Sucre: diabétique demain, aveugle après demain!

photo de sucre et le mot diabète
Le diabète de type 2 représente un problème d’importance avec plus de 200 millions de personnes affectées dans le monde.

Le diabète de type 2 représente un problème d’importance avec plus de 200 millions de personnes affectées  dans le monde. En plus de son impact catastrophique sur les maladies cardiovasculaires, le diabète augmente dramatiquement le risque de graves maladies de l’œil qui peuvent mener à la cécité.

Notre corps (en particulier notre cerveau) a constamment besoin de glucose (sucre) pour fonctionner adéquatement. Cependant, ce sucre doit être manipulé avec beaucoup de précautions et nous possédons un système de contrôle très sophistiqué pour maintenir sa concentration à des niveaux tout juste suffisants pour subvenir aux besoins de l’organisme. Ces niveaux sont beaucoup plus faibles qu’on le pense : en moyenne, le sang d’un individu en bonne santé contient au maximum 4 g à 5 g de glucose, soit à peine l’équivalent d’une cuillerée à thé ! Chez les personnes atteintes du diabète de type 2, cependant, la quantité de sucre sanguin est plus élevée que la normale. Cette situation est causée par le phénomène de « résistance à l’insuline », c’est-à- dire une condition dans laquelle les organes du corps perdent progressivement la capacité de capter le sucre en réponse au signal de l’insuline. Il y a alors une augmentation de la quantité de sucre dans le sang (hyperglycémie), qui, lors- qu’elle se produit sur des périodes pro- longées, cause de multiples dommages à l’organisme.

Trop de sucre mène à l’infarctus et aux AVC

Les vaisseaux sanguins sont en contact étroit avec le sucre sanguin et, pour cette raison, ces structures sont les premières à être affectées par l’hyperglycémie. Lorsqu’il est en excès, le sucre se fixe sur certaines protéines des vaisseaux pour former des produits terminaux de glycation. Ces produits sont très dangereux pour la fonction des vaisseaux sanguins, car ils provoquent la perte d’élasticité ainsi que l’épaississement des vaisseaux, augmentant du même coup le risque de formation de caillots. Ce phénomène est très néfaste : plusieurs études ont montré que l’hyperglycémie chronique augmente de trois à quatre fois le risque de maladies comme l’infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux.

Hémorragies intraoculaires et cécité

L’œil constitue un autre exemple d’un organe dont la fonction peut être dramatiquement altérée par les complications vasculaires associées au diabète. En effet,

pour fonctionner adéquatement, la rétine de l’œil doit pouvoir compter sur le sang apporté par de petits vaisseaux sanguins, appelés capillaires. Dans des conditions d’hyperglycémie, cependant, la structure de ces capillaires est modifiée, ce qui entraîne plusieurs problèmes, notamment la formation d’œdème (diffusion de liquide) au niveau de la rétine ainsi que le blocage des vaisseaux (ischémie rétinienne). Dans les deux cas, les conséquences peuvent être graves et mener à des hémorragies intraoculaires, un décollement de la rétine et, ultimement, à la cécité. Ce phénomène est beaucoup plus fréquent qu’on le pense : près des deux tiers des personnes diabétiques seront touchées par les rétinopathies et ces maladies représentent actuellement la principale cause de cécité en Amérique du Nord.

Des aveugles par millions

Ce lien étroit entre le diabète et les rétinopathies est d’autant plus inquiétant que le nombre de personnes atteintes de diabète a augmenté de façon spectaculaire au cours des dernières années. Cette hausse sera nécessairement associée à une augmentation des rétinopathies dans un proche avenir. D’ailleurs, une équipe de chercheurs du Center for disease control (CDC) américain amontré que dans les conditions actuelles, le nombre d’Américains âgés de 40 ans et plus atteints de rétinopathies diabétiques passera de 5,5 millions, tel qu’observé actuellement, à plus de 16 millions en 2050.

2 solutions simples pour éviter la catastrophe

Il s’agit d’une situation extrêmement préoccupante, car bon nombre de ces personnes seront touchées dans la force de l’âge, entraînant de multiples répercussions tant au niveau social et économique que psychologique. En dépit de l’impact néfaste du diabète de type 2 sur la santé, il est important de garder à l’esprit que cette maladie n’est pas inévitable, mais qu’elle peut, bien au contraire, être en grande partie prévenue à l’aide de simples modifications de nos habitudes.

– Maintenir un poids corporel normal : l’embonpoint et l’obésité sont les principaux facteurs de risque du diabète et maintenir un « poids santé » demeure la meilleure façon de prévenir cette maladie et ses complications. L’adoption d’une alimentation principalement composée de produits végétaux comme les fruits et légumes et les grains entiers représente une façon simple qui permet à nos mécanismes de contrôle de l’appétit de fonctionner de façon optimale et d’éviter ainsi la surcharge en énergie.

– L’exercice physique : un exercice physique régulier est indispensable à la prévention du diabète de type 2, car les muscles sont les principaux organes impliqués dans l’absorption du glucose en réponse à l’insuline. Une activité physique régulière permet donc d’assurer un niveau stable du taux de glucose sanguin tout en étant bénéfique à l’ensemble de l’organisme.

Source

Saaddine et coll. Projection of diabetic retinopathy and other majors eye diseases among people with diabetes mellitus. United States, 2005-2050. Arch. Ophtamol.  ; 126 : 1740-47.

 

Marie Desange est journaliste santé, passionnée tant par les dernières recherches en scientifiques en nutrition, neurosciences et bien être que par les nouvelles approches de santé qui ne sont pas encore passées par le filtre des études scientifiques, mais qui marchent. Ostéopathie, chiropractie, acupuncture, neuro-feedback, méditation, aromathérapie, homéopathie, médecine chinoise ou Indienne (Ayurveda), shiastu, soins énergétiques, techniques corporelles ou thérapies psychologiques, toutes ces disciplines méritent d’être mises en avant pour que les lecteurs puissent être bien informés et faire leur choix sur ce qui peut les aider. De plus, la pratique journalistique lui permet de rencontrer toujours plus d’acteurs de ces nouvelles approches et de sélectionner ceux qui ont une particularité et une réelle maîtrise de ce qu’ils proposent. Les soins complémentaires et les nouvelles approches de santé doivent être rigoureux et sans danger pour les personnes qui se tournent vers elles. Avec le temps et l’expérience, Marie sait sélectionner ce qui peut apporter, selon les cas, de vrais bénéfices pour le mieux être des personnes qui le recherchent. ` Journaliste pour le journal on-line pressesante.com, Marie a encore plein de supers sujets sous le coude à vous proposer, que vous ne lirez pas ailleurs.