Vitamine K : K comme « Koagulation »

La vitamine K, nécessaire à la coagulation

La vitamine K est connue pour le rôle qu’elle joue dans la coagulation. Elle est produite par l’organisme, mais peut également faire l’objet d’un apport alimentaire. L’article sert de guide pour ceux qui souhaitent connaître les différentes actions de ce micronutriment dans l’organisme. Il est aussi bon de savoir comment se présente une carence en vitamine K et quels sont les apports nutritionnels conseillés.

Qu’est-ce que la vitamine K ?

Il s’agit d’une vitamine liposoluble. C’est un terme allemand, « Koagulation » qui a été à l’origine de son appellation, qui fait en outre référence à son rôle dans la coagulation sanguine. On la retrouve généralement sous les deux formes suivantes : la phylloquinone ou vitamine K1 et la ménaquinone ou vitamine K2. La première forme se retrouve dans les végétaux, principalement les légumes verts et la seconde provient des aliments d’origine animale, mais elle est également produite par les bactéries qui évoluent au niveau du côlon ou apparaissent lors du processus de fermentation de certains aliments tels que le fromage.

L’action de la vitamine K dans l’organisme

La vitamine K1 est celle qui joue un rôle dans la coagulation. Cette dernière permet l’activation de plusieurs facteurs responsables de cette coagulation. Le but est d’éviter un phénomène hémorragique. La vitamine K2 participera, quant à elle, plutôt dans la calcification de tous les tissus mous. Par ailleurs, une découverte des chercheurs, tout aussi récente, confirme que la vitamine aiderait la protéine ostéocalcine, responsable de la calcification osseuse. Enfin, cette dernière participerait également à la croissance des os des jeunes enfants et des adolescents, mais serait aussi impliquée dans la prévention de l’ostéoporose chez les sujets plus âgés. En général, la vitamine K est donc essentielle à la santé des os.

Quels sont les aliments qui permettent un apport nutritionnel en cette vitamine ?

Les aliments qui contiennent le plus de vitamine K1 sont principalement les légumes à feuilles. On en retrouve dans les épinards (387 µg/100 g), les salades (100 à 298 µg/100 g) ainsi que les choux (110 à 140 µg/100 g). Elle est également présente dans les huiles de soja (362 µg/100 g) et de colza (70 µg/100 g) en contiennent également. Les autres catégories d’huiles ou encore de légumes et de fruits en contiennent, mais à faible dose.

En ce qui concerne la vitamine K2, les foies (62  µg/100g) ou encore les produits laitiers fermentés (48 µg/100 g) représentent de bonnes sources. Par ailleurs, il faut savoir que les algues sont également très riches en vitamine K. Enfin, les micro-organismes dans le côlon humain sont capables de la fournir, mais son assimilation demeure faible.

Dans la réalité, les besoins journaliers sont certainement plus importants que les chiffres officiels avancés. En effet, les nouvelles fonctions de la vitamine remettent en question les acquis.

Les symptômes d’une carence

La carence se manifeste surtout chez les nouveau-nés. Pour cela, il est conseillé de leur procurer un apport. Chez un adulte, le cas est rare, mais peut survenir dans les maladies aiguës du foie ou encore des voies biliaires. Par ailleurs, la carence pourrait engendrer un problème de coagulation sanguine. Un traitement médicamenteux est indispensable.