
Les nouveaux grands-parents voient parfois leurs habitudes bien tranquilles remplacées par des moments à ramper sur le sol, rire, jouer et même faire des bêtises. Les bénéfices d’être grands-parents ne s’arrêtent pas là : des effets biologiques pour la santé sont le plus souvent au rendez-vous.
Les bénéfices d’être grands-parents sont-ils vraiment significatifs pour la santé physique et mentale ?
Le corps médical confirme les bienfaits potentiels de la grand-parentalité pour un vieillissement en bonne santé.
La littérature médicale soutient cette idée et la Dr Maria Carney, chef de gériatrie au centre de soins Northwell Health, dans l’état de New York, relate des dizaines d’anecdotes racontées par ses patients.
Les points clés sont le sentiment d’avoir un but, rester actif et satisfait(e) de la chance d’être grands-parents, explique t-elle.
Dans la plupart des cultures, devenir grands-parents permet de se sentir rester jeune, avec la joie, l’énergie, un but renouvelé apportés par les petits-enfants.
Certaines personnes âgées peuvent souffrir de dépression en devenant plus isolées avec l’âge et les petits-enfants peuvent aider à compenser : de nombreux grands-parents se décrivent comme plus actifs, joueurs et engagés dans leur vie grâce à un petit-enfant. Le sentiment de lien et de but découlant de ces relations peut aider à ralentir certains aspects du vieillissement, soutenir une meilleure santé mentale et qualité de vie.
De quelles façons la grand-parentalité peut-elle avoir un effet positif sur la santé ?
Se sentir heureux
La recherche montre que les grands-parents ont tendance à déclarer un plus grand bonheur et moins de solitude que les personnes sans petits-enfants.
Cependant, il est vrai aussi, que lorsque les grands-parents ont la garde de leurs petits-enfants, ce ressenti peut disparaître en raison de situations de vie plus stressantes.
Au plan biologique, l’engagement émotionnel de l’interaction avec les petits-enfants est plus susceptible de libérer des hormones du bien-être, ocytocine et endorphines, qui aident à réduire le stress. Le sentiment d’être nécessaire contribue également à la satisfaction : ce but renouvelé dans la vie peut motiver à mieux prendre soin de sa santé.
Faire bouger
La recherche montre que les grands-parents impliqués avec leurs petits-enfants sont plus actifs physiquement et moins sédentaires que des adultes du même âge qui ne s’occupent pas d’enfants.
Devenir plus actif est associé à une vie plus longue et à de meilleurs états de santé. Cette activité physique aide à maintenir un poids de santé, renforcer les os et les articulations et à améliorer l’humeur. Bouger est l’un des meilleurs traitements contre la dépression.
Maintenir alerte
Interagir avec des petits-enfants implique souvent d’apprendre des choses, s’adapter aux nouvelles technologies, s’engager dans des jeux imaginatifs ou de résolution de problèmes, lire des histoires, aider à faire les devoirs, ce qui sollicite le cerveau et aiguise les fonctions cognitives.
Les grands-parents, en particulier les femmes, ont tendance à avoir une meilleure fonction cognitive par rapport à les personnes du même âge qui n’interagissent pas avec des petits-enfants.
Le fait de devenir grands-parents ne protège pas en soi le cerveau, c’est l’effort actif pour continuer à le stimuler qui joue un rôle bénéfique.
Élargir les relations sociales
Être grands-parents peut aider à approfondir les liens familiaux et à élargir le réseau social.
Les liens sont très importants pour la longévité et la santé à tout âge et faire de nouvelles activités avec un petit-enfant permet de rencontrer de nouvelles personnes et d’enrichir la vie.
Ces nouveaux liens peuvent avoir un impact positif sur la santé cérébrale et diminuer les risques d’isolement et de déclin neurologique.
La recherche montre que des personnes âgées, qui se sont occupées de petits-enfants, ont un risque de décès plus faible sur 20 ans par rapport à celles qui ne l’ont pas fait.
Que faire si l’on n’a pas soi-même les bénéfices d’être grands-parents ?
Même sans petits-enfants, on peut profiter des mêmes bénéfices en s’engageant autour de soi.
Tout ce qui encourage les liens intergénérationnels, réduit la solitude et procure un sentiment de but aura les mêmes bénéfices santé.
S’intéresser à sa famille et à ses proches est aussi une bonne idée. Avec des nièces ou des neveux, des amis proches de la famille avec des petits-enfants, on peut proposer de devenir un pseudo grand-parent et d’assumer certaines responsabilités simples, comme faire du baby-sitting et participer à quelques activités familiales. Parfois, un adulte en plus est une aide appréciable.
La recherche constate systématiquement que les personnes âgées qui entretiennent des relations actives et significatives avec les jeunes générations ressentent moins de solitude et ont une meilleure santé mentale, même si ces relations ne sont pas biologiques. L’interaction régulière et de qualité, le sentiment d’être valorisé et nécessaire, sont des facteurs clés.
Le rôle de grands-parents est l’occasion d’inspirer la prochaine génération : transmission d’une alimentation équilibrée, conversation, promenades dans la nature, visionnage de programmes éducatifs, jeux, lecture de livres aimés durant sa propre enfance, se traduisent en bénéfices pour les petits-enfants et pour soi-même.
Sources :
Association of health care journalists : bénéfices santé d’être grands-parents
NHI : prestation de soins, bénévolat et solitude chez les adultes d’âge mûr et les personnes âgées
Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.
PRESSE SANTÉ s'efforce de transmettre la connaissance santé dans un langage accessible à tous. En AUCUN CAS, les informations données ne peuvent remplacer l'avis d'un professionnel de santé.