Témoin d’un AVC : à faire et ne pas faire pour porter secours
Si quelqu'un est victime d’un AVC, comment lui porter secours, que faire et ne surtout pas faire ?
Être témoin d’un AVC peut être une expérience éprouvante. Il faut avoir la bonne réaction sans paniquer. Un accident vasculaire cérébral peut causer d’importants dommages et entraîner une invalidité à long terme ou la mort. Il est crucial d’en reconnaitre les symptômes et de savoir comment réagir.
Cet article rappelle ce qu’il faut savoir sur les AVC, les signes d’alerte, les bonnes pratiques de secours et celles à ne jamais faire.
Comment agir si l’on est témoin d’un AVC ?
En cas de soupçon d’AVC chez une personne, appeler les secours le plus vite possible.
Utilisez la méthode FAST (acronyme en anglais) pour identifier les signes d’alerte de l’AVC, qui sont
- « F » pour Face drooping (Visage affaissé) : un côté du visage est-il affaissé ou le sourire est-il déformé ?
- « A » pour Arm weakness (Faiblesse du bras) : la personne peut-elle lever les deux bras de manière égale ? Un bras redescend-il tout seul ?
- « S » pour Speech difficulty (Difficulté d’élocution) : la parole est-elle pâteuse ou incompréhensible ? La personne est-elle incapable de parler ?
- « T » pour Time to call (Le moment d’appeler les secours) : si la réponse est oui à l’une de ces questions, appeler immédiatement le 15 ou le 112.
En contact avec les services d’urgence, préciser clairement qu’il s’agit peut-être d’un AVC. Voici les autres mesures à prendre :
- noter l’heure du début des symptômes, si possible : informer les ambulanciers du moment où les symptômes ont commencé ou si le patient vient tout juste de se réveiller. Connaître l’heure du début des symptômes est utile pour médecins afin de déterminer les meilleures options de traitement,
- suivre l’évolution des symptômes : être capable de décrire les symptômes de la personne aux équipes de secours,
- parler calmement au patient : le rassurer en lui disant que les secours vont bientôt arriver,
- pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire si nécessaire : vérifier le pouls de la personne et s’assurer qu’elle respire.
À l’arrivée des ambulanciers, communiquer de la manière la plus claire possible sur les événements qui ont précédé et accompagné les symptômes de l’AVC du patient.
Quels sont les symptômes de l’AVC ?
Les changements soudains ou les symptômes pouvant signaler un AVC sont :
- engourdissement et faiblesse du visage, des bras ou des jambes, en particulier d’un seul côté du corps,
- propos confus ou difficultés à parler,
- troubles de la vue dans un œil ou les deux yeux,
- difficultés à marcher, perte d’équilibre ou problèmes de coordination,
- mal de tête violent sans cause connue.
Que ne faut-il surtout pas faire avec une personne victime d’AVC ?
Il ne faut pas conduire soi-même une victime d’AVC à l’hôpital, lui donner des médicaments, à boire ou à manger :
- ne pas conduire la personne à l’hôpital : des soins vitaux et une orientation de la personne à son arrivée peuvent être réalisés dans l’ambulance afin que le traitement débute plus rapidement,
- ne pas donner de médicaments : le type d’AVC détermine le type de médicament qu’elle doit recevoir. Il est impossible de connaître cette information sans une imagerie diagnostique à l’hôpital,
- ne donner ni à boire ou à manger à la victime : les AVC peuvent provoquer une perte de contrôle musculaire au niveau du visage et du cou, ce qui augmente le risque d’étouffement.
Quels sont les principaux types d’AVC ?
Les AVC causés par un caillot sanguin sont appelés AVC ischémiques, et ceux dus à un saignement cérébral sont appelés AVC hémorragiques.
Chaque année en France, de 140 000 à 150 000 personnes sont victimes d’un accident vasculaire cérébral, ce qui équivaut approximativement à un AVC toutes les 4 minutes.
Les AVC peuvent causer des lésions cérébrales permanentes et une invalidité (chez 60 % des victimes d’AVC), ou même la mort (30 à 40 000 décès par an).
Comment adapter sa maison après un AVC ?
Il est essentiel de sécuriser le domicile d’une personne qui se remet d’un AVC car celle-ci peut souffrir de différentes séquelles invalidantes :
- faiblesse ou engourdissement d’un ou des deux côtés du corps,
- paralysie d’un ou des deux côtés du corps,
- manque d’équilibre et de coordination,
- perte de mémoire,
- fatigue chronique,
- perte de contrôle de la vessie ou des intestins.
La gestion de ces séquelles peut nécessiter d’apporter des modifications au domicile afin de s’assurer que la victime de l’AVC puisse se déplacer aussi facilement que possible et en toute sécurité.
Il est indispensable de suivre les recommandations du médecin concernant les besoins de déplacement et les limitations potentielles à la maison. Certaines des modifications à faire :
- améliorer les revêtements de sol : par exemple en retirant les tapis qui représentent un risque de trébucher,
- libérer plus d’espace pour marcher : ne pas être gêné(e) sur les meubles pour se déplacer,
- installer des rampes ou des barres d’appui,
- garder un déambulateur à l’étage et un autre au rez-de-chaussée,
- porter des chaussures plates,
- limiter la marche lorsque l’attention est distraite,
- utiliser les déambulateurs et autres appareils d’assistance conformément aux prescriptions.
Un ergothérapeute peut aider les patients en convalescence d’un AVC à mieux gérer leurs activités quotidiennes et à maintenir le plus d’indépendance possible.
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