
Les recherches montrent de plus en plus que glycémie et démence sont liées. Le contrôle du sucre sanguin aujourd’hui peut influencer la santé cérébrale de demain. Des niveaux élevés ou instables de sucre dans le sang ont été liés à un risque accru de déclin cognitif et de démence, sortant le contrôle de la glycémie du cadre classique du diabète : il s’agit aussi de protéger son cerveau.
Comment fonctionne la liaison glycémie et démence ?
Le cerveau dépend du glucose comme principale source d’énergie. Si ce taux reste stable, le cerveau reçoit un approvisionnement constant pour soutenir la mémoire, l’apprentissage et la prise de décision.
Mais les pics et les chutes fréquents de glycémie, souvent observés en cas de diabète ou de prédiabète, peuvent perturber cet équilibre délicat et nuire aux cellules cérébrales, avec un risque de démence.
Un mauvais contrôle de la glycémie peut impacter la santé du cerveau :
- résistance à l’insuline : lorsque l’organisme devient moins réactif à l’insuline, le glucose (sucre) pénètre plus difficilement dans les cellules cérébrales. Cela peut entraîner une réduction de l’énergie cérébrale et altérer la communication entre les neurones,
- inflammation : une glycémie chroniquement élevée peut déclencher une inflammation qui endommage les tissus cérébraux et les vaisseaux sanguins fournisseurs d’oxygène et de nutriments,
- stress oxydatif : des niveaux de glucose élevés augmentent le stress oxydatif (un déséquilibre entre les radicaux libres destructeurs et les antioxydants), ce qui accélère le vieillissement cérébral,
- dommages vasculaires : un taux de sucre élevé nuit aux petits vaisseaux sanguins du cerveau, de la même manière qu’il affecte le cœur et les reins, réduisant ainsi le flux sanguin et l’apport en oxygène.
Comment la glycémie affecte-t-elle le risque de démence ?
Les personnes atteintes de diabète de type 2 font face à un risque notablement plus élevé de développer une démence et la maladie d’Alzheimer.
Des chercheurs ont même inventé le terme « diabète de type 3 » pour décrire la résistance du cerveau à l’insuline, une caractéristique d’Alzheimer.
La démence est un groupe de maladies impliquant une perte de mémoire et une altération de la pensée et des capacités de résolution de problèmes qui nuisent à la vie quotidienne. La maladie d’Alzheimer est le type le plus courant.
La relation est complexe, mais bien établie :
- l’insuline joue un rôle dans la signalisation cérébrale : lorsqu’elle devient moins efficace, la mémoire et le traitement cognitif peuvent en pâtir,
- l’excès de glucose et d’insuline dans la circulation sanguine peut entraîner l’accumulation de plaques amyloïdes : c’est l’un des signes pathologiques de la maladie d’Alzheimer,
- les complications liées au diabète, hypertension (pression artérielle élevée) et maladies cardiaques, augmentent également le risque de démence et aggravent ceux de déclin cognitif.
Une étude de 2024 a révélé que les individus atteints de diabète de type 2 présentaient un risque de démence 50 % à 75 % plus élevé que ceux sans diabète. Cela souligne l’importance des dépistages réguliers, de la prévention précoce et d’une gestion stable de la glycémie contre le risque de l’Alzheimer.
Comment réduire la consommation de sucre pour la santé du cerveau ?
Même les non-diabétiques devraient limiter les sucres ajoutés, associés à une mémoire moins performante, un apprentissage plus lent, un déclin cognitif et un risque accru de dépression.
Pour maintenir l’équilibre glycémique et protéger le cerveau :
- réduire les boissons sucrées et les desserts : remplacer les sodas, le thé sucré, les boissons au café aromatisées et les jus de fruits par de l’eau ou des alternatives non sucrées,
- préférer les glucides complets : choisir des céréales complètes, des légumineuses, des fruits entiers et des légumes, qui fournissent des fibres pour ralentir l’absorption du glucose,
- associer les glucides à des protéines et/ou des graisses saines : cette combinaison aide à stabiliser la glycémie et prolonge l’énergie ainsi que la sensation de satiété,
- lire attentivement les étiquettes : les sucres ajoutés sont souvent déguisés sous des noms comme saccharose, sirop de maïs, sirop de riz, mélasse ou nectar d’agave.
Comment soutenir la santé cérébrale par la nutrition et le mode de vie ?
Aucun aliment ne peut prévenir la démence mais un mode de vie globalement équilibré peut réduire considérablement les risques : aliments complets, activité physique régulière et gestion de la glycémie profite à la fois au corps et à au cerveau.
Voici des habitudes à considérer :
- mode d’alimentation de type méditerranéen, DASH ou MIND protecteur du cerveau : riche en fruits, fruits à coque, poisson et huile d’olive. Ces régimes privilégient les aliments denses en nutriments et anti-inflammatoires qui soutiennent la santé cardiaque et cérébrale,
- pratique régulière de l’exercice : améliore la sensibilité à l’insuline et stimule le flux sanguin vers le cerveau,
- sommeil de qualité et gestion du stress : les deux influencent la régulation de la glycémie et la santé cognitive,
- bilans de santé réguliers : pour surveiller la glycémie, la pression artérielle et le cholestérol.
Sources :
Nature : résistance à l’insuline cérébrale dans le diabète de type 2 et la maladie d’Alzheimer
Harvard Medical School : sucre et cerveau
Springer Nature : de la dérégulation métabolique aux pathologies neurodégénératives
Springer Nature : inflammation, glucose et dommages vasculaires
National Institute of Aging : la démence (symptômes, types, diagnostic)
Alzeheimer’s Society : diabète et risque de démence
Wiley Online Library : lien entre le diabète et la maladie d’Alzheimer
MDPI : la maladie d’Alzheimer comme diabète de type 3
MDPI : impact des sucres libres ou ajoutés sur la fonction cognitive
Springer Nature : association entre l’apport en sucre et la dépression
Joslin Diabetes Center : effet des fibres, des protéines et des graisses sur le niveau de glucose
Neurology Journals : mode de vie sain et risques de démence Alzheimer
Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.
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