Éliminer les microplastiques de l’organisme : 5 décisions à prendre d’urgence

Auteur: Aline Legrand

relu par Dr Muriel Dodin

Publié le :

Éliminer les microplastiques de l’organisme : 5 décisions à prendre d’urgence
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La présence de microplastiques dans l’urine et les selles est vérifiée. Des recherches préliminaires ont identifié des corrélations potentielles entre les microplastiques (fragments de plastique inférieurs à 5 millimètres) et des problèmes de santé comme le stress oxydatif, l’inflammation et des réponses immunitaires anormales. Parce qu’ils ont été détectés dans les vaisseaux sanguins, les selles et plus de la moitié des systèmes organiques humains, l’intérêt des chercheurs grandit pour trouver comment éliminer les microplastiques de l’organisme.

Les preuves scientifiques chez l’homme de stratégies de détoxification des microplastiques sont toujours en cours d’évaluation. Réduire l’exposition et maintenir une bonne santé générale pourraient être la meilleure approche en attendant les progrès de la science sur ces particules qui inquiètent les chercheurs.

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Quelles sont les 5 options conseillées pour éliminer les microplastiques de l’organisme ?

Les 5 décisions à prendre sont  de maintenir un fonctionnement physiologique sain, augmenter l’apport en fibres alimentaires, consommer des probiotiques et des aliments riches en polyphénols, et naturellement diminuer l’exposition à ces particules nocives.

Maintenir une fonction physiologique saine

Soutenir le fonctionnement normal des systèmes gastro-intestinal, rénal, hépatique et respiratoire semble une approche raisonnable pour préserver le processus normal d’élimination des déchets de l’organisme. Mais les preuves manquent de son efficacité et on ne sait pas très bien dans quelle mesure ces systèmes éliminent les microplastiques de l’organisme humain.

Des habitudes saines d’hydratation, d’activité physique régulière et d’alimentation équilibrée soutiennent la fonction physiologique normale. Mais, il n’existe aucune preuve solide chez l’homme qu’un régime ou un programme particulier puisse favoriser l’élimination des microplastiques.

La recherche indique que le corps humain élimine naturellement au moins certaines particules de microplastiques, en particulier via le tube digestif. La présence de microplastiques dans l’urine et les selles montre que certaines particules ingérées sont évacuées.

Augmenter les fibres alimentaires

Les résultats de recherches en laboratoire sur des animaux suggèrent que les fibres alimentaires (des fruits, des légumes, des céréales complètes et des légumineuses) peuvent aider à piéger les particules de microplastiques dans le tube digestif et à favoriser leur élimination dans les selles.

Les preuves démontrant qu’un régime riche en fibres augmente l’excrétion des microplastiques ou les élimine des tissus du corps humain sont encore nécessaires. Dans tous les cas, l’augmentation des fibres alimentaires favorise la santé intestinale et la régularité des selles.

Dans une étude en laboratoire, les fibres insolubles de son de blé ont servi d’absorbant pour réduire les microplastiques dans un fluide intestinal simulé. Des études animales correspondantes ont révélé que les fibres de son de blé réduisaient les niveaux de microplastiques intestinaux de manière proportionnelle à la dose : plus ces animaux consommaient de fibres de son, plus la quantité de microplastiques diminuait. Cependant, des preuves chez l’homme font toujours défaut.

Consommer des probiotiques

Des recherches préliminaires suggèrent que certaines bactéries probiotiques pourraient se lier aux particules de microplastiques dans le tube digestif et les évacuer dans les déchets naturels.

Des études sur des animaux ont montré que des souches probiotiques spécifiques peuvent réduire la rétention des microplastiques dans l’intestin. Cependant, les preuves chez l’homme manquent encore.

Des études supplémentaires ont identifié un probiotique dans le kimchi qui adhère fortement aux nanoplastiques (de minuscules particules de plastique mesurant de 1 à 1 000 nanomètres). Cette adhérence est demeurée même dans les environnements intestinaux acides et agressifs d’un modèle d’intestin humain créé en laboratoire et chez des souris (l’élimination de plastique par les selles a plus que doublé par rapport à des souris n’en ayant pas reçu). Cependant, ces résultats nécessitent des recherches plus approfondies pour déterminer si cet effet s’appliquerait au corps humain.

Manger davantage d’aliments riches en polyphénols

La recherche expérimentale a indiqué une association entre les microplastiques et les biomarqueurs du stress oxydatif et de l’inflammation. Des recherches préliminaires chez l’homme suggèrent que les polyphénols pourraient réduire certains marqueurs inflammatoires associés à l’exposition aux microplastiques, bien qu’il n’y ait aucune preuve que les aliments riches en polyphénols éliminent les microplastiques des tissus humains.

Les polyphénols sont des composés naturels présents dans les aliments et les boissons d’origine végétale ayant des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires. Dans un essai, les chercheurs ont administré un mélange de 43 composés polyphénoliques à 98 adultes pendant 28 jours. Les résultats ont montré que l’intervention réduisait plusieurs marqueurs inflammatoires chez les participants présentant une exposition plus élevée aux microplastiques.

Réduire l’exposition aux microplastiques

En l’absence de méthode cliniquement prouvée pour éliminer les microplastiques des tissus humains, la réduction de l’exposition constitue la meilleure stratégie étayée par des données probantes pour limiter l’absorption future de microplastiques.

L’exposition aux microplastiques peut survenir par ingestion, inhalation et contact cutané et être réduite des façons suivantes :

  • limiter ou éliminer la consommation d’eau en bouteille plastique : opter pour de l’eau du robinet filtrée. Minimiser l’utilisation de l’eau en bouteille peut aider à réduire le risque d’ingestion de particules, car les microplastiques des bouteilles en plastique peuvent s’infiltrer dans l’eau,
  • éviter de réchauffer des aliments dans du plastique : la recherche indique que le passage d’aliments au micro-ondes dans des récipients en plastique ou recouvrir des aliments chauds d’un film étirable en plastique augmente considérablement le largage de particules de microplastiques dans la nourriture,
  • conserver les aliments dans du verre ou de l’acier inoxydable : l’utilisation de récipients réutilisables en verre ou en acier inoxydable pour les restes, les aliments gras, les plats chauds et les boissons peut réduire le contact entre les aliments et le plastique,
  • minimiser l’exposition à la poussière domestique : le dépoussiérage humide et l’aspiration avec filtration HEPA peuvent réduire la charge de poussière à l’intérieur. L’amélioration de la ventilation peut réduire l’exposition aux fibres de microplastiques en suspension dans l’air,
  • remplacer les thés en sachet plastique par vrac ou des sachets en papier : utiliser une passoire sans plastique et éviter les sachets de thé en plastique à usage unique. Ils contiennent du plastique, fabriqués en polypropylène ou en nylon qui peuvent libérer des particules de microplastiques dans le thé lors de l’infusion.

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