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THC et CBD : quelle différence y a-t-il entre ces molécules ?

Reconnu pour ces effets anxiolytiques et antiépileptiques, le cannabidiol (CBD) peut être acheté et consommé en France et au sein de l’Union européenne. En revanche, aucune loi n’autorise la vente et la consommation de THC (tétrahydrocannabinol). Alors, qu’est-ce qui différencie ces deux molécules ?

Le CBD : ses bienfaits reconnus

Contrairement au THC, les bienfaits thérapeutiques du CBD sont reconnus par l’Organisation mondiale de la santé. Selon cette entité, la molécule présente un bon profil de sécurité.

Le cannabidiol se décline d’ailleurs sous différentes formes : gélules, huiles, crèmes ou encore atomiseurs oraux. Dans l’optique de vous procurer l’un de ces articles, n’hésitez pas à vous renseigner sur ce que propose Nativus, une boutique en ligne spécialisée dans les produits naturels à base de CBD. Ses offres incluent bien évidemment les produits branchés à base de CBD : huiles de CBD infusées, fleurs de CBD bio, infusions au chanvre, plantes adaptogènes. Vous y trouverez même des cosmétiques bio composés d’huile de graines de chanvre : baume pour le corps, crème pour les mains…

Preuves cliniques à l’appui, le CBD est surtout reconnu pour ses effets anxiolytiques et antiépileptiques. Cette molécule aurait des effets anti-inflammatoires, antipsychotiques, immunomodulateurs et neuroprotecteurs. Le cannabidiol est notamment prescrit dans le cadre d’un sevrage de consommation de substances addictives.

Le CBD est aussi prescrit pour traiter l’anxiété, la dépression, l’épilepsie, ainsi que la sclérose en plaques. Il aurait même des effets positifs en cas de troubles psychotiques, comme la schizophrénie. Certaines études laissent à penser qu’une teneur élevée en cannabidiol inhiberait la prolifération de cellules cancéreuses. Un traitement à base de CBD peut également viser à réduire les risques de nécrose des artères à la suite d’un infarctus.

Consommation de CBD : que dit la loi ?

Vous l’aurez compris, la vente et la consommation de CBD sont légales en France. Techniquement, le CBD est une molécule extraite du chanvre, une plante très utilisée dans le secteur industriel. Ainsi, la loi autorise la culture et l’utilisation des variétés de chanvre dépourvues de THC.

Selon l’arrêté du 22 août 1990, portant application de l’article R.5132-86 du Code de la santé publique, le CBD proposé à la consommation doit provenir du Sativa L, une variété de cannabis autorisée par la loi. En effet, la teneur en THC contenue dans cette plante est nettement inférieure à 0,2%.

Le rapport officiel émis par l’Organisation mondiale de la santé en 2017 confirme le caractère inoffensif du CBD. De ce fait, cette molécule ne figure pas dans la liste des substances contrôlées. Elle n’engendre pas de dépendance et ne présente aucune nocivité pour la santé. En d’autres termes, une utilisation récréative du CBD ne présente aucun danger pour la santé publique.

Pour l’heure, le cannabidiol n’est pas reconnu comme étant un médicament. Il est surtout considéré comme un complément alimentaire qui améliore le bien-être des personnes souffrantes. Même si le cannabidiol est autorisé, veillez à respecter les dosages préalablement prescrits par un professionnel de santé. De même, une utilisation thérapeutique de cette substance devra se faire sous le contrôle d’un médecin.

Le THC : ce qu’il faut savoir sur son mode d’action

Le THC est une molécule extraite du cannabis. Il active les récepteurs aux cannabinoïdes : le CB1 et le CB2. Le récepteur dénommé CB1 est présent dans les cellules du cerveau. De ce fait, le THC agit sur le cortex, l’hippocampe (la mémoire), le thalamus (perceptions sensorielles) et le cervelet (fonctionnement moteur).

En outre, le récepteur CB2 se trouve dans les cellules immunitaires. Autrement dit, le THC est loin d’être une molécule anodine. Les effets d’une consommation de THC ne s’estompent pas rapidement et peuvent durer plus de 24 heures. Par ailleurs, cette molécule s’avère toxique et crée une dépendance.

Le THC : une substance illégale

Contrairement au CBD, la loi n’autorise pas la vente et la consommation de THC. Fumer du cannabis représente une infraction passible d’une amende. Il faut surtout retenir que le cannabis doté d’un taux élevé en THC s’avère néfaste, voire cancérigène, pour l’organisme. La consommation de ce type de substance favorise l’apparition de maladies respiratoires.

Il faut également craindre l’infarctus et la haute pression artérielle. À cela s’ajoutent les hallucinations, les idées paranoïdes, la psychose. L’agitation, l’irritation, l’agressivité, la dépression figurent aussi parmi les méfaits du THC.

Que penser de la synergie CBD/THC ?

D’après une étude clinique réalisée par Santé Cannabis, les effets du CBD seraient moindres dans la gestion des symptômes. Les améliorations constatées sont assez limitées, en comparaison avec les effets des traitements à base de CBD et de THC. La combinaison de ces deux molécules s’avèrerait bénéfique chez la plupart des patients.

Pour l’heure, des études plus approfondies s’avèrent indispensables pour valider les résultats de ces recherches. Quoi qu’il en soit, le débat reste ouvert sur la consommation de cannabis thérapeutique. Une enquête Ifop pour ECHO Citoyen et Terra Nova affirme que 82% des Français seraient favorables à une utilisation encadrée du cannabis, donc du THC.

__________________ image 2 (alt = CBD THC molécules cannabis) ________________

Faut-il s’attendre à une légalisation du THC ?

Il existe malgré tout deux médicaments à base de cannabis autorisés en France : le Sativex et le Marinol. Le premier est sollicité pour traiter la sclérose en plaques. De ce fait, il bénéficie d’une autorisation de mise sur le marché. Quant au Marinol, c’est un remède aux douleurs neurologiques. Attention, il ne peut être obtenu qu’à partir d’une autorisation temporaire d’utilisation nominative. Et bien évidemment, c’est un médicament qui n’est pas commercialisé dans les pharmacies classiques. Si nécessaire, il faudra vous en procurer auprès d’une pharmacie hospitalière.

Concernant l’usage thérapeutique du THC, une étude américaine a permis de confirmer que l’utilisation de la plante entière permettrait de soulager les douleurs, sans générer d’effets secondaires négatifs. Un article posté dans Scientific Reports en avril 2021 met en avant les études réalisées sur quatre terpènes : le géraniol, l’alpha-humulène, le bêta-pinène et le linalol. Les essais réalisés sur des souris sont assez concluants. Les terpènes à eux seuls réduiraient la sensibilité à la douleur. En revanche, plusieurs effets secondaires ont aussi été reportés : baisse de la température corporelle, catalepsie, réduction des mouvements, sensation de « planer ».

Force est de constater que les effets psychoactifs du cannabis et en l’occurrence du THC sont toujours aussi forts.

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