sûrement, le pic de capacité de pêche est atteint dans les mers et les océans du globe. En près de 60 ans, la FAO indique que notre consommation a doublé. Si l’épuisement n’est pas encore une réalité, il est un autre constat troublant: un tiers du poisson pêché est gaspillé.

Les prévisions communiquées par la FAO/OMS dans son dernier rapport SOFIA (Situation Mondiale des Pêches et de l’Aquaculture ou The State of World Fisheries and Aquaculture) publié l’année dernière font état d’une hausse importante de la production lors de la prochaine décennie (+18%, soit 201 millions de tonnes), par rapport au niveau de production actuel (171 millions de tonnes). Avec cette demande croissance, le secteur fait face à de nombreux défis.

Trop de bateaux et pas assez de poissons

Près de 59,9% des espèces commerciales de poissons suivies par la FAO sont maintenant pêchés à des niveaux biologiquement durables. C’est bien, mais encore trop peu, car 33,1% sont pêchés à des niveaux biologiquement non viables, une situation que le rapport SOFIA décrit comme «inquiétante». Aujourd’hui, il y a trop de bateaux et pas assez de poissons à pêcher, surtout dans les pays en développement. Cette situation est néanmoins compensée par une meilleure gestion des pêches et de la situation des stocks dans les pays développés. Le changement climatique et la pollution constituent aussi des sources d’inquiétude et des changements significatifs sont attendus là où les poissons sont capturés, en particulier dans les régions tropicales, fortement dépendantes de la pêche pour leurs habitants.

30% des poissons péchés sont gaspillés!

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Depuis 4 ans, le lieu d’Alaska demeure le poisson le plus pêché dans les océans, devant l’anchois du Pérou. En 2016, la consommation dans le monde était de  20,3 kg par habitant (20,5 kg en 2017) contre juste un peu moins de 10 kg par habitant dans les années 60 – grâce à une augmentation de la production via l’aquaculture, un secteur qui a rapidement pris de l’ampleur dans les années 80 et 90. Pour satisfaire cette demande sans cesse croissante, sans épuiser les océans, une des premières stratégies consiste à réduire la quantité de poissons abandonnés en mer ou jetés après leur capture (27% du poisson débarqué serait gaspillé!) par exemple en utilisant les rejets et les garnitures pour faire de la farine de poisson.

 

Source

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