Syndrome de l’intestin irritable : l’aluminium pointé du doigt

C’est une nouvelle piste qui se dessine pour le syndrome de l’intestin irritable, qui pourrait trouver sa genèse en partie dans une exposition trop élevée à l’aluminium.

L’origine du syndrome de l’intestin irritable reste largement méconnue et, jusqu’à présent, les recherches portent essentiellement sur les facteurs qui pourraient altérer l’équilibre du microbiote intestinal. L’aluminium est désormais ajouté à la liste de ces nombreux facteurs.

L’aluminium s’accumule dans les intestins et perturbe tout

38% de l’aluminium ingéré s’accumule au niveau de la muqueuse intestinale, ce qui, selon les chercheurs, semble délétère pour l’homéostasie de l’intestin. L’aluminium ingéré affecte ainsi la régulation de la perméabilité, de la microflore et de la fonction immunitaire de l’intestin, et de nombreux arguments concordent pour considérer l’aluminium comme un facteur de risque environnemental pour les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, écrivent les chercheurs dans Morphologie.

L’aluminium absorbé via l’alimentation

Le régime alimentaire constitue la principale source d’exposition à l’aluminium:

– par sa présence naturelle: c’est le métal le plus abondant de l’écorce terrestre,

– mais aussi par l’utilisation d’additifs alimentaires contenant cet élément.

L’absorption alimentaire s’effectue principalement par les produits dérivés (pain, gâteaux, biscuits et pâtisseries), les légumes (champignons, épinards, radis et laitue), les boissons (thé et cacao), l’eau potable ne constituant qu’une source mineure.

Les voies d’exposition comprennent encore les ustensiles de cuisine en aluminium (y compris les feuilles de papier en aluminium), certains médicaments et les poussières atmosphériques.

Source

Vignal C. et al.Gut: An underestimated target organ for Aluminum, Morphologie, doi.org/10.1016/j.morpho

Marie Desange est journaliste santé, passionnée tant par les dernières recherches en scientifiques en nutrition, neurosciences et bien être que par les nouvelles approches de santé qui ne sont pas encore passées par le filtre des études scientifiques, mais qui marchent. Ostéopathie, chiropractie, acupuncture, neuro-feedback, méditation, aromathérapie, homéopathie, médecine chinoise ou Indienne (Ayurveda), shiastu, soins énergétiques, techniques corporelles ou thérapies psychologiques, toutes ces disciplines méritent d’être mises en avant pour que les lecteurs puissent être bien informés et faire leur choix sur ce qui peut les aider. De plus, la pratique journalistique lui permet de rencontrer toujours plus d’acteurs de ces nouvelles approches et de sélectionner ceux qui ont une particularité et une réelle maîtrise de ce qu’ils proposent. Les soins complémentaires et les nouvelles approches de santé doivent être rigoureux et sans danger pour les personnes qui se tournent vers elles. Avec le temps et l’expérience, Marie sait sélectionner ce qui peut apporter, selon les cas, de vrais bénéfices pour le mieux être des personnes qui le recherchent. ` Journaliste pour le journal on-line pressesante.com, Marie a encore plein de supers sujets sous le coude à vous proposer, que vous ne lirez pas ailleurs.