Ce régime alimentaire protège les femmes des maladies cardiaques après la ménopause selon cette étude

Auteur: François Lehn

Publié le:

Ce régime alimentaire protège les femmes des maladies cardiaques après la ménopause selon cette étude
Chez les femmes ménopausées, une alimentation majoritairement végétale proche du régime de santé planétaire est associée à un risque de maladies cardiaques plus faible

Après la ménopause, le risque de maladie cardiovasculaire augmente naturellement. La baisse des œstrogènes peut modifier le cholestérol, la pression artérielle et la répartition des graisses.

Une étude récente apporte une piste encourageante : le régime de santé planétaire, majoritairement végétal, est associé à moins d’événements cardiovasculaires chez les femmes ménopausées. Il s’agit d’une association, pas d’une preuve de cause à effet.

Le régime de santé planétaire et le risque de maladie cardiaque

Présentée au congrès annuel de l’American Society for Nutrition, l’étude a suivi près de 67 000 femmes ménopausées. Leur âge moyen était d’environ 63 ans et aucune ne souffrait de maladie cardiovasculaire au départ.

Les chercheuses ont comparé les habitudes alimentaires déclarées par les participantes, puis ont observé leur santé pendant près de vingt ans. Selon le compte rendu de l’étude présenté au congrès, les femmes dont l’alimentation se rapprochait le plus du régime de santé planétaire avaient un risque cardiovasculaire global inférieur de 28 %.

Cette baisse concernait aussi les accidents vasculaires cérébraux, l’insuffisance cardiaque et la maladie coronarienne. Le résultat est solide sur le plan statistique, mais il ne désigne pas encore un régime unique à suivre à la lettre.

Quels aliments composent le régime de santé planétaire ?

Ce modèle donne une large place aux fruits, aux légumes, aux céréales complètes, aux légumineuses et aux noix. Les haricots, les lentilles ou les pois chiches y prennent la place que la viande occupe souvent au centre du repas.

Le poisson, la volaille, les produits laitiers, les œufs et les graisses insaturées restent possibles, mais en quantités plus modestes. À l’inverse, la viande rouge, la charcuterie, les produits céréaliers raffinés, le sel et les sucres ajoutés sont limités.

Un air de famille avec le régime méditerranéen

Le régime de santé planétaire rappelle le régime méditerranéen par son intérêt pour les végétaux, l’huile d’olive, les noix et le poisson. Les deux approches privilégient des aliments peu transformés et des graisses de meilleure qualité.

Elles ne sont pas identiques. Le modèle planétaire encadre plus strictement la viande rouge et ajoute un objectif écologique : réduire l’impact alimentaire sur les ressources et le climat.

Pourquoi une alimentation végétale peut aider le cœur

L’étude n’a pas cherché les mécanismes biologiques précis. Ses résultats s’accordent toutefois avec ce que l’on sait déjà des aliments riches en fibres et pauvres en graisses saturées.

Les fibres des légumineuses, des fruits et des céréales complètes peuvent aider à améliorer le taux de cholestérol. Les végétaux apportent aussi du potassium et d’autres composés liés à une meilleure régulation de la tension artérielle.

Les huiles végétales, les noix et le poisson fournissent des graisses insaturées. Réduire le sel, les aliments ultra-transformés et les graisses saturées peut aussi aller dans le sens d’une moindre inflammation et d’un risque cardiovasculaire réduit.

Des travaux plus larges sur cet indice alimentaire ont aussi étudié son lien avec la mortalité et les maladies cardiovasculaires dans la population américaine, comme le montre cette analyse publiée dans PubMed Central.

Une adhésion imparfaite peut déjà compter

Les participantes n’avaient pas besoin de suivre le régime de santé planétaire sans aucun écart. Une adhésion modérée était déjà associée à un risque plus faible que celui observé chez les femmes les plus éloignées de ce modèle.

Les analyses ont pris en compte l’activité physique, l’indice de masse corporelle et l’apport calorique total. Ces ajustements réduisent certains biais, mais ils ne peuvent pas tout corriger.

Un questionnaire alimentaire décrit des habitudes déclarées. Il ne permet pas de mesurer avec une précision absolue chaque repas consommé pendant vingt ans.

Des résultats prometteurs, mais encore préliminaires

Cette étude observationnelle a été communiquée lors d’un congrès scientifique. Au moment de sa présentation, elle n’avait pas encore été publiée dans une revue avec évaluation par les pairs.

Les questionnaires reposaient sur les souvenirs et les déclarations des participantes. Une personne peut sous-estimer certains aliments ou oublier la composition réelle de ses repas. D’autres différences de mode de vie peuvent aussi influencer la santé du cœur.

Le régime de santé planétaire n’a pas été comparé directement, dans cet essai, au régime méditerranéen ou au régime DASH. Il ne prouve pas non plus qu’une alimentation seule puisse prévenir toute maladie cardiaque.

Le régime de santé planétaire n’est pas un traitement

L’alimentation fait partie de la prévention, avec l’activité physique, le sommeil, l’arrêt du tabac et le contrôle de la tension artérielle. Le suivi du cholestérol garde aussi toute sa place après la ménopause.

En cas de diabète, de maladie rénale, de traitement anticoagulant ou de besoins nutritionnels particuliers, mieux vaut demander conseil à un médecin ou à un diététicien. Un changement important d’alimentation mérite d’être adapté à chaque situation.

Adapter son alimentation après la ménopause, sans viser la perfection

Les changements les plus durables sont souvent les plus simples. Un bol de flocons d’avoine peut remplacer des céréales très sucrées au petit-déjeuner. À table, l’huile d’olive ou de colza peut prendre la place du beurre dans certaines préparations.

Ajouter des lentilles dans une soupe, des pois chiches dans une salade ou prévoir un repas sans viande chaque semaine suffit déjà à déplacer l’équilibre du menu. Il ne s’agit pas de bannir tous les aliments animaux, mais de laisser plus de place aux végétaux.

La régularité compte davantage qu’une semaine parfaite. Le plaisir, les habitudes familiales et le budget doivent aussi entrer dans l’équation.

Des repères simples pour les repas quotidiens

Un repas équilibré peut s’organiser autour de légumes, d’une céréale complète et d’une source de protéines végétales. Le poisson, les œufs ou une petite portion de volaille peuvent compléter l’assiette selon les préférences.

Lire les étiquettes aide à repérer les excès de sel, de sucres ajoutés et de graisses saturées. Aucun aliment isolé ne protège le cœur. C’est la qualité générale de l’alimentation, répétée au fil des années, qui pèse le plus.

À retenir

Chez les femmes ménopausées, une alimentation majoritairement végétale proche du régime de santé planétaire est associée à un risque de maladies cardiaques plus faible. Les données restent préliminaires et ne prouvent pas qu’il soit supérieur à tous les autres modèles alimentaires.

De petits changements durables peuvent améliorer la qualité des repas et soutenir la prévention. Ils complètent le suivi médical, sans jamais le remplacer.

Vous avez aimé cet article ?


Cet article a été élaboré avec le soutien d'un outil d'intelligence artificielle. Il a ensuite fait l'objet d'une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux. PRESSE SANTÉ s'efforce de transmettre la connaissance santé dans un langage accessible à tous. En AUCUN CAS, les informations données ne peuvent remplacer l'avis d'un professionnel de santé.