Le saviez vous ?

Traiter un mal de dos sans chirurgie : 12 manières de faire

De la thérapie physique et du biofeedback aux techniques micro-invasives et blocs nerveux, il existe de nombreuses options non chirurgicales pour gérer la douleur dorsale.

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Un jour ou l’autre, le mal de dos nous tombe dessus. Qu’il soit le résultat d’une scoliose ou d’une sténose, de disques bombés ou d’excroissances osseuses, de nerfs pincés ou d’une mauvaise posture, cette douleur peut vraiment gâcher le quotidien. La chirurgie aussi, même si dans certains cas, c’est le seul choix possible.

Heureusement traiter un mal de dos sans chirurgie est possible. Il existe un large éventail de solutions et de thérapies dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler.

La Dr Kristin Powers, spécialiste de la gestion de la douleur, décrit 12 traitements alternatifs contre la douleur dorsale chronique. Elle donne aussi des conseils de prévention et explique quand la chirurgie peut être la dernière décision.

Comment traiter un mal de dos sans chirurgie ?

Si vous souffrez de douleurs dorsales chroniques, consultez un médecin pour discuter de toutes les options sans bistouri. Voici 12 options possibles :

Kinésithérapie (ou physiothérapie) 

Les kinésithérapeutes aident à se remettre d’une blessure ou à mieux vivre une affection chronique du dos. Ils proposent des routines d’exercices adaptées à l’état spécifique du patient et lui enseignent leur bonne exécution.

L’objectif de la kinésithérapie est de répéter les exercices appris pour les réaliser chez soi plusieurs fois par semaine. Cette thérapie joue un rôle important dans le maintien de la force, de la mobilité et du fonctionnement corporel, au fur et à mesure du vieillissement.

Anti-inflammatoires et relaxants musculaires

De nombreux médicaments sont efficaces contre les douleurs dorsales. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l’ibuprofène et l’aspirine apaisent les douleurs aiguës causées par une blessure ou l’exacerbation d’une affection chronique.

Très puissants contre la douleur, les anti-inflammatoires en vente libre ne doivent être utilisés que sur une courte période et avec parcimonie. Les personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique ou d’ulcères gastriques doivent être très prudentes.

Malgré leur efficacité anti-inflammatoire, les AINS ne seront pas utiles pour toutes les affections dorsales. Les relaxants musculaires sont plus justifiés pour traiter les spasmes, la spasticité (trouble neurologique provoquant des raideurs et des contractions musculaires involontaires exagérées) et les douleurs musculo-squelettiques.

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Les opioïdes, ne devraient pas être employés en cas de douleurs dorsales chroniques à long terme. La tolérance à ces médicaments peut pousser à augmenter la dose pour obtenir le même soulagement. Par ailleurs, des prises élevées peuvent entraîner des effets secondaires graves sur plusieurs systèmes d’organes. Elles risquent aussi de provoquer une dépendance.

Changements alimentaires

On n’imagine pas l’impact de ce que l’on mange, ou pas, sur la douleur (à cause d’allergies, d’intolérances, de sensibilités, de restrictions et préférences alimentaires).

Identifier avec un spécialiste les aliments déclencheurs d’inflammation et de douleur est nécessaire. Par exemple, les personnes atteintes de diabète se rendent compte que leur douleur empire lorsque la glycémie n’est pas contenue. L’alimentation permet de gérer ce problème.

Ostéopathie

Cette approche, pratiquée par un spécialiste, a pour but de réaligner le corps en déplaçant, massant et étirant doucement les muscles et articulations. L’ostéopathie peut aider à lever des blocages articulaires, musculaires, ligamentaires, viscéraux, à l’origine des douleurs.

Neurostimulation électrique transcutanée (TENS)

TENS signifie stimulation nerveuse électrique transcutanée. L’appareil envoie un courant électrique à des électrodes stratégiquement placées sur le dos. Il faut un certain temps pour s’y habituer mais cette thérapie peut aider à soulager les douleurs dorsales, causées par des spasmes musculaires.

Les kinésithérapeutes et les chiropracteurs ont généralement des appareils sur place et certains régimes d’assurance peuvent parfois couvrir le coût d’un appareil personnel. Sinon, il est toujours possible d’en acheter un sans soutien financier.

Pleine conscience et méditation

Une pratique de pleine conscience peut aider à rediriger ses pensées, à sortir de l’inconfort et à améliorer la capacité à faire face au stress provoqué par la douleur, qui lui même engendre de la douleur.

Certaines approches peuvent même aider à changer la relation avec celle-ci. La liste des interventions de pleine conscience comprend le travail respiratoire, les scans corporels, la méditation et le mouvement intentionnel.

Massage

Peut-être avez-vous déjà entendu parler des massages suédois ou des tissus profonds ? Ils ne sont que la surface du soulagement de la douleur. Les massages des zones de contracture et des nodules musculaires, de libération myofasciale et le shiatsu peuvent également faire du bien. Renseignez vous aussi auprès d’un professionnel certifié sur ces autres pratiques moins connues :

  • le rolfing : pressions manuelles lentes, profondes et ciblées sur les fascias (tissus conjonctifs) et rééducation posturale,
  • la réflexologie plantaire : stimulation des zones réflexes de la région dorsale situées sur la plante des pieds pour dénouer les nœuds musculaires et apaiser les spasmes,
  • la thérapie crânio-sacrée : une approche apparentée à l’ostéopathie qui libère la colonne vertébrale du crâne au sacrum et la réaligne.

Thérapie comportementale

Le mal de dos peut parfois être causé dans la tête. La douleur est traitée dans le cerveau et le système nerveux central. L’état mental et émotionnel peut avoir un impact sur les sensations physiques.

La thérapie cognitivo-comportementale, également connue sous le nom de « thérapie par la parole », peut apprendre à optimiser la connexion corps-esprit et à dépasser les pensées négatives traduites en sensations douloureuses. Elle facilite la gestion de la douleur et du handicap.

Thérapie de biofeedback

La thérapie de biofeedback nécessite des capteurs, des équipements de surveillance et des instruments. C’est une thérapie complémentaire.

Au cours de plusieurs sessions avec le praticien, vous comprendrez comment votre corps réagit à certains changements physiologiques. Par essais et erreurs, vous apprendrez à utiliser ces informations pour mieux gérer votre douleur.

Acupuncture

Ces minuscules aiguilles peuvent avoir un sacré effet analgésique ! On ne sait pas encore exactement comment cette pratique de la médecine traditionnelle chinoise soulage les douleurs dorsales.

Certains chercheurs font l’hypothèse qu’elle agit sur le système nerveux central en stimulant une réponse anti-inflammatoire.

Injections épidurales de stéroïdes, blocs nerveux et ablations nerveuses

Ces procédures médicales, semi-invasives, ne conviennent pas à toutes les affections dorsales. Associées à la kinésithérapie et aux médicaments, ces procédures de gestion de la douleur (injections épidurales, blocs nerveux et ablations nerveuses) peuvent soulager et améliorer la fonctionnalité.

Des médicaments anesthésiques sont injectés autour des nerfs rachidiens (blocs nerveux), la radiofréquence permet l’ablation de petits nerfs transmetteurs de douleurs et de micro incisions sont pratiquées sur la zone concernée.

Il est conseillé de les tenter avant la chirurgie du dos, selon la Dr Powers.

Activité physique

Quand on a mal au dos, il est difficile de s’emballer pour l’activité physique. Mais de l’exercice lent et de faible intensité peut soulager la douleur sans s’exposer à des risques : yoga, Pilates, tai-chi et qiqong détendent l’esprit, améliorent la souplesse, renforcent les muscles, augmentent l’amplitude des mouvements et l’équilibre.

Comment prévenir les douleurs dorsales chroniques ?

8 Français sur 10 vont se plaindre du mal de dos à un moment de leur vie.

Il est impossible de prévenir toutes les douleurs ou blessures dorsales, mais de bonnes habitudes aident à protéger le dos :

  • manger sainement : une alimentation équilibrée contribue au maintien de la solidité osseuse et musculaire. Les régimes anti-inflammatoires, méditerranéen ou DASH, peuvent aider à réduire l’inflammation, calmer les articulations et les muscles endoloris, améliorer le sommeil.
  • maintenir un poids sain : un surpoids exerce un stress supplémentaire sur les structures du dos. Il n’y a pas de poids idéal universel. Votre médecin peut évaluer avec vous si perdre du poids améliorerait vos douleurs et comment procéder sans risque,
  • faire de l’exercice régulier : étirements, souplesse articulaire, force musculaire du dos et des abdominaux,
  • faire un choix judicieux d’activité physique : activités et sports à faible impact, comme la natation,
  • avoir de bons gestes corporels : prendre garde à la façon de s’asseoir, de se tenir debout, de soulever un objet. Garder le dos droit, les épaules en arrière. En position assise, les genoux fléchis et les pieds à plat au sol.  Ne pas trop s’étirer et faire des torsions. Pour soulever quelque chose, plier les genoux et utiliser les muscles puissants des jambes pour équilibrer la charge,
  • maintenir une bonne posture : si des douleurs ou des raideurs se font sentir, changer de posture et modifier la gestuelle corporelle. Le corps envoie la douleur comme signal lorsque la colonne est mal positionnée,
  • prévenir les chutes : porter de chaussures bien ajustées, prévoir des rampes dans les escaliers, dégager l’espace de tout encombrement,
  • ne pas fumer : le tabac interfère avec la circulation sanguine vers la colonne vertébrale.

Quand évoquer le passage à la chirurgie du dos avec votre médecin ?

Les raisons suivantes justifient de l’évoquer :

  • aucune des options non chirurgicales essayées ne fonctionne,
  • symptômes neurologiques  (engourdissement, faiblesse dans un membre),
  • douleur dans les bras ou les jambes,
  • fonction vésicale ou intestinale affectée,
  • bas du corps extrêmement faible et/ou engourdi,
  • difficulté à marcher ou à utiliser vos mains.

La chirurgie n’est pas toujours la meilleure option pour traiter les douleurs dorsales chroniques. Des options plus conservatrices peuvent être proposées avant le bistouri.

Dans certains cas, la chirurgie peut être très efficace. Prenez plusieurs avis afin de prendre une décision éclairée. L’objectif est de trouver une combinaison de thérapies qui vous aideront à gérer votre mal de dos et peut-être à le guérir.

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