Anévrisme cérébral : symptômes et pronostic
Un anévrisme cérébral est une zone bombée dans la paroi d'une artère du cerveau. La plupart ne provoquent pas de symptômes, mais s’ils se rompent, le pronostic vital peut être engagé..

Un anévrisme cérébral peut provoquer des maux de tête, une vision double ou une paupière tombante en exerçant une pression sur les nerfs ou les vaisseaux voisins ou des modifications de la taille des pupilles. Le volume d’un anévrisme cérébral varie, certains étant petits (millimètres) et d’autres assez grands (centimètres). La génétique joue un rôle dans le développement des anévrismes cérébraux, mais certains surviennent sans cause identifiable.
La plus grande inquiétude avec un anévrisme cérébral est qu’il puisse saigner. Que le sang s’écoule lentement ou se déverse rapidement dans les zones cérébrales environnantes, il peut causer de graves dommages neurologiques à long terme.
Cet article présente les anévrismes cérébraux : symptômes, diagnostic, traitement leur pronostic à long terme.
Comment évolue un anévrisme cérébral ?
Les anévrismes cérébraux peuvent croître lentement ou rapidement, rester inchangés toute la vie ou se rompre.
Les anévrismes plus volumineux sont plus susceptibles de se rompre que les plus petits. Cependant, cela peut se produire indépendamment de sa taille et de sa croissance.
Ils affectent généralement les adultes de plus de 30 ans. Ils sont rares chez les enfants ou les adolescents mais peuvent survenir à tout âge.
Anévrismes cérébraux non rompus
La plupart du temps, les anévrismes cérébraux non rompus ne provoquent aucun symptôme. Lorsqu’ils y en a, c’est souvent parce que l’anévrisme exerce une pression sur un nerf ou un vaisseau sanguin voisin dans le cerveau. Les effets sont généralement subtils et peuvent survenir par intermittence, mais peuvent être constants ou s’aggraver progressivement.
Les conséquences d’un anévrisme cérébral non rompu sont :
- perte de vision périphérique,
- vision double,
- paupière tombante d’un côté,
- changements de taille d’une pupille,
- maux de tête,
- engourdissement ou faiblesse d’un côté du visage ou du corps,
- crise d’épilepsie.
Les anévrismes cérébraux qui ne provoquent aucune douleur ni aucun symptôme neurologique sont appelés anévrismes cérébraux asymptomatiques.
Anévrismes cérébraux rompus
Les anévrismes cérébraux qui saignent peuvent provoquer des hémorragies sous-arachnoïdiennes ou des accidents vasculaires cérébraux hémorragiques.
Une hémorragie sous-arachnoïdienne est un saignement dans la zone située entre le cerveau et les méninges (la membrane qui protège le cerveau). Un AVC hémorragique est un saignement dans le tissu cérébral lui-même.
Les symptômes d’un anévrisme cérébral rompu sont :
- maux de tête lancinants,
- paralysie ou autres symptômes d’AVC,
- changements de vision,
- perte de connaissance,
- crises d’épilepsie,
- déclin rapide et décès.
Les effets d’un anévrisme cérébral rompu s’aggravent généralement rapidement en quelques minutes et nécessitent un traitement médical d’urgence.
Décès
La plupart des anévrismes cérébraux ne causent pas la mort car beaucoup ne se rompent pas. Mais lorsqu’un gros anévrisme cérébral se rompt, la probabilité de décès est élevée. L’issue d’un anévrisme cérébral rompu est pire en présence :
- d’un gros anévrisme cérébral avant de se rompre,
- de saignements et compression dans une zone critique du cerveau, comme le tronc cérébral.
Quelles sont les causes des anévrismes cérébraux ?
Un anévrisme est une zone bombée dans la paroi d’une artère, habituellement dans une zone fragile. Il survient généralement sans raison connue.
Des anévrismes peuvent survenir dans n’importe quelle zone du corps, y compris le cerveau. Les anévrismes cérébraux se forment couramment dans le cercle de Willis, un groupe de vaisseaux sanguins du cerveau.
On ne sait pas exactement pourquoi certaines personnes développent des anévrismes au cerveau, et les facteurs de risque ne sont pas exactement les mêmes que ceux d’autres anévrismes (comme l’anévrisme de l’aorte abdominale). Les anévrismes cérébraux sont généralement décrits comme idiopathiques, ils surviennent sans cause connue.
La génétique pourrait jouer un rôle dans le développement et la rupture des anévrismes cérébraux, même si beaucoup de personnes atteintes n’ont pas d’antécédents familiaux. Un traumatisme crânien invalidant avec arrêt de travail longue durée peut également augmenter le risque de développer un anévrisme cérébral qui peut provoquer une déchirure, une lacération ou une rupture de la paroi artérielle.
Quels sont les facteurs de risque de rupture d’un anévrisme cérébral ?
Le tabac, l’alcool, l’hypertension, l’âge font partie de facteurs de risque.
Tous les anévrismes cérébraux présentent un risque de saignement. Plusieurs facteurs sont associés à une probabilité plus élevée de rupture d’anévrisme cérébral :
- augmentation de la taille de l’anévrisme,
- tabagisme,
- hypertension non traitée,
- consommation d’alcool,
- âge supérieur à 40 ans.
Comment les anévrismes sont-ils diagnostiqués et surveillés ?
Lorsqu’un anévrisme se rompt, le saignement peut souvent être détecté par scanner cérébral ou IRM (imagerie par résonance magnétique). Une angiographie cérébrale, axée sur les vaisseaux sanguins, est souvent nécessaire pour le localiser.
Il existe plusieurs types d’angiographies cérébrales : l’angioscanner et l’angio-IRM.
Une angiographie cérébrale interventionnelle, avec la mise en place d’un cathéter ou tube relié à une caméra, peut également être utilisée. Cet examen est considéré comme plus précis que l’angioscanner et l’angio-IRM mais il présente un risque plus élevé de complications.
Un anévrisme cérébral non rompu doit être surveillé par des examens d’imagerie de suivi : IRM cérébrale, angio-IRM, scanner cérébral, angioscanner ou angiographie cérébrale sont pratiqués à certains intervalles pour surveiller l’anévrisme. La taille et l’emplacement de celui-ci déterminent la technique d’imagerie est la plus appropriée.
Il est recommandé de conserver les images des examens pour une comparaison car la clé du suivi réside dans l’observation de changement ou de grossissement avec le temps. Les images sont généralement comparées et non les comptes rendus.
Comment les anévrismes cérébraux sont-ils traités ?
Le traitement d’un anévrisme cérébral est une décision de haut niveau très individualisée prise avec le neurologue, le neurochirurgien et éventuellement un neuro-radiologue.
Certains anévrismes non rompus doivent être réparés chirurgicalement, tandis que d’autres ne sont pas traités. La réparation d’un anévrisme implique une chirurgie cérébrale : le risque de cette chirurgie peut être jugé plus élevé que le risque de rupture d’anévrisme dans certains cas.
Par exemple, les petits anévrismes, souvent décrits comme des anévrismes “en baie” ne sont souvent pas traités. Si l’anévrisme n’est pas réparé, l’équipe médicale peut conseiller des changements de mode de vie pour réduire le risque de rupture.
Après une rupture d’anévrisme cérébral, le traitement comprend une prise en charge médicale, une éventuelle intervention chirurgicale et une rééducation.
Chirurgie
La chirurgie de l’anévrisme cérébral est une procédure chirurgicale particulièrement délicate et minutieuse. C’est peut être le meilleur moyen de prévenir le saignement des anévrismes cérébraux susceptibles de se rompre en raison de leur taille, de leur emplacement ou d’un autre facteur de risque.
L’intervention consiste à placer une bobine métallique ou un clip sur l’anévrisme afin de réduire la hernie en diminuant le flux sanguin. L’anévrisme s’atrophie et le vaisseau sanguin guérit, reprenant un flux normal.
La chirurgie peut nécessiter une craniotomie ouverte (retrait temporaire d’une partie du crâne). Certains anévrismes cérébraux peuvent être réparés à l’aide d’une procédure peu invasive : une artère est ponctionnée à travers la peau et un cathéter est acheminé jusqu’à l’anévrisme cérébral.
Changements de mode de vie
Certains facteurs liés au mode de vie peuvent augmenter la probabilité de rupture d’un anévrisme cérébral.
Comme un traumatisme crânien peut déclencher le saignement d’un anévrisme cérébral, il est recommandé d’éviter les activités causant des chocs à la tête. Une tension artérielle extrêmement élevée, possiblement déclenchée par des drogues récréatives comme la méthamphétamine et la cocaïne, peut provoquer la rupture d’un anévrisme cérébral.
Quel est le pronostic de l’anévrisme cérébral ?
Le risque qu’un anévrisme cérébral, qui ne grossit pas, se rompe dépend de sa taille. Un anévrisme de moins de 10 mm a un risque annuel de rupture d’environ 0,05 %, mais s’il fait plus de 25 mm de 6 %.
Les anévrismes en croissance sont plus susceptibles de se rompre que les anévrismes stables. Plusieurs systèmes de score peuvent aider à prédire le risque de rupture, et l’angle de l’anévrisme pourrait également avoir un certain rapport avec ce risque.
Environ 50 % des ruptures d’anévrisme cérébral sont mortelles. Environ 15 % des personnes décèdent avant de pouvoir arriver à l’hôpital. En effet, un saignement massif cause des dommages cérébraux très rapidement.
Environ 66 % des survivants d’un anévrisme cérébral gardent une forme de problème neurologique permanent.
Comment récupère-t-on d’une rupture d’anévrisme cérébral ?
Après une rupture d’anévrisme cérébral, le saignement dans le cerveau peut provoquer des crises d’épilepsie, une perte de connaissance, une paralysie, une perte de vision ou des difficultés à communiquer.
D’autres complications peuvent survenir : irrégularités du rythme cardiaque et de la tension artérielle, difficultés respiratoires, œdème (gonflement) dans le cerveau, causant des dommages cérébraux supplémentaires.
Le traitement médical peut inclure des fluides intraveineux, des médicaments antiépileptiques, des stéroïdes, une gestion de la tension artérielle, des médicaments cardiaques et/ou une assistance respiratoire mécanique. Certaines personnes subissent une intervention chirurgicale pour réparer un anévrisme cérébral après sa rupture, mais cela dépend de la situation.
La rééducation est similaire à celle d’un AVC et peut inclure de l’orthophonie, de la kinésithérapie et de la thérapie cognitive.
Sources :
Hôpital Foch : anévrisme cérébral (définition, symptômes, diagnostic et traitement)
Surgical Neurology International : types de risques de l’anévrisme cérébral non-rompu
Brain Aneurysm Foundation : signes d’alerte et symptômes
Indian Journal of Medical Research : facteurs de risques des anévrismes intracrâniens
AHA/ASA Journals : évaluation des traitements de l’anévrisme cérébral non-rompu
Science Direct : le score PHASES, traiter ou non l’anévrisme cérébral
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