Vers intestinaux : ne négligez plus ces parasites qui sévissent partout
Nous passons ici en revue les symptômes des vers intestinaux, les méthodes de diagnostic et les traitements disponibles.

Les vers intestinaux ne sont pas qu’un problème du bout du monde : ils touchent chaque année des millions de personnes, adultes et enfants compris, en France et dans tous les pays du globe. Invisibles ou discrets, ces parasites appelés helminthes peuvent se cacher longtemps, provoquer des troubles digestifs mais aussi des symptômes inattendus. Bien s’informer, obtenir un diagnostic fiable, adopter les bons gestes et connaître les traitements permet de limiter leurs conséquences sur la santé. Pour comprendre l’impact des vers dans la vie quotidienne, il est aussi utile de distinguer leurs différents types et modes d’action. Retrouvez également les autres troubles intestinaux fréquents et leurs spécificités.
Quels sont les vers intestinaux les plus rencontrés et à quoi ressemblent-ils ?
La famille des vers intestinaux, ou helminthes, compte une grande diversité de parasites capables d’infecter l’homme. Parmi les plus fréquents figurent :
- Les ascarides (nématodes) : notamment Ascaris lumbricoides, les oxyures – très fréquents chez l’enfant (petit ver blanc ressemblant à du coton) et les strongyloïdes.
- Les ankylostomes : Ancylostoma duodenale et Necator americanus, responsables de nombreuses infections dans le monde.
- Les trichocéphales : Trichuris trichiura, reconnaissables à leur extrémité en fouet.
- Les vers plats : ténias (vers solitaires : longs, plats, pâles), trématodes, responsables de maladies comme la schistosomiase.
- Les vers à tête épineuse (acanthocéphales) : plus rares, mais possibles chez l’humain.
Certaines contaminations sont visibles (vers dans les selles), mais la grande majorité passent inaperçues. Pour compliquer le diagnostic, œufs et larves, souvent invisibles à l’œil nu, contaminent l’environnement, les surfaces ou l’eau, et se transmettent facilement de personne à personne, ou via certains aliments crus.
Symptômes : digestifs… et pas seulement
Les vers intestinaux provoquent des symptômes très variés : troubles digestifs (douleurs abdominales, diarrhées, selles muqueuses ou sanglantes, nausées, ballonnements), mais aussi manifestations plus diffuses : éruptions cutanées, démangeaisons anales ou générales, fatigue chronique, perte de poids, carences, parfois toux ou difficultés respiratoires lors de migrations larvaires. Chez l’enfant, l’irritabilité et les troubles du sommeil sont fréquents, tout comme le grattage nocturne. Une forte infestation peut même aller jusqu’à l’anémie ou la malnutrition. L’observation d’éléments suspects dans les selles (vers blancs, morceaux plats, points noirs ou jaunes) reste un signal d’alerte décisif.
Il est important de rester vigilant sur la transmission alimentaire – par exemple via la consommation de poissons crus (voir cet article sur les parasites marins) – ou lorsque l’hygiène est insuffisante. Certains vers, comme le ténia ou l’ascaris, peuvent avoir un cycle complexe et provoquer des complications respiratoires ou neurologiques.
Diagnostic : reconnaître et confirmer une infection parasitaire
Face à des symptômes évocateurs ou pour toute suspicion, il est indispensable de consulter. Le professionnel de santé réalise une enquête minutieuse : historique des voyages ou contacts à risque, habitudes alimentaires, contexte familial ou scolaire. Le diagnostic repose principalement sur la recherche d’œufs ou de vers adultes dans les selles, par examen microscopique. Dans certains cas, trois prélèvements espacés sont nécessaires pour obtenir un résultat fiable. Il est essentiel d’utiliser des récipients propres et de respecter des règles strictes de collecte. D’autres examens, comme l’endoscopie digestive ou la prise de sang (éosinophilie, recherche d’anticorps), complètent parfois l’enquête. Pour en savoir plus sur les techniques de diagnostic modernes, l’avis d’un spécialiste s’impose.
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Comment traiter efficacement une infection aux vers intestinaux ?
La découverte de vers dans les selles ou le diagnostic de parasitose conduit généralement à une prescription médicale précise : les vermifuges permettent d’éradiquer la grande majorité des infections. Le traitement varie selon la famille du ver, l’extension de l’infection, l’âge du patient et son état de santé. Les médicaments utilisés sont généralement bien tolérés : il est néanmoins crucial de respecter la durée et les modalités du traitement, parfois renouvelé selon le type de parasite et le risque de recontamination au sein de la famille. Chez les personnes fragiles, des complications peuvent exiger un suivi rapproché. Certaines infections bénignes guérissent sans médicament, mais il est fondamental d’éviter toute automédication ou approximation, au risque de favoriser la dissémination.
Prévenir les récidives repose aussi sur la prise en charge collective : si une personne est infectée dans le foyer, traiter l’entourage proche, désinfecter les draps, laver le linge à haute température et renforcer l’hygiène des mains sont essentiels pour éviter des transmissions répétées. Adapter son alimentation pour renforcer le système immunitaire et consommer des aliments anti-parasitaires (graines de courge, ail, carottes, etc.) sont aussi des pistes à privilégier.
Prévention : les réflexes qui changent tout
- Se laver les mains soigneusement avant et après les repas, et après chaque passage aux toilettes.
- Faire attention à l’hygiène des enfants, en particulier à l’école ou dans les crèches.
- Laver systématiquement fruits, légumes et herbes aromatiques à l’eau claire.
- Cuire suffisamment les viandes, poissons et œufs pour détruire les œufs et larves parasites.
- Éviter de boire de l’eau non traitée, surtout en voyage dans des régions à risque.
- Protéger l’environnement immédiat : changer et laver régulièrement le linge de lit, nettoyer les sanitaires, couper les ongles courts.
- En cas d’épidémie, suivre les recommandations de prévention pour éviter la propagation.
Les questions fréquentes : entre vrais risques et fausses idées
- Les vers intestinaux sont-ils toujours visibles ? Non, la plupart sont microscopiques ou ne s’éliminent que de façon intermittente.
- Une bonne hygiène dispense-t-elle toujours d’un risque ? Non, parfois la contamination se fait malgré des précautions poussées, surtout dans les régions endémiques ou à forte promiscuité.
- Peut-on prévenir les infections par l’alimentation ? Certaines habitudes, comme une alimentation riche en fibres et la consommation d’aliments qui stimulent le microbiote (ail, graines de courge, épices), réduisent modestement le risque, mais ne remplacent pas les mesures d’hygiène.
- Quand faut-il consulter ? En cas de symptômes inhabituels, de douleurs persistantes, de signes digestifs, de présence de vers ou d’éléments suspects dans les selles, ou devant une épidémie à la crèche ou à l’école.
Ce qu’il faut retenir
- Les vers intestinaux sont fréquents et sous-estimés, mais des gestes simples permettent de limiter les risques de contamination.
- Le diagnostic repose sur l’analyse de selles et parfois des tests complémentaires ; la prise en charge est efficace et adaptée à chacun.
- L’hygiène quotidienne, la vigilance autour des aliments et l’assainissement de l’environnement sont les meilleures armes pour éviter leur retour.
- En cas de persistance des symptômes ou de doute, consulter un professionnel de santé reste indispensable pour protéger toute la famille.
Pour approfondir, découvrez les conseils sur l’alimentation anti-parasitaire, ainsi que des techniques naturelles et des clés pour différencier parasites et intoxications alimentaires : reconnaître les infections et solutions naturelles et savoir distinguer intoxication ou virus digestif.