Découvrez les propriétés médicinales du noyer

usage du noyer

Originaire d’Orients, le Juglans regia, communément appelé noyer est un arbre à écorce grise, à longues feuilles caduques composées. Ses femelles fleurissent en donnant du fruit ovoïde contenant une noix dure de couleur foncée.

Il y a déjà plusieurs millénaires, les feuilles et écorces de celui-ci s’employaient à traiter plusieurs maladies cutanées. Les Amérindiens l’utilisaient pour traiter la constipation et d’autres troubles digestifs.  Aujourd’hui, on peut trouver des produits cosmétiques à base de noyer. Ces propriétés thérapeutiques s’expliquent apparemment par la présence des naphtoquinones. Autrement dit, il possède des principes actifs antibactériens, antiviraux, insecticides, antimycosiques,  antipyrétiques et/ou antiinflammatoires.

Quand est-ce qu’on peut indiquer l’utilisation de cette plante ?

Celle-ci peut être utilisée pour un usage interne autant qu’en externe.

Pour l’usage externe

  • En cas de diabète de type 2 : il peut constituer une aide dans la prévention des complications. Il agit en effet sur le taux de la glycémie. Ensuite, il permet à celui qui le consomme de retenir optimalement l’eau dans l’organisme.
  • En cas de troubles digestifs et de diarrhées persistantes, la consommer peut aider la flore intestinale à retrouver un équilibre. D’ailleurs, les personnes à visages acnés ou développant des infections cutanées associées au système digestif peut en prendre. À l’exemple de l’eczéma.
  • En cas de rachitisme, de tuberculose pulmonaire et osseuse, envisagez à consommer ses feuilles.
  • Vertus vermifuges : elle fait évacuer les vers intestinaux.

Pour l’usage interne

  • En cas de sécrétion excessive de sueur.
  • Pour les inflammations infectieuses des muqueuses digestives. Vous pouvez employer le noyer en cas de gingivite, aphtes, glossite, de vaginite et de leucorrhées.
  • Les personnes qui souffrent d’eczéma et d’acné.
  • Pour agir contre des affections cutanées bénignes à l’exemple des brûlures superficielles et des pellicules.

Sous quelle forme peut-on l’utiliser ?

C’est notamment l’écorce et la feuille que la phytothérapie utilise. On peut en obtenir de l’infusette, de macérat glycériné, de teinture, de décoction et d’huile essentielle.

Comment l’utiliser pour tirer ses bienfaits ?

Suivez ces prescriptions si les problèmes sanitaires cités précédemment se manifestent.

Par voie interne :

  • En infusion, préparez une poignée de feuilles par litre d’eau. Infusez-les pendant 20 min et buvez 3 à 4 verres d’eau par jour.
  • En macérat glycériné : on recommande environ 80 gouttes par jour. Attention, vérifiez à ne pas dépasser les 150 gouttes si le cas du malade est grave.
  • En teinture : prenez 20 gouttes par jour au maximum à cause des tanins.

Par voie externe :

  • Faites une décoction en bouillant 2 poignées de feuilles par litre d’eau. Ensuite, infusez la décoction obtenue pendant 15 à 20 min. Appliquez le liquide obtenu sur toute la peau infectée et les muqueuses concernées. Vous pourrez aussi l’utiliser pour du lavement, du gargarisme ou en injection vaginale.
  • Appliquez-y de l’huile essentielle sur les plaies occasionnées par le diabète.

Existe-t-il des précautions ?

Par voie externe, un surdosage peut détruire les cellules de la peau. Quant à la voie interne, certains nombres d’experts jugent que son usage quotidien peut devenir toxique. Un avis médical est alors recommandable avant d’en utiliser.