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Sédentarité : le café peut-il vraiment compenser les effets sur la santé ?

De nouvelles recherches suggèrent que la consommation de café pourrait compenser en partie les effets néfastes de ce comportement sédentaire.

Sédentarité – Dans notre ère numérique, rester assis ou inactif est devenu la norme pour beaucoup, tant au travail qu’à la maison. Le temps passé devant un écran ou à un bureau augmente, rognant peu à peu l’espace réservé à l’activité physique. Or, de récentes découvertes pointent que la consommation de café pourrait, en partie, atténuer certaines conséquences de ce mode de vie, notamment pour le cœur et le métabolisme. Peut-on vraiment compter sur la pause-café pour préserver sa santé ? Décryptage des données scientifiques et conseils pour rester en forme, même dans un mode de vie sédentaire.

Sédentarité : un ennemi majeur pour la santé durable

La sédentarité est identifiée comme un facteur de risque déterminant pour de nombreuses maladies chroniques. Faible activité physique rime avec augmentation du risque cardiovasculaire, survenue du diabète de type 2, certains cancers, troubles métaboliques et dégradation de la santé mentale. L’Agence nationale de sécurité sanitaire souligne que 95 % des adultes français s’exposent au risque d’un mode de vie trop inactif, parfois de façon invisible au quotidien. Des séjours prolongés en position assise limitent en outre la mobilité, la force et la capacité à vivre de façon autonome, ce qui rend essentiel l’intégration de pauses actives dans la routine pour préserver sa vitalité à long terme.

Le café, allié potentiel contre certains méfaits de la sédentarité

Une grande étude conduite par l’université de Soochow souligne que boire deux à trois tasses de café par jour réduirait sensiblement les risques de mortalité associée à un style de vie sédentaire. Les adultes consommant du café et restant assis plus de six heures par jour ont affiché un risque de décès prématuré inférieur d’un tiers par rapport à ceux qui n’en consomment pas. Les mécanismes protecteurs attribués au café reposent principalement sur ses puissants antioxydants : ils favoriseraient la lutte contre l’inflammation chronique et le stress oxydatif, éléments clés dans l’émergence des maladies cardiovasculaires et métaboliques. Ce constat ne doit pas faire oublier que l’activité physique régulière demeure la première protection, mais il suggère un effet modulateur pour les buveurs de café modérés.

Café : quels composants protègent l’organisme ?

Le café regorge de composés bioactifs : polyphénols, caféine, acides chlorogéniques et autres antioxydants reconnus. Ces substances contribuent à réduire l’inflammation systémique et à améliorer le métabolisme du glucose et des lipides. Réduire la CRP (protéine C-réactive), un marqueur d’inflammation, traduit l’effet anti-inflammatoire observé lors d’une consommation modérée. Par ailleurs, certains composants stimulent la vigilance et pourraient faciliter le maintien d’un mode de vie un peu plus dynamique, même chez ceux peu enclins à bouger. Attention, la qualité du café, la façon de le consommer (sans excès de sucre ou de crème), et la sensibilité à la caféine restent à prendre en compte pour en tirer le meilleur sans désagrément.

Limites et précautions à connaître

Les études sont unanimes : le café n’est pas une panacée, mais un atout complémentaire. Elles démontrent des liens d’association, non de causalité, et d’autres éléments de mode de vie pourraient contribuer aux résultats favorables observés chez les buveurs de café. Les effets du café peuvent aussi varier selon la tolérance individuelle : certaines personnes restent sensibles à la caféine, et l’ajout de sucres ou de matières grasses neutralise ses bénéfices. Consulter un professionnel de santé pour ajuster la consommation et veiller à l’équilibre alimentaire comme aux apports en activité physique reste primordial. Pour garder la forme, les spécialistes recommandent toujours au moins 150 minutes hebdomadaires d’exercice modéré, fractionnée tout au long de la semaine.

Bienfaits à partager, mais l’activité physique reste la clé

La consommation de café régulière – dans la limite de deux à trois tasses par jour – s’avère être un levier intéressant pour réduire certains dommages liés à la sédentarité, grâce à ses antioxydants puissants. Néanmoins, bouger reste l’approche centrale pour diminuer les risques cardiovasculaires et prolonger la vitalité : marches quotidiennes, pauses dynamiques ou exercices de renforcement mettent toutes les chances de son côté. Une stratégie optimale cumule donc activité physique et gestes simples pour intégrer le café dans une alimentation variée, conjuguant plaisir et prévention. En associant mouvement et café, il est possible d’envisager un vieillissement en meilleure santé tout en savourant ses moments de pause.

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