SantéSénior

Ralentir le vieillissement : bienfaits de 6.4 à 7.8 heures de sommeil par nuit

Entre 6,4 et 7,8 heures de sommeil par nuit est lié à un vieillissement biologique plus lent de multiples systèmes d'organes.

Un sommeil trop court (moins de 6 heures) et un sommeil trop long (plus de 8 heures) peuvent accélérer le vieillissement biologique de différentes façons, selon une recherche publiée dans Nature. Dormir suffisamment est essentiel pour rester en bonne santé mais pourrait aussi aider à ralentir le vieillissement biologique. La durée idéale de sommeil se situerait entre 6,4 et 7,8 heures.

Qu’apprend-t-on de cette recherche pour ralentir le vieillissement ?

Les chercheurs ont découvert que dormir entre 6,4 et 7,8 heures était associé au vieillissement biologique le plus lent à travers plusieurs systèmes d’organes : cerveau, foie, poumons, système immunitaire, peau, tissu adipeux et pancréas.

Ils ont analysé des données de sommeil auto-déclarées par un demi-million de participants de la UK Biobank et les ont comparées aux données de leur âge biologique, qui exprime la lenteur ou à la rapidité de vieillissement des organes par rapport à l’âge chronologique.

Dormir trop peu ou trop peut accélérer le vieillissement biologique, relève Karen Lincoln, professeure de santé environnementale et professionnelle à la UC Irvine Joe C. Wen School of Population & Public Health. Cela confirme également que le sommeil est fondamental pour la longévité.

Les chercheurs ont identifié une relation constante en forme de U entre la durée du sommeil et le vieillissement biologique : le vieillissement biologique est au plus bas dans la fourchette moyenne et augmente aux deux extrêmes de la durée du sommeil. Un sommeil trop court est défini comme moins de 6 heures et un sommeil trop long à plus de 8 heures.

Pourquoi dormir trop ou trop peu importe-t-il ?

Les durées de sommeil plus courtes et plus longues ont des voies distinctes et sont des facteurs de vieillissement biologiques différents :

  • un sommeil court : est un moteur direct d’un vieillissement biologique accéléré, associé à un stress physiologique accru, une inflammation systémique, un dérèglement immunitaire et une perturbation métabolique qui peuvent affecter les systèmes cardiovasculaire, métabolique, musculosquelettique et neuropsychiatrique,
  • un sommeil long : semble plus concentré sur les résultats cérébraux et neuropsychiatriques, comme la dépression ou les troubles cognitifs. Il pourrait s’agir d’un marqueur d’une maladie sous-jacente que le corps est déjà en train de gérer, ou d’une réponse adaptative au stress, plutôt que d’un moteur direct du vieillissement accéléré.

La durée du sommeil n’est pas seulement un choix de mode de vie mais aussi un signal biologique, explique Joseph Dzierzewski, scientifique du sommeil, directeur de la mission scientifique de la National Sleep Foundation. S’écarter trop loin dans une direction ou dans l’autre peut refléter ou contribuer à un vieillissement accéléré dans tout l’organisme.

Quelles sont les limites de cette étude ?

L’étude présente une limite importante, a déclaré Karen Lincoln : elle repose sur une mesure unique et auto-déclarée du sommeil (nombre d’heures de sommeil par jour, en moyenne).

Le sommeil est multidimensionnel et il existe un large éventail de mesures pour déterminer sa qualité. Par exemple :

  • la régularité mesure si l’heure de coucher et de réveil sont régulières,
  • la latence estime le temps nécessaire pour s’endormir une fois couché(e),
  • les perturbations relèvent les difficultés à se rendormir après un réveil nocturne.

Les troubles du sommeil touchent également de nombreux adultes : certains sont sous-diagnostiqués et non traités de l’apnée du sommeil. Même si la durée du sommeil est importante, elle ne représente qu’une seule partie d’une image bien plus riche de la qualité du sommeil.

Malgré ces limites, Joseph Dzierzewski a déclaré que les résultats apportent une approbation biologique aux recommandations de durée de sommeil largement citées de la National Sleep Foundation qui stipulent 7 à 9 heures de sommeil par nuit pour la plupart des adultes et 7 à 8 heures pour les personnes âgées. Selon lui, ces fourchettes restent le bon objectif pour la santé et le bien-être et une durée particulièrement protectrice.

Mais chacun est différent : il est donc essentiel d’évaluer comment on se sent au réveil. Être reposé(e), restauré(e) et rempli(e) d’énergie, signifie un sommeil suffisant peu importe que la durée soit 6,5 ou 7,5 heures. Mais se lever systématiquement fatigué, dans le brouillard, avec un faible niveau d’énergie, est un signal auquel  prêter attention, même si la durée de sommeil se situe dans la fourchette recommandée.

Bien dormir favorise un vieillissement en bonne santé : le cerveau élimine les déchets métaboliques, le système immunitaire se recadre et les systèmes d’organes se réparent. Une bonne qualité de sommeil est importante pour la santé, quelque soit sa durée.

Vous avez aimé cet article ?


Suivre Presse Santé sur Google News G
Suivre Presse Santé sur Google News

Cet article a été élaboré avec le soutien d'un outil d'intelligence artificielle. Il a ensuite fait l'objet d'une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux. PRESSE SANTÉ s'efforce de transmettre la connaissance santé dans un langage accessible à tous. En AUCUN CAS, les informations données ne peuvent remplacer l'avis d'un professionnel de santé.