
Ce n’est pas parce qu’ils se prétendent « naturels » qu’ils sont sûrs : l’achat de compléments alimentaires en ligne est particulièrement risqué car ils sont souvent contaminés par d’autres substances. Voici 6 pièges à éviter.
Quels sont les 6 signaux d’alerte à surveiller lors d’un achat de compléments alimentaires en ligne ?
Faire attention aux allégations irréalistes, aux compléments prétendant améliorer une performance, à l’absence de certification, aux mentions dans une langue étrangère, aux avertissements des institutions et au dosage supérieur aux recommandations.
Allégations irréalistes
En règle générale, éviter tout complément en ligne qui promet des guérisons miracles ou des résultats rapides. Ces allégations sont au mieux trompeuses et peuvent être dangereuses.
Aux États-Unis, les médicaments sur ordonnance et en vente libre peuvent faire l’objet d’une publicité pour le diagnostic, la guérison, le traitement ou la prévention d’une maladie. Ces médicaments sont rigoureusement testés par la Food and Drug Administration (FDA) et doivent démontrer leur sécurité et leur efficacité avant de pouvoir être vendus ou délivrés.
En France, seuls les médicaments (sur ordonnance ou en vente libre) sont autorisés à revendiquer une action de diagnostic, de guérison, de traitement ou de prévention des maladies. Ces produits sont rigoureusement contrôlés par l’ANSM et doivent obtenir une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), prouvant leur sécurité et leur efficacité avant d’être commercialisés. Contrairement aux États-Unis, la publicité pour les médicaments sur ordonnance est strictement interdite auprès du grand public
Les compléments alimentaires ne sont pas soumis aux mêmes exigences de tests cliniques et d’autorisation que les médicaments. En France comme aux USA, il est strictement interdit de commercialiser un complément alimentaire en lui attribuant des propriétés de traitement ou de guérison de maladies. Il faut se méfier des produits qui affichent des allégations thérapeutiques car elles sont illégales ou qui sont commercialisés comme des alternatives aux médicaments sur ordonnance.
Promotion de performances enviées
Il vaut mieux se méfier des compléments alimentaires présentés en ligne ou promus sur les réseaux sociaux pour la perte de poids, la performance athlétique ou l’amélioration sexuelle.
Ces produits sont plus susceptibles que les autres de contenir des substances interdites ou contrôlées et d’autres molécules normalement sur ordonnance associés à des risques graves, en particulier pour les personnes ayant des problèmes de santé.
Les compléments alimentaires commercialisés pour la perte de poids et l’amélioration des performances ont causé des accidents vasculaires cérébraux, des dommages au foie et aux reins, des problèmes respiratoires et même la mort.
Absence de certification par un tiers
Éviter les compléments alimentaires qui ne sont pas certifiés par une organisation indépendante réputée comme l’ANSES en France, ou des organismes et applications sérieuses (Food Watch ou Yuka).
La certification par un tiers signifie qu’un complément a été fabriqué de manière sûre, qu’il contient les ingrédients indiqués sur l’étiquette et qu’il est exempt de contaminants.
Malgré tout, la certification ne garantit pas que le complément soit sûr ou efficace. Amazon est la plus grande place de marché en ligne pour les compléments alimentaires, avec près de 80 % des ventes. Même si la plateforme exige des fabricants des certificats d’assurance qualité, une étude récente a révélé que 17 des 30 compléments les plus vendus pour le système immunitaire présentaient un étiquetage trompeur. Certains produits contenaient des ingrédients non listés, tandis que d’autres ne contenaient pas les ingrédients annoncés.
Étiquettes en langue étrangère
Ne pas acheter de compléments alimentaires dont les étiquettes ou l’emballage sont principalement rédigés dans une langue étrangère.
Les réglementations et les normes pour les compléments alimentaires varient à travers le monde, et les instructions peuvent également être peu claires. La meilleure option pour un produit légal en France est d’en acheter un fabriqué dans le pays.
Avertissements spécifiques des institutions sanitaires
Les institutions sanitaires ne testent pas les compléments alimentaires avant leur mise sur le marché mais elles peuvent les retirer s’ils s’avèrent dangereux ou frauduleux.
Il faut vérifier que le complément envisagé ne contient pas d’ingrédients identifiés comme contrefaits. Consulter les dernières recommandations et alertes sanitaires sur le site de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) ou vérifier la conformité des produits via la base de données Compl’Alim gérée par la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes). Ces ressources permettent aux consommateurs français de s’informer sur la sécurité des ingrédients et d’identifier les produits signalés comme frauduleux ou non conformes.
Dosage supérieur aux recommandations
Quelque soit le lieu d’achat, il faut surveiller la part de la valeur quotidienne en vitamines et minéraux des compléments alimentaires.
Les compléments qui contiennent plus de 100 % de l’apport quotidien recommandé sont plus susceptibles de provoquer des effets secondaires. C’est notamment le cas des vitamines liposolubles, qui s’accumulent dans le corps si on en consomme trop.
Sources :
ANSES : compléments alimentaires, tout savoir sur les usages et risques
Economiegouv.fr : ce qu’il faut savoir sur les compléments alimentaires
Taylor & Francis : risques de l’achat de compléments alimentaires en ligne
Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.
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