Un seul verre d’alcool par jour fait vieillir prématurément votre cerveau

une nouvelle étude suggère qu'il ne faut peut-être pas beaucoup d'alcool pour déclencher des changements négatifs dans le cerveau.

Alors que la consommation excessive d’alcool est depuis longtemps liée au déclin cognitif, une nouvelle étude suggère qu’il ne faut peut-être pas beaucoup d’alcool pour déclencher des changements négatifs dans le cerveau.

Vous avez besoin d’une autre raison pour passer aux jus de fruit à l’heure de l’apéritif ? Une nouvelle étude suggère que même une consommation légère ou modérée d’alcool, quelques bières ou verres de vin par semaine, pourrait présenter des risques pour votre cerveau.

L’étude a porté sur près de 37 000 adultes d’âge moyen en bonne santé du Royaume-Uni qui ont fourni des informations génétiques et médicales détaillées et ont subi des examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) de leur cerveau. Les scientifiques ont examiné la relation entre les habitudes de consommation d’alcool des participants et la taille et la structure de leur cerveau.

Les chercheurs se sont particulièrement intéressés à l’impact de la consommation d’alcool sur la matière grise, la couche externe du tissu cérébral responsable du contrôle des émotions, des mouvements et de la mémoire, et sur la matière blanche, la couche plus profonde du tissu cérébral qui transmet les messages essentiels pour marcher, parler, voir, sentir et entendre.

Conclusion: Même une consommation légère d’alcool, environ une demi-pinte (25cl) de bière par jour, était associée à une réduction globale du volume du cerveau, selon les résultats de l’étude, publiés le 4 mars dans Nature Communications.

Une pinte de bière par jour: un cerveau plus vieux de 2 ans

Pour illustrer le lien entre la consommation d’alcool et les modifications du cerveau, les chercheurs ont calculé l’impact que des quantités variables d’alcool pourraient avoir sur le cerveau d’adultes de 50 ans. D’après l’ampleur des réductions du volume cérébral, le passage d’une abstinence totale à la consommation d’une unité d’alcool par jour, soit environ une demi-pinte de bière, fait vieillir le cerveau d’environ six mois à l’âge de 50 ans, selon l’analyse. Lorsque la consommation moyenne d’alcool est passée d’une à deux unités par jour, soit environ une pinte de bière, la réduction du volume cérébral a représenté deux années supplémentaires de vieillissement. Et passer de deux à trois unités d’alcool équivalait à un vieillissement du cerveau de 3,5 ans.

Deux pintes de bière par jour: Un cerveau plus vieux de 10 ans

Et par rapport à ceux qui ne buvaient pas du tout, les quinquagénaires qui consommaient en moyenne quatre unités d’alcool par jour, environ deux pintes de bière ou deux verres de vin, avaient un cerveau plus vieux de plus de dix ans, d’après les changements de structure et de taille des tissus observés par IRM.

Cette analyse a tenu compte d’une grande variété de facteurs susceptibles d’influencer la relation entre la consommation d’alcool et le cerveau, notamment l’âge, le sexe, la taille, le tabagisme, le statut socio-économique et la génétique. Les scientifiques ont également tenu compte de la taille globale de la tête, qui peut influencer le volume du cerveau.

L’une des limites de l’étude est que les résultats obtenus auprès de personnes d’âge moyen au Royaume-Uni pourraient ne pas être représentatifs de ce qui se passerait dans d’autres populations. Un autre inconvénient est que l’étude n’a évalué la consommation d’alcool qu’à un seul moment et n’a pas pris en compte les antécédents de troubles liés à la consommation d’alcool.

Malgré tout, les résultats soulignent ce qui a été constaté dans des recherches antérieures, à savoir que la consommation d’alcool peut avoir un impact négatif sur la santé du cerveau au fil du temps.

Source

Associations between alcohol consumption and gray and white matter volumes in the UK Biobank

 

* Presse Santé s' efforce de transmettre la connaissance santé dans un langage accessible à tous. En AUCUN CAS, les informations données ne peuvent remplacer l' avis d'un proffesionel de santé.

Vous aimez nos contenus ?

Recevez chaque jour nos dernières publications gratuitement et directement dans votre boite mail

RECEVOIR LA NEWSLETTER
- Presse Santé -