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Les fibromes seraient liés çà une hausse du risque de maladie du cœur suggère une grande étude 

Cette grande étude suggère un lien entre fibromes et risque cardio plus élevé, avec un signal fort chez les moins de 40 ans

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Un fibrome est une boule de muscle qui pousse dans l’utérus. Il est non cancéreux, très fréquent, et parfois sans signe. D’autres fois, il pèse sur le bas ventre, ou il rend les règles très abondantes.

En décembre 2025, une grande étude relance une question simple. Et si les fibromes étaient liés à un risque plus haut de maladie du cœur ? L’idée peut surprendre, car l’utérus et les artères semblent loin l’un de l’autre.

Point clé dès le départ, une association ne veut pas dire une cause. Cette lecture s’adresse aux personnes avec fibromes, aux personnes avec un diagnostic récent, et à celles qui ont des symptômes. Le but est clair, comprendre les chiffres, saisir le sens réel du risque, et savoir quoi faire au quotidien.

Ce que l’étude dit vraiment sur fibromes et maladie du cœur

Les chercheurs ont suivi des femmes âgées de 18 à 50 ans, sans ménopause, sans ablation de l’utérus, et sans maladie cardio au départ. Elles ont été observées jusqu’à 10 ans, ou jusqu’au premier souci cardio.

Le groupe « fibromes » comptait environ 450.000 femmes. En face, plus de 2,25 millions de femmes sans fibromes servaient de comparaison. Pour limiter les biais, chaque femme avec fibromes a été associée à cinq femmes du même âge, sans fibromes connus.

Les événements suivis étaient concrets, infarctus, AVC, et maladie des artères des jambes (souvent appelée artériopathie). Ce ne sont pas de simples chiffres de dossier, ce sont des maladies qui changent la vie.

Sur la durée, les femmes avec fibromes ont eu plus d’événements cardio. On parle d’environ 6,5 événements pour 1.000 personnes-années, contre environ 3 dans le groupe sans fibromes. Dit autrement, à suivi égal, les soucis cardio ont été à peu près deux fois plus fréquents.

Au bout de 10 ans, le risque cumulé rapporté était de 5,4 % chez les femmes avec fibromes, contre 3 % chez celles sans fibromes. L’écart n’est pas énorme en valeur brute, mais il est net, et il grandit avec le temps.

Les auteurs ont aussi tenu compte de facteurs connus, origine, poids, tabac, diabète, et tension artérielle. Après ces ajustements, le risque de maladie cardio majeure restait plus haut. L’ordre de grandeur donné est un risque augmenté d’environ 81 % sur 10 ans.

Les chiffres à retenir, sans se perdre

Le chiffre qui frappe est le risque relatif, « 81 % plus élevé ». Il peut faire peur, car il sonne comme une alarme.

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Il faut le poser à côté du risque absolu, 5,4 % contre 3 % sur 10 ans. Cela veut dire que, dans cette étude, la majorité des femmes avec fibromes n’ont pas eu d’événement cardio sur 10 ans. Le signal existe, mais il ne décrit pas votre avenir à vous, au jour le jour.

Autre point utile, l’écart était déjà visible à 1 an, et il restait présent à 10 ans. Ce n’est donc pas un effet qui apparaît seulement très tard.

Qui semble le plus concerné, surtout avant 40 ans

L’âge change la lecture. Dans cette étude, les participantes de moins de 40 ans semblaient avoir la hausse la plus forte.

Leur risque à 10 ans était annoncé comme plus de trois fois supérieur à celui du groupe du même âge sans fibromes. Cela ne veut pas dire qu’une femme jeune avec fibromes va faire un infarctus. Cela veut dire qu’un diagnostic de fibromes, même tôt, peut servir de signal de prévention.

C’est aussi un rappel simple, la santé cardio ne commence pas à 60 ans. Elle se construit bien avant, parfois sans bruit.

Pourquoi un lien est possible, sans dire que les fibromes causent une maladie cardiaque

Cette étude ne prouve pas que les fibromes « donnent » une maladie du cœur. Elle montre un lien statistique solide, ce qui est différent. Pour passer du lien à la cause, il faut d’autres travaux, avec des mesures fines et des pistes de mécanisme.

Des médecins ont proposé une idée cohérente, l’inflammation générale pourrait être un terrain commun. L’inflammation chronique peut favoriser les fibromes qui donnent des symptômes, et elle peut aussi aider l’athérosclérose, c’est-à-dire le dépôt de graisse et de plaque dans les artères.

Dans les facteurs qui nourrissent ce terrain, on retrouve souvent la résistance à l’insuline, un excès de masse grasse, le manque de sommeil, et le stress qui dure. Rien de magique, plutôt un empilement de petits déséquilibres, comme une fumée de fond qui irrite le corps.

Les experts restent prudents sur le message à donner. La plupart des femmes avec fibromes n’ont pas besoin d’un bilan cardio en urgence, juste « parce qu’il y a des fibromes ». Le bon réflexe est de travailler les facteurs de risque, sans dramatiser.

Inflammation, métabolisme, hormones, des pièces du puzzle

Imaginez vos artères comme un tuyau souple. Quand l’inflammation dure, la paroi s’abîme plus vite. Le corps répare, puis répare encore, et la paroi devient moins souple. Avec le temps, cela peut ouvrir la porte aux plaques d’athérosclérose.

La résistance à l’insuline joue aussi un rôle. Elle va souvent avec une hausse des graisses dans le sang, une prise de poids, et une tension plus haute. Ce trio fatigue le cœur, même quand on se sent « en forme ».

Le sommeil et le stress comptent, car ils pèsent sur les hormones et l’appétit, et ils rendent l’activité physique plus dure à tenir. On ne parle pas de perfection, on parle de tendance. Une heure de sommeil gagnée, une marche de plus, un repas plus simple, c’est déjà un pas.

Traitements des fibromes, ce que l’on sait et ce qu’on ne sait pas sur le cœur

Les soins des fibromes dépendent des symptômes, de la taille, du nombre, et du projet de grossesse. On va des anti-douleurs, aux traitements hormonaux, à des gestes qui réduisent l’apport de sang au fibrome, jusqu’à la chirurgie qui retire un ou plusieurs fibromes.

Certains cliniciens observent qu’après un traitement efficace, des patientes décrivent moins de douleur, moins de gêne, et parfois un mieux général. Cette baisse de gêne peut aller avec moins d’inflammation ressentie, mais cela ne prouve pas une baisse du risque cardio.

Il faut donc rester sur une logique de décision partagée. Traiter un fibrome peut être très utile pour la qualité de vie, et parfois pour l’anémie liée aux règles très abondantes. Pour le cœur, on n’a pas encore la preuve qu’un geste sur le fibrome, à lui seul, protège des infarctus ou des AVC.

Que faire si vous avez des fibromes, gestes simples pour protéger votre cœur

Le message le plus sain est aussi le plus sobre. Si vous avez des fibromes, votre priorité n’est pas de vivre dans l’angoisse d’un problème cardio. Votre priorité est de faire le point sur vos risques, puis d’agir sur ce qui se change.

Commencez par les bases, tension artérielle, glycémie, et bilan des graisses (cholestérol et triglycérides). Ce sont des mesures simples, et elles donnent un plan clair. Si vos règles sont très abondantes, parlez aussi d’une prise de sang, car l’anémie essouffle et fatigue, et elle brouille parfois les signaux.

Au quotidien, les actions les plus utiles sont connues. Bouger souvent, même sans sport, aide la tension et l’insuline. Manger plus simple, avec des plats peu gras et peu sucrés, aide le poids et les marqueurs du sang. Dormir mieux, même par petites étapes, calme le stress du corps. Et si vous fumez, arrêter reste l’un des gestes les plus forts pour le cœur.

Questions à poser à votre médecin ou gynécologue

Vous pouvez amener le sujet sans détour. « Est-ce que je dois contrôler ma tension plus souvent ? » marche très bien. « Est-ce que je dois faire un bilan de cholestérol et de sucre ? » est tout aussi simple. « Avec mes fibromes, quel suivi on met en place, et à quel rythme ? » remet de l’ordre.

Si vous avez plusieurs facteurs de risque, diabète, tension haute, tabac, surpoids, ou un parent proche malade du cœur tôt, dites-le. Demandez aussi quels signes doivent vous faire consulter vite, et si un avis cardio a du sens dans votre cas. L’objectif n’est pas d’empiler les examens, c’est de choisir ceux qui changent la prise en charge.

Signes d’alerte qui nécessitent une consultation rapide

Certains signes imposent une aide rapide, même si vous pensez que « ça va passer ». Une douleur ou une pression dans la poitrine, un essoufflement au repos, un malaise, ou des sueurs froides doivent faire réagir.

Une faiblesse soudaine d’un côté, un trouble de la parole, ou une bouche qui dévie font penser à un AVC. Une douleur de jambe à la marche, surtout si elle revient toujours au même effort, peut évoquer une artère qui se ferme. Un gonflement important d’une jambe, ou une douleur vive au mollet, demande aussi un avis sans tarder.

Ces signes ne veulent pas dire que vos fibromes sont en cause. Ils veulent dire que le corps tire une sonnette, et qu’il faut répondre vite.

A retenir

Cette grande étude suggère un lien entre fibromes et risque cardio plus élevé, avec un signal fort chez les moins de 40 ans. Les chiffres aident à garder la tête froide, 5,4 % contre 3 % sur 10 ans, et un risque relatif plus haut après ajustement.

Le point utile est pratique, si vous avez des fibromes, prenez votre santé cardio au sérieux, sans panique, et agissez sur les facteurs qui entretiennent l’inflammation. Au prochain rendez-vous, parlez de vos fibromes, de votre tension, de votre sucre, et de votre sommeil. Et si un signe d’alerte survient, cherchez une aide rapide, sans attendre de « voir demain ».

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Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.

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