Avez-vous besoin de contacter la rédaction ? Envoyez vos e-mails à [email protected] ou sur notre formulaire.
Actualité

Dry January: 1 mois sans alcool améliore vraiment la santé, selon une étude

Une revue de 16 études, portant sur plus de 150 000 personnes, montre qu’un mois sans alcool peut améliorer le sommeil, l’humeur, et d'autres marqueurs de santé

Et si votre corps vous envoyait des signaux, mais qu’un verre les couvrait comme un bruit de fond ? Beaucoup de personnes tentent Dry January, un mois sans alcool, pour vérifier par elles-mêmes. La question reste simple: est-ce que ça change vraiment quelque chose, ou est-ce juste un défi sympa après les fêtes ?

Une revue d’études récente apporte une réponse claire. Un mois d’abstinence peut s’accompagner de gains mesurables, sur le sommeil, l’humeur, et certains marqueurs physiques. Sans promesse magique, mais avec des tendances solides.

Dans cet article, on fait le point sur ce que dit la science, ce que vous pouvez ressentir au quotidien, et comment tenir le mois sans vous couper des autres.

Dry January, c’est quoi et pourquoi tout le monde en parle ?

Dry January est un défi simple: zéro alcool pendant tout le mois de janvier. Il a été lancé au Royaume-Uni en 2013 par Alcohol Change UK. Depuis, l’idée s’est exportée, portée par les médias, les réseaux, et l’envie de repartir sur de bonnes bases après décembre.

Le chiffre donne une idée de l’ampleur. En janvier 2025, environ 200 000 personnes dans le monde se sont inscrites au programme via l’organisation. Et beaucoup d’autres le font sans inscription, en solo ou entre amis.

Il faut le dire sans tourner autour: Dry January n’est pas une “cure” et ne remplace pas un suivi médical. C’est une pause courte, utile pour observer un point souvent sous-estimé. L’alcool peut peser sur le corps, même quand on ne se sent pas “malade”. Un mois sans alcool, c’est comme baisser le volume, pour entendre ce qui se passe vraiment.

Dry January, Damp January, et pause d’alcool, quelle différence ?

Dry January vise l’abstinence complète. Cela aide certaines personnes, car la règle est nette, donc plus simple à tenir. Pas de calcul, pas de négociation avec soi-même.

Soutenez Pressesante.com : Rejoignez notre communauté sur Tipeee

Soutenez Pressesante.com : Rejoignez notre communauté sur Tipeee

Image cliquable

Damp January repose sur une idée proche, mais plus souple: réduire la quantité, la fréquence, ou les occasions. C’est souvent plus facile si vous avez beaucoup d’événements, ou si vous préférez avancer par étapes.

La revue dont on parle ici s’intéresse surtout à un mois sans alcool. Cela dit, une baisse de conso peut déjà faire du bien. Et pour certaines personnes, c’est l’option la plus réaliste.

Ce que l’étude montre, un mois sans alcool change vraiment le sommeil, l’humeur et le corps

Ces sujets peuvent également vous intéresser:

Une étude publiée dans la revue Alcohol and Alcoholism a rassemblé les résultats de 16 études, avec plus de 150 000 participants au total. L’objectif était simple: voir qui participe, ce que ça change, et ce qui aide à réussir.

Le message principal est rassurant. Un mois peut suffire pour observer des améliorations, à la fois physiques et psy. Les effets varient selon les personnes, leur santé de départ, et leurs habitudes. Mais des tendances reviennent souvent, surtout chez ceux qui tiennent tout le mois.

On parle de changements concrets, pas d’une “nouvelle vie” en 31 jours. Pensez plutôt à un réajustement, comme quand on remet une montre à l’heure.

Sommeil, pourquoi l’alcool dérègle vos nuits

Beaucoup de gens boivent pour “se poser”. L’alcool peut donner une somnolence rapide, donc on s’endort plus vite. Le piège est là. Le sommeil devient souvent plus court et plus haché.

Des médecins du sommeil rappellent plusieurs effets connus. L’alcool peut réduire la part de sommeil paradoxal (REM), surtout en début de nuit. Or cette phase aide la mémoire, l’humeur, et la récupération mentale. L’alcool peut aussi augmenter les réveils, avec une sensation de nuit “pas réparatrice”.

Un détail très concret compte aussi: l’alcool peut augmenter l’envie d’uriner la nuit. Résultat, on coupe le sommeil, parfois plusieurs fois. Chez certaines personnes, il peut aussi révéler ou aggraver une apnée du sommeil, avec ronflement, pauses, et fatigue au matin.

Dans ce cadre, un mois sans alcool agit comme un test simple. Si votre sommeil se stabilise, vous tenez peut-être une explication, ou une partie de l’explication.

Poids, énergie, tension, foie, les effets physiques les plus fréquents

La revue rapporte des tendances physiques souvent citées par les participants qui tiennent le mois. On retrouve une perte de poids, une hausse d’énergie, une baisse de la tension artérielle, et des signes de meilleure fonction du foie dans plusieurs travaux.

Il ne s’agit pas de promettre un résultat précis, car chaque corps réagit à sa façon. Mais l’idée est simple à comprendre. L’alcool ajoute des calories, perturbe le sommeil, et peut pousser à grignoter. Il peut aussi influencer la pression artérielle et le travail du foie, qui participe au tri et à l’élimination de nombreuses substances.

Ce qui frappe dans la revue, c’est la notion de charge “cumulée”. Un verre ici et là peut sembler anodin. Mais répété, il peut laisser une trace, silencieuse, sur plusieurs systèmes du corps.

Humeur, clarté mentale et relations, ce que beaucoup ressentent

Les effets ne sont pas que physiques. Plusieurs études et retours de cliniciens vont dans le même sens: une pause d’alcool s’accompagne souvent d’une meilleure humeur, d’une sensation de tête plus claire, et de relations plus simples.

Dans la vie réelle, cela peut ressembler à des choses banales, mais puissantes. Vous répondez avec plus de patience. Vous êtes plus présent au dîner. Vous gérez mieux une remarque qui, d’habitude, vous aurait irrité. Certains décrivent aussi des échanges plus calmes avec le partenaire, les enfants, ou les amis.

Une psychiatre qui suit des patients participant à Dry January observe souvent ce type de gains, avec un sentiment de clarté émotionnelle et une vie sociale plus “vraie”. Ce n’est pas un miracle, c’est un effet domino. Quand on dort mieux, qu’on se réveille plus net, la journée se passe autrement.

Pourquoi une pause d’un mois peut aider à boire moins après, et pas seulement en janvier

Le mois sans alcool sert souvent de recalibrage. Vous cassez une routine, et vous voyez vos déclencheurs. Un apéro après le travail, un stress, un match, un resto, ou une habitude du soir devant une série.

Plusieurs études incluses dans la revue suggèrent qu’une partie des participants boivent moins après janvier. Pas tous, et pas de façon identique. Mais la pause peut aider à reprendre la main, car elle redonne un choix là où il y avait un automatisme.

Le point important est le suivant: ceux qui s’appuient sur un cadre, avec suivi et soutien, semblent plus à même de tenir le mois et de réduire ensuite.

Le vrai levier, la structure et le soutien, pas la force mentale

La revue met en avant une idée simple: la volonté seule fatigue vite. Les participants qui utilisent des outils ont plus de chances de réussir. On parle d’apps de suivi, de messages de motivation par e-mail ou SMS, et de communautés en ligne.

S’inscrire via Dry January USA ou Alcohol Change UK peut aider, même si l’inscription n’est pas obligatoire. Le mécanisme est logique. Le suivi rend vos efforts visibles. Les rappels cassent l’oubli. Le groupe réduit l’isolement. Et, quand une soirée devient “compliquée”, on se sent moins seul face au choix.

Conseils simples pour réussir Dry January sans se sentir isolé

Dry January se gagne souvent avant le premier week-end. Pas par la privation, mais par l’anticipation.

Commencez par repérer deux ou trois moments où vous buvez sans y penser. Chez beaucoup de gens, c’est l’apéro, la sortie du vendredi, ou le verre “récompense” après une journée lourde. Préparez un plan de remplacement qui vous donne envie, comme une bière sans alcool que vous aimez, une boisson pétillante avec citron, ou un cocktail sans alcool bien fait. Le cerveau aime les rituels, donc gardez le geste, changez le contenu.

Côté social, annoncez votre objectif tôt. Une phrase simple suffit. Vous pouvez aussi proposer une activité qui ne tourne pas autour de l’alcool, comme un ciné, une marche, ou un brunch. Et si vous allez au resto, choisissez à l’avance une option sans alcool, pour éviter la décision à chaud.

Préparer ses moments à risque, apéro, stress, sorties, habitudes du soir

Le stress est un piège courant. Quand la pression monte, l’alcool peut sembler être un interrupteur. Remplacez cet interrupteur par un geste court, faisable, et répétable. Une douche tiède, dix minutes dehors, ou une musique calme peuvent suffire à “couper” la journée.

Le soir, changez un détail visible. Par exemple, rangez les verres à vin hors de vue, ou mettez une tisane en évidence. Ce genre de détail paraît petit, mais il aide quand la fatigue réduit l’attention.

Protéger son sommeil, éviter l’alcool comme “aide” et finir tôt

Si vous buvez encore, ne vous servez pas de l’alcool pour dormir. Des spécialistes du sommeil conseillent aussi d’éviter l’alcool dans les quatre heures avant le coucher, car il dégrade la seconde partie de la nuit.

Pour remplacer ce faux coup de pouce, gardez des options simples: lecture légère, respiration lente, lumière plus douce, ou une routine courte toujours identique. Le but n’est pas la perfection, c’est la régularité.

A retenir

Dry January n’est pas une mode vide. Une revue de 16 études, portant sur plus de 150 000 personnes, montre qu’un mois sans alcool peut améliorer le sommeil, l’humeur, et des marqueurs comme le poids, la tension, et la santé du foie. Ces gains s’expliquent souvent par un effet en chaîne, surtout quand le sommeil redevient stable.

Le facteur qui revient le plus est la structure, avec suivi et soutien, plutôt que la force mentale. Si vous hésitez, testez Dry January, ou une version plus douce, et observez ce qui change. Et si vous avez des antécédents de dépendance, ou des signes de sevrage, demandez un avis médical avant de tenter l’arrêt.

 

Avez-vous trouvé cet article utile?
* PRESSE SANTÉ s'efforce de transmettre la connaissance santé dans un langage accessible à tous. En AUCUN CAS, les informations données ne peuvent remplacer l'avis d'un professionnel de santé.