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Les bas de contention, est-ce que ça marche vraiment ?

Oui, les bas de contention marchent pour réduire le gonflement et améliorer le confort, surtout en voyage, au travail, ou en cas de symptômes veineux

 Vous avez déjà fini une journée avec les jambes lourdes, comme si elles pesaient deux fois plus ? Ou un vol long-courrier avec les chevilles gonflées, au point de sentir vos chaussures serrer ? Dans ces moments, les bas de contention reviennent souvent dans la discussion.

Le principe paraît simple, ce sont des chaussettes élastiques qui serrent la jambe. Mais est-ce un vrai outil utile, ou juste une mode de voyage ? Ici, on va clarifier ce qu’elles font, ce qu’elles ne font pas, qui y gagne, et comment choisir sans se tromper.

Comment les bas de contention sont censées agir sur vos jambes

On peut voir les veines des jambes comme une route en pente, sauf qu’il faut remonter vers le cœur. Quand on reste assis ou debout trop longtemps, le sang a tendance à stagner en bas. Les tissus retiennent aussi plus d’eau, ce qui favorise le gonflement.

Les bas de contention exercent une pression douce sur la jambe. Cette pression soutient les veines et les tissus autour. Elle aide les valvules des veines à mieux se fermer, et elle renforce l’effet de la marche (la « pompe » du mollet). Résultat, le sang remonte plus facilement, la pression dans les veines baisse, et les jambes se sentent souvent moins chargées.

Elles ne font pas « circuler » le sang à votre place. Elles facilitent le travail normal du corps, surtout quand la journée ressemble à une longue immobilité.

Compression graduée, la différence qui compte

La vraie idée, c’est la compression graduée. La chaussette est plus serrée à la cheville, puis la pression diminue en remontant la jambe. Ce dégradé guide le flux vers le haut, au lieu de créer un simple serrage uniforme.

C’est aussi ce qui distingue une chaussette médicale d’une chaussette juste « très serrée ». Une chaussette trop serrée au mauvais endroit peut faire l’effet inverse, avec un blocage local (un peu comme un élastique trop serré). Avec un modèle gradué bien ajusté, la pression reste utile et mieux répartie.

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Ce que vous pouvez ressentir quand ça fonctionne

Quand ça marche, la sensation typique n’est pas une douleur, c’est un soutien. Beaucoup décrivent une jambe « tenue », comme un câlin ferme, sans gêne. Après une journée debout, l’inconfort baisse souvent. Après un trajet assis, les chevilles gonflent moins.

Le bénéfice le plus clair, c’est le confort. Moins de lourdeur, moins de tiraillements, moins de jambes « pleines ». Certaines personnes notent aussi moins d’œdème en fin de journée, surtout autour des malléoles.

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Si vous ressentez des picotements, un engourdissement, ou une douleur nette, ce n’est pas un « effet normal ». C’est souvent un problème de taille, de pose, ou de pression trop forte.

Ce que la science et les médecins confirment, et ce qu’ils ne promettent pas

Oui, les bas de contention fonctionnent pour des objectifs concrets : réduire le gonflement, soulager l’inconfort, et mieux vivre les journées où l’on piétine ou l’on reste assis. Elles sont aussi un outil classique en cas de troubles veineux, sur avis médical.

Elles sont souvent proposées aux personnes qui ont des varices, une insuffisance veineuse chronique, des jambes qui gonflent, ou un passé d’ulcère veineux. En milieu médical, elles servent aussi à réduire le risque de caillot après une chirurgie, ou lors d’une longue hospitalisation. Là, on suit les consignes du soignant, car la pression et la durée comptent.

En revanche, elles ne font pas de miracle. Elles améliorent la circulation, mais elles ne « réparent » pas une veine abîmée. Elles ne font pas disparaître des varices déjà installées, même si elles peuvent calmer certains symptômes.

Bénéfices les plus plausibles au quotidien

Le gain le plus fréquent, c’est une baisse du gonflement. Le sang stagne moins, et les liquides circulent mieux, y compris au niveau du drainage lymphatique. Les chevilles se remplissent moins, surtout en fin de journée.

On observe aussi un soulagement de la douleur sourde, de la lourdeur, et de la fatigue des jambes. C’est utile quand on alterne peu entre assis et marche, comme au bureau, en voiture, ou en avion.

Chez les personnes avec varices ou insuffisance veineuse, la compression peut réduire la gêne, et parfois des sensations comme les démangeaisons ou les brûlures. Chez certains patients, elle aide aussi à prévenir la récidive de plaies veineuses, mais cela se décide avec un suivi.

Les limites à connaître avant d’acheter

La compression apporte du confort, mais elle ne remplace pas les gestes simples. La marche, l’hydratation, et les pauses restent vos meilleurs alliés. Surélever les jambes quand c’est possible aide aussi, car la gravité fait une partie du travail.

Côté sport, on voit beaucoup de promesses sur la récup et la baisse des courbatures. Les preuves restent faibles pour des gains nets et sûrs. Si vous aimez la sensation, pourquoi pas, mais mieux vaut éviter d’acheter en pensant gagner des minutes au chrono.

Enfin, si vous portez vos chaussettes toute la journée, enlevez-les la nuit. Et si vos jambes gonflent, surélevez-les un moment, ça complète bien l’effet.

Qui devrait en porter, et quand ça vaut le coup

Tout le monde n’en a pas besoin. Si vous n’avez ni symptômes, ni risque connu, ce n’est pas un achat obligatoire. Les bas de contention servent surtout quand le corps montre des signaux, lourdeur, gonflement, douleurs diffuses, ou veines visibles et sensibles.

Certaines personnes les portent seulement à des moments clés. D’autres en ont besoin plus souvent, selon leur travail ou leurs antécédents. L’important, c’est d’adapter l’usage à votre vie, sans en faire une contrainte.

La grossesse est un cas fréquent. Quand des signes veineux apparaissent (jambes lourdes, varicosités, chevilles gonflées), la compression peut aider. Là aussi, le choix de la pression et de la taille doit être sérieux.

Situations où elles aident le plus (voyage, bureau, travail debout)

En voyage, surtout au-delà de quelques heures, elles limitent la sensation de « jambe qui serre » en fin de trajet. En avion, elles aident quand on bouge peu. En voiture ou en train, elles apportent un confort proche, surtout si vous avez tendance à gonfler.

Au bureau, elles peuvent être utiles quand la journée alterne peu entre marche et mouvement. La compression ne remplace pas une pause, mais elle rend le temps assis plus supportable.

Au travail debout, en magasin, en cuisine, dans les soins, l’effet peut être très net. Les jambes se fatiguent moins vite, et le soir paraît moins dur.

Quand demander un avis médical avant de commencer

Certaines situations demandent un avis avant de porter de la compression. C’est le cas si vous avez une maladie des artères (mauvaise arrivée de sang), une circulation très faible, ou un diabète avec perte de sensibilité (neuropathie). Le risque, c’est de ne pas sentir un serrage trop fort.

Même prudence si votre peau est fragile, si vous avez des soucis de nerfs, ou une arthrite qui rend l’habillage difficile. Le but n’est pas de « serrer fort ». Le but est de serrer juste.

Si vous avez un gonflement soudain d’une jambe, une douleur vive, ou une jambe chaude et rouge, on ne s’auto-traite pas avec des chaussettes. On consulte.

Bien choisir ses bas de contention sans se faire mal

Le bon choix repose sur trois choses, la taille, la pression, et le confort au quotidien. Une chaussette efficace doit être ajustée, sans être une lutte à enfiler. Si vous devez tirer avec force, c’est souvent trop petit, ou mal adapté.

Le bon ressenti, c’est un maintien ferme, mais sans douleur. La pression doit être plus nette à la cheville, puis plus légère en remontant. Si la chaussette serre derrière le genou, ou laisse un pli dur, ce n’est pas bon signe.

Les modèles ne sont pas universels. Chaque marque a son tableau de tailles. Le tissu compte aussi, un textile respirant et des coutures lisses changent tout, surtout si vous transpirez ou si votre peau réagit vite.

Taille, pression (mmHg) et confort, les 3 points à vérifier

La pression se mesure en mmHg (millimètres de mercure). On trouve souvent des niveaux autour de 20 à 30 mmHg pour une compression plus courante. Au-delà de 40 mmHg, on est sur des pressions plus fortes, plutôt pour des cas encadrés.

Pour la taille, il faut mesurer la cheville et le mollet, parfois la longueur de jambe aussi. On suit le guide de la marque, pas son intuition. Deux personnes avec le même poids peuvent avoir des mollets très différents.

Si vous achetez pour un souci médical (varices, œdème, antécédent d’ulcère), demandez un avis sur la classe de compression. Le bon niveau fait la différence entre confort et gêne.

Mauvais ajustement, les signaux d’alerte à ne pas ignorer

Une chaussette mal ajustée peut irriter la peau, laisser des marques profondes, ou rouler et créer un effet garrot. Ce roulage est un piège courant, car il bloque à un endroit au lieu de soutenir toute la jambe.

Arrêtez si vous avez un engourdissement, des picotements, une douleur, un pied froid, ou un changement de couleur. Ce n’est pas « normal ». On change de taille, on baisse la pression, ou on demande conseil.

Si le simple port vous semble agressif, n’insistez pas. La compression doit aider, pas punir.

A retenir

Oui, les bas de contention marchent pour réduire le gonflement et améliorer le confort, surtout en voyage, au travail, ou en cas de symptômes veineux. Elles ne réparent pas des veines abîmées, et elles ne garantissent pas une meilleure récup sportive. Choisissez la bonne taille, la bonne pression, et portez-les aux bons moments, avec mouvement et hydratation. Si vos symptômes sont forts, ou si vous avez un risque vasculaire, parlez-en à un pro de santé.

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