Cancer de la prostate : dès 40 ans, optez pour l’alimentation qui vous protégera

Cancer de la prostate
Cancer de la prostate

Une alimentation riche en fibres est reconnue pour avoir plusieurs effets positifs sur le système digestif, notamment en favorisant le transit intestinal et l’activité de la flore microbienne du côlon. D’ autres résultats indiquent que certaines composantes des fibres pourraient aussi ralentir la progression du cancer de la prostate.

Dès l’âge de 40 ans, environ le tiers des hommes ont déjà des tumeurs microscopiques au niveau de la prostate et sont donc à haut risque de développer un cancer de cet organe au cours des décennies qui suivent. Ce qui est effectivement le cas dans les pays occidentaux: chez un homme sur six, ces microtumeurs évoluent vers un stade cancéreux détectable cliniquement et ces cancers de la prostate représentent la deuxième cause de mortalité masculine par cancer en Occident.  La situation est cependant fort différente dans d’autres régions du monde, particulièrement en Asie: même si les hommes asiatiques présentent une incidence similaire de microtumeurs au niveau de la prostate en bas âge, ils sont néanmoins beaucoup moins touchés par un cancer de cet organe en vieillissant. Autrement dit, les Asiatiques semblent avoir le même risque que les Occidentaux de développer ce cancer, mais certains aspects de leur mode de vie font en sorte que leurs microtumeurs ne se développent pas en cancer mature. L’identification des facteurs qui permettent à ces microtumeurs prostatiques de demeurer dans cet état de «dormance» pourrait donc s’avérer une voie prometteuse pour réduire la forte incidence du cancer de la prostate qui touche notre société.

L’allié de la prostate: l’acide phytique

La nature de l’alimentation est sans doute la principale différence qui existe entre le mode de vie asiatique et occidental. Par exemple, alors que le régime alimentaire typique des Occidentaux est en grande partie basé sur la consommation d’aliments transformés, très pauvres en fibres alimentaires (les farines raffinées et les sucres simples, par exemple), l’assiette des Asiatiques regorge d’aliments d’origine végétale contenant une forte teneur en fibres (crucifères, céréales complètes, légumineuses comme le soja, noix). En plus de leurs effets protecteurs bien connus sur le système digestif et la stabilisation de la glycémie, plusieurs de ces sources de fibres permettent aussi un apport important en inositol hexaphosphate (acide phytique), une molécule qui possède une forte activité antioxydante. Longtemps considéré, à tort, comme un «anti-nutriment» en raison de sa capacité à lier les minéraux, on sait maintenant que l’acide phytique exerce au contraire plusieurs effets positifs sur la santé et peut être métabolisé en molécules qui possèdent des activités anticancéreuses, notamment au niveau de la prostate.

Eviter le cancer de la prostate: mangez des fibres, légumineuses et des céréales complètes

Pour déterminer si l’inositol hexaphosphate pourrait effectivement ralentir la progression du cancer de la prostate, des chercheurs américains ont administré cette molécule à des systèmes modèles, génétiquement prédisposés à développer un cancer de cet organe. En examinant l’évolution du cancer à l’aide d’imagerie par résonance magnétique, ils ont observé que les modèles qui recevaient l’inositol hexaphosphate présentaient une très forte réduction de la masse cancéreuse, un effet inhibiteur qui est corrélé avec une absence de nouveaux sanguins formés par le processus d’angiogenèse. Une analyse plus poussée a aussi révélé que la molécule diminue considérablement le métabolisme du glucose dans les cellules cancéreuses en empêchant la production de GLUT4, une protéine de transport qui permet l’entrée du sucre dans les cellules. Ces observations suggèrent donc qu’une composante des fibres alimentaires empêche les cellules cancéreuses de la prostate d’obtenir l’énergie nécessaire à leur croissance, permettant du même coup de les maintenir dans un état latent et inoffensif pour l’organisme.

Dans notre alimentation moderne, l’apport quotidien en fibres alimentaires demeure trop souvent en deçà des recommandations minimales émises par le guide alimentaire canadien. Il vaut donc vraiment la peine d’augmenter cet apport, que ce soit en consommant plus de végétaux, particulièrement les légumineuses, ou encore la multitude de produits fabriqués à partir de grains entiers qui sont maintenant disponibles dans nos épiceries. Les fibres sont essentielles au maintien d’une bonne santé!

Source

Raina K et coll. Inositol hexaphosphate inhibits tumor growth, vascularity, and metabolism in TRAMP mice: A multiparametric magnetic reso-nance study. Cancer Prevention Res. 6 : 40-50.

 

 

 

Marie Desange est journaliste santé, passionnée tant par les dernières recherches en scientifiques en nutrition, neurosciences et bien être que par les nouvelles approches de santé qui ne sont pas encore passées par le filtre des études scientifiques, mais qui marchent.Ostéopathie, chiropractie, acupuncture, neuro-feedback, méditation, aromathérapie, homéopathie, médecine chinoise ou Indienne (Ayurveda), shiastu, soins énergétiques, techniques corporelles ou thérapies psychologiques, toutes ces disciplines méritent d’être mises en avant pour que les lecteurs puissent être bien informés et faire leur choix sur ce qui peut les aider.De plus, la pratique journalistique lui permet de rencontrer toujours plus d’acteurs de ces nouvelles approches et de sélectionner ceux qui ont une particularité et une réelle maîtrise de ce qu’ils proposent. Les soins complémentaires et les nouvelles approches de santé doivent être rigoureux et sans danger pour les personnes qui se tournent vers elles. Avec le temps et l’expérience, Marie sait sélectionner ce qui peut apporter, selon les cas, de vrais bénéfices pour le mieux être des personnes qui le recherchent. `Journaliste pour le journal on-line pressesante.com, Marie a encore plein de supers sujets sous le coude à vous proposer, que vous ne lirez pas ailleurs.