Toxines environnementales favorisant le Parkinson : facteurs lourds de conséquences ?
La pollution de l'air, les pesticides et les produits chimiques peuvent augmenter le risque de développer cette maladie cérébrale.

Il n’y a pas de cause unique à la maladie de Parkinson, une affection neurodégénérative qui pourrait être liée aux gènes. Mais y a-t-il aussi des toxines environnementales favorisant le Parkinson ? Si oui, pourraient-elles interagir avec le patrimoine génétique et influencer la prédisposition à cette maladie ? Comment éviter d’y être exposé(e) ?
Quelles seraient les toxines environnementales favorisant le Parkinson ?
Les toxines environnementales ont été fortement associées à la maladie de Parkinson mais il est difficile de prouver qu’elles en sont la cause :
- la pollution de l’air : en particulier des grandes zones urbaines,
- certains pesticides et herbicides : le paraquat et l’acide 2,4-dichlorophénoxyacétique (également connu sous le nom de 2,4-D),
- la neurotoxine synthétique MPTP : souvent trouvée dans les drogues,
- l’agent orange : un produit chimique utilisé pendant la guerre du Vietnam,
- certains métaux : le manganèse (parfois utilisé dans les batteries) et le plomb,
- des solvants et produits chimiques de nettoyage : le TCE (trichloréthylène) présent dans les décapants de peinture, les nettoyants ménagers, les produits de nettoyage à sec et dans l’industrie.
Ces toxines environnementales peuvent être des facteurs de risque de développer la maladie de Parkinson. Toutes les personnes exposées à ces toxines ne feront pas un Parkinson et elles ne causent pas cette maladie. Elles en augmentent le risque.
La quantité d’exposition de ces toxines environnementales joue également un rôle : elle doit être chronique. Il est très difficile de fixer un seuil ou une limite : plus l’exposition est importante (ainsi que le nombre d’années), plus le risque de développer un trouble neurologique augmente.
Quels sont les défis de la recherche sur le risque des toxines environnementales ?
Les recherches sur les facteurs génétiques de la maladie de Parkinson sont plus nombreuses que celles sur les facteurs environnementaux.
- Pour la génétique : les chercheurs peuvent utiliser un échantillon de sang et examiner l’ADN,
- Pour les facteurs environnementaux : il est difficile de mesurer l’ampleur de l’exposition d’une personne au cours de sa vie. La maladie de Parkinson pourrait commencer 20 ou 30 ans avant l’apparition des symptômes.
Pour une personne d’une soixantaine d’années, il faudrait déterminer ce qu’elle a fait à 30 ou 40 ans pour étudier un possible impact.
Les chercheurs peuvent utiliser des questionnaires afin d’établir des liens avec l’environnement à partir de l’historique des personnes. Ils peuvent poser des questions sur la vie en milieu rural, les antécédents professionnels (par exemple, aux soudeurs exposés au manganèse et à d’autres métaux lourds) ou sur la consommation d’eau de puits. Ces questionnaires ne sont malheureusement pas toujours précis et tirer des conclusions générales est compliqué.
Comment réduire l’exposition aux toxines environnementales favorisant le Parkinson ?
Les occasions d’exposition chronique à bon nombre de ces toxines sont relativement rares pour la plupart des gens.
Quelques mesures peuvent faire baisser le risque :
- porter un équipement de protection : si un emploi amène à manipuler ou être en contact avec des produits chimiques ou des pesticides (masque et gants),
- tenir compte des antécédents familiaux : si une personne de la famille souffre de la maladie de Parkinson, il est préférable d’éviter autant que possible ces toxines environnementales, en raison de la prédisposition génétique,
- penser à la façon dont on boit de l’eau : certaines sources peuvent contenir des quantités élevées de produits toxiques (du plomb, par exemple). Au besoin, installer un filtre à eau sur les robinets de la maison ou opter pour l’eau en bouteille,
- sensibiliser : soutenir les mesures qui limitent ou interdissent certains produits chimiques et les initiatives pour restreindre leur utilisation.
La maladie de Parkinson est probablement causée par une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux.
Les recherches doivent être poursuivies pour comprendre les liens entre ceux-ci faire, essayer de découvrir quels produits chimiques sont impliqués et comment ils peuvent contribuer à la maladie.
Sources :
Fréquence médicale : maladie de Parkinson et substances toxiques de l’environnement en cause ?
Futura sciences : Parkinson et découverte des voies de contamination par des substances toxiques
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